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FlashPress - Infocatho

1 septembre 2018

 
 


S'UNIR A LA VIE INTERNATIONALE DE L'ÉGLISE en cours de rédaction
Vous pouvez rejoindre ici et directement les actualités ecclésiales des pays cités dans les informations de cette newsletter.

Ces informations restent plusieurs jours pour que vos n'ayez pas trop de "bousculades" pour les recopier.

Elles complètent celles de <www.vatican.va> et la rubrique <www.news.va>




QUELQUES REFLEXIONS A PARTIR DES SITUATIONS......


+LE PAPE DEMANDE QUE SOIT REVISITE NOTRE ECCLESIOLOGIE

Le Pape François en appelle au « peuple de Dieu ». Il lui demande de sortir du silence pour lui rapeler que dans l'Eglise un seul est prêtrele Christ.

D’abord pour rappeler haut et fort à tous les chrétiens qu’un seul est prêtre, et que ce prêtre-là ne peut manquer à l’Église quelles que soient les vicissitudes du temps..

L’institution sacerdotale n'est pas une couronne royale mais un humble service pour le temps présent, en charge de la présence sacramentelle du Christ pour le peuple des baptisés. Ce qui est tout autre chose que ce que laisse imaginer le monde des « princes de l’Église ». Voilà qui nous met dans le vif du sujet : d'où la nécessité impérieuse qui s’impose aujourd’hui de revisiter radicalement notre ecclésiologie.

DURE EST LA RENTREE DU DIOCESE DE LYON

Une pétition demande la démission du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et a dépassé les 100 000 signatures, le malaise est palpable au sein des paroisses comme des services diocésains. nombreux sont les catholiques à voler au secours du cardinal en des termes proches de la lettre de soutien adressée par d’anciens collaborateurs.

Aussitôt en ligne, aussitôt signée.cette pétition Mathurin, demandait la démission de l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin. « Certains ne supportent pas que l’on s’attaque à Mgr Barbarin. Le malaise est palpable au sein des paroisses comme des services diocésains, beaucoup en ont souffert », mais , pour autant, ils « ne signeront a jamais » une pétition jugée « excessive ».

« Beaucoup de prêtres du diocèse ont le moral plombé », reconnaît l’un des rares curés à accepter de témoigner, refusant que le cardinal porte le blâme. « Ce sont désormais les laïcs qui accueillent les personnes frappant à la porte de l’Église. Je ne me mets plus en première ligne », soupire le prêtre de cette paroisse « portée par une dynamique missionnaire », et plutôt « en expansion ».

« Certains quittent silencieusement l’Église » lassés de la gestion de cette affaire Preynat, voire franchement en colère. Autrement dit, ajoute ce pretre cité par le quotden "la Croix, « ceux-là même que l’Église de Lyon cherche à rejoindre, elle qui concentre ses efforts sur les paroisses et les jeunes, estimant qu’ils représentent l’Église de demain »,






AVEC L'ARCHEVEQUE DE WASHINGTON

Le Pape a rencontré l’archevêque de Washington et a conseillé au cardinal Donald Wuerl, archevêque, de se concerter avec les prêtres de son diocèse sur la marche à suivre pour répondre à la crise des abus sexuels, a affirmé le prélat américain le 4 septembre selon le Wall Street Journal.

Au cours d’un rassemblement annuel avec plus d’une centaine de prêtres, le 3 septembre, fête du Labor Day, l’archevêque de Washington a dû faire face à des demandes contradictoires, certains prêtres lui faisant comprendre qu’il était temps pour lui de démissionner, tandis que d’autres lui ont demandé de rester en place.

Ces dernières semaines, le cardinal Mc Carricka afait l’objet de pressions croissantes pour qu’il démissionne, à la suite de critiques selon lesquelles il aurait mal géré les allégations d’abus sexuels. A cette occasion, le cardinal Wuerl a révélé avoir rencontré le chef de l’Eglise catholique le 30 août à Rome.

Cette audience ne figurait pas sur le programme officiel du pontife communiqué par le Saint-Siège. Selon le cardinal américain, le pape François lui a recommandé de se concerter avec les prêtres de Washington, notamment en ce qui concerne son avenir personnel. Le cardinal, âgé de 77 ans, est en effet sous le feu de critiques et d’appels à la démission depuis les révélations concernant le cardinal Theodore McCarrick, son prédécesseur sur le siège archiépiscopal de la capitale américaine.

Le cardinal Theodore McCarrick, qui a démissionné du Collège cardinalice et à qui le pape a ordonné de se retirer dans une vie de prière et de pénitence, est en effet accusé d’avoir commis des abus sexuels sur un mineur, mais aussi des prêtres et des séminaristes – dont certains de son archidiocèse.

Le cardinal Wuerl a pour sa part affirmé être totalement ignorant de ces affaires, jusqu’à leur révélation en juin-juillet. Ancien évêque en Pennsylvanie Dans un « témoignage » paru le 25 août, dénoncé par le vaticaniste Andrea Tornielli comme faisant partie d’une vaste entreprise de déstabilisation lancée contre le pontife argentin par les milieux conservateurs et intégristes,

Sans preuves formelles, Mgr Carlo Maria Vigano a pour sa part soutenu que le cardinal Wuerl était « bien au courant » des abus commis par son prédécesseur. L’ancien nonce aux Etats-Unis – entre 2011 et 2016 – affirme que Benoît XVI aurait pris des sanctions privées à son encontre, dont la réalité a été fortement mise en doute.

Dans un communiqué du 28 août, l’actuel archevêque de Washington « a catégoriquement démenti » avoir eu connaissance de ces faits. Outre le cas du cardinal McCarrick, le cardinal Wuerl est également sévèrement critiqué pour sa gestion des cas d’abus sexuels commis par des membres du clergé en Pennsylvanie, alors qu’il était évêque de Pittsburgh entre 1988 et 2006.

Selon un rapport de la justice de cet Etat publié le 14 août 2018, environ un millier de mineurs ont été abusés par quelque 300 prêtres de Pennsylvanie, sur une période de près de 70 ans.



POURDECLARATION DE PLUSIEURS EVEQUES FRANCAIS

Nous sommes témoins déclarent Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois, ancien évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, ancien vicaire général de Lyon, Pierre Durieux, ancien directeur de cabinet du cardinal Barbarin

Ils écrivent ainsi : , notre liberté et notre devoir est aussi de témoigner de quelques faits objectifs au sujet du cardinal Barbarin, auprès de qui nous avons travaillé respectivement six, sept et dix ans.

Nous sommes témoins que le cardinal Barbarin a rencontré toutes les victimes qui acceptaient ses propositions de rendez-vous, qu’il désirait les écouter toutes et chacune personnellement, et qu’il a entendu du fond du cœur l’immensité de leur souffrance.

Nous sommes témoins qu’il a tenu à faire intervenir des victimes dans une formation auprès des prêtres de son diocèse .

Nous sommes témoins qu’il a fait adopter des mesures en matière de lutte contre la pédophilie, plus nettes et plus claires que celles adoptées au plan national et au plan international, en particulier par cette disposition : « Tout prêtre ayant commis des faits d’agression sexuelle sur mineur, quelles que soient la date des faits et la date de découverte de ces faits, se verra écarté définitivement de tout ministère »

Nous sommes témoins qu’il a insisté auprès des victimes pour qu’elles portent en justice les faits qui les concernent ainsi que l’a écrit le procureur de la République dans son classement sans suite d’août 2016, et comme le prouvent plusieurs correspondances.

Nous sommes témoins qu’il a agi sans détour dans deux affaires de mœurs qui touchaient des prêtres de son diocèse. Nous sommes témoins qu’il s’est aussi trouvé face à des cas de conscience pour des faits plus anciens déjà gérés, même mal, par ses prédécesseurs.

Nous sommes témoins que la formule « Grâce à Dieu, les faits sont prescrits » n’était rien d’autre qu’une maladresse pour dire qu’aucun des faits reprochés au père Preynat ne s’était reproduit depuis 1991, c’est-à-dire plus de dix ans avant son arrivée à Lyon.

Tout évêque, solidaire de son peuple pour qui il a donné sa vie, se sait appelé à assumer sa mission jusqu’au bout. Qu’il demeure archevêque de Lyon ou non est d’ailleurs une question qui le regarde.


L'UNIONILS EN APPELLENT A UN SYNODE EXTRAORDINAIRE

Plusieurs évêques ont récemment exhorté le Pape François à convoquer un synode extraordinaire sur le thème des abus sexuels. Pour certains observateurs, d’autres moyens seraient plus adéquats pour traiter la crise actuelle.

Mgr Philipp Egan, évêque de Portsmouth (Royaume-Uni), a écrit au pape le 22 août pour lui demander de convoquer un synode extraordinaire sur “la vie et le ministère du clergé”, rapporte le 2 septembre le site catholique américain Crux.

Il suggère que la rencontre couvre des sujet tels que “l’identité du prêtre et de l’évêque”, le “mode de vie et les soutiens au célibat”, ou encore “d’éventuelles règles de vie pour les prêtres et les évêques”. Protection des enfants et formation des prêtres

Une semaine plus tard, Mgr Edward Burns, évêque de Dallas (Etats-Unis), a transmis au Pape une lettre allant dans le même sens. La missive proposait de centrer les discussions sur la protection des enfants et des personnes vulnérables, ainsi que sur la formation des prêtres et des religieux.

Egalement fin août, l’archevêque de Philadelphie (Etats-Unis), Mgr Charles Chaput, annonçait avoir demandé au pape François l’annulation du synode des évêques sur la jeunesse et de “commencer à la place l’organisation d’un synode sur la vie des évêques”.

Les difficultés d’un synode Si le pontife n’a pas encore répondu à ces demandes, des observateurs de l’Eglise ont émis des doutes quant à la pertinence d’une telle option. “Dans un sens, un synode extraordinaire apparaît comme une formule taillée sur mesure pour la crise actuelle, car un tel scandale doit être traité avec une urgence absolue”, confie à Crux Michael Dunnigan, professeur de droit canon au séminaire Saint Meinrad, dans l’Indiana (Etats-Unis). “Mais d’un autre côté, observe-t-il, il se pourrait qu’une formule ou structure différente soit plus efficace.

Dans un synode, les évêques ne font que conseiller le Pape”. Un autre point défaillant est que le synode est principalement une rencontre d’évêques. Les laïcs n’y participent qu’en observateurs. “Mais rien n’empêche les laïcs d’organiser une rencontre internationale à grande échelle sur le sujet des abus sexuels“, avec l'asseniment du Pape. (source : cath.ch)








KENYA - VERS UN PROCESSUS DE RECONCILIATION

AVEC L'ARCHEVEQUE DE WASHINGTON

Le Pape a rencontré l’archevêque de Washington et a conseillé au cardinal Donald Wuerl, archevêque, de se concerter avec les prêtres de son diocèse sur la marche à suivre pour répondre à la crise des abus sexuels, a affirmé le prélat américain le 4 septembre selon le Wall Street Journal.

Au cours d’un rassemblement annuel avec plus d’une centaine de prêtres, le 3 septembre, fête du Labor Day, l’archevêque de Washington a dû faire face à des demandes contradictoires, certains prêtres lui faisant comprendre qu’il était temps pour lui de démissionner, tandis que d’autres lui ont demandé de rester en place.

Ces dernières semaines, le cardinal Mc Carricka afait l’objet de pressions croissantes pour qu’il démissionne, à la suite de critiques selon lesquelles il aurait mal géré les allégations d’abus sexuels. A cette occasion, le cardinal Wuerl a révélé avoir rencontré le chef de l’Eglise catholique le 30 août à Rome.

Cette audience ne figurait pas sur le programme officiel du pontife communiqué par le Saint-Siège. Selon le cardinal américain, le pape François lui a recommandé de se concerter avec les prêtres de Washington, notamment en ce qui concerne son avenir personnel. Le cardinal, âgé de 77 ans, est en effet sous le feu de critiques et d’appels à la démission depuis les révélations concernant le cardinal Theodore McCarrick, son prédécesseur sur le siège archiépiscopal de la capitale américaine.

Le cardinal Theodore McCarrick, qui a démissionné du Collège cardinalice et à qui le pape a ordonné de se retirer dans une vie de prière et de pénitence, est en effet accusé d’avoir commis des abus sexuels sur un mineur, mais aussi des prêtres et des séminaristes – dont certains de son archidiocèse.

Le cardinal Wuerl a pour sa part affirmé être totalement ignorant de ces affaires, jusqu’à leur révélation en juin-juillet. Ancien évêque en Pennsylvanie Dans un « témoignage » paru le 25 août, dénoncé par le vaticaniste Andrea Tornielli comme faisant partie d’une vaste entreprise de déstabilisation lancée contre le pontife argentin par les milieux conservateurs et intégristes,

Sans preuves formelles, Mgr Carlo Maria Vigano a pour sa part soutenu que le cardinal Wuerl était « bien au courant » des abus commis par son prédécesseur. L’ancien nonce aux Etats-Unis – entre 2011 et 2016 – affirme que Benoît XVI aurait pris des sanctions privées à son encontre, dont la réalité a été fortement mise en doute.

Dans un communiqué du 28 août, l’actuel archevêque de Washington « a catégoriquement démenti » avoir eu connaissance de ces faits. Outre le cas du cardinal McCarrick, le cardinal Wuerl est également sévèrement critiqué pour sa gestion des cas d’abus sexuels commis par des membres du clergé en Pennsylvanie, alors qu’il était évêque de Pittsburgh entre 1988 et 2006.

Selon un rapport de la justice de cet Etat publié le 14 août 2018, environ un millier de mineurs ont été abusés par quelque 300 prêtres de Pennsylvanie, sur une période de près de 70 ans.

Au terme de leur assemblée plénière extraordinaire à Nairobi, les évêques du Kenya ont diffusé une note intitulée «Cherchez la paix avec tous» (citation du Livre des Hébreux), dans laquelle ils invitent les Kenyans à soutenir le nouveau climat de dialogue entre le gouvernement et l’opposition et à combattre la corruption.

«Nous remercions les Kenyans pour leurs prières et leur soutien aux institutions, qui ont permis de désamorcer les tensions post-électorales au début de l’année», se réjouissent les évês.

Un nouveau climat s’est instauré après la rencontre du 9 mars dernier entre le président Uhuru Kenyatta et le leader de l’opposition Raila Odinga. De cette rencontre a surgi un appel commun à l’unité nationale pour surmonter les divisions créées suite au scrutin du 26 octobre 2017 et à la victoire du président sortant Kenyatta.

Dans cette note signée par Mgr Philip Anyalo, président de la conférence épiscopale du Kenya et publiée au terme de leur assemblée plénière extraordinaire à Nairobi, les évêques kenyans expriment leur satisfaction aussi pour l’engagement du gouvernement contre la corruption, et ils exhortent le chef de l’État à ne pas baisser la garde sur ce front.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre cette guerre», soulignent-ils, déplorant en particulier la diffusion de la pratique des pots-de-vin parmi les parlementaires.

Les évêques dénoncent ensuite le népotisme endémique, une mauvaise habitude qui pénalise la méritocratie : «Un changement radical de la façon dont sont attribués les postes de travail est nécessaire. Les embauches doivent être transparentes, de façon à offrir des opportunités de travail à tous.»

Une conférence nationale pour le dialogue en septembre appellerat tous leurs concitoyens à contribuer à l’initiative “Building Bridges” (“Construire des ponts”), le processus de dialogue organisé conjointement par Kenyatta et Odinga pour reconstruire le pays.

Par ailleurs, ils invitent à participer à la Conférence nationale pour le dialogue organisée par tous les leaders religieux, en septembre à Bomas, un village touristique qui est aussi un lieu de congrès où fut révisée la Constitution entre 2003 et 2005.

Durant cette rencontre, qui se tiendra du 11 au 13 septembre, seront abordées différents questions, et notamment celles liées au conflit post-électoral. (Vatican News)


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PHILIPPINES - NAISSANCE D'UNE REGION MUSULMANE

La Chambre des Représentants des Philippines a ratifié le 24 juillet, la version finale du projet de loi instituant la nouvelle Région autonome de Bangsamoro, entité territoriale spécifique pour les communautés islamiques qui vivent dans l’île de Mindanao, dans le sud de l’archipel philippin.

Cette Région autonome. comprend six provinces - Basilan, Lanao del Sur, Maguindanao, Sulu et Tawi-Tawi – alors que des municipalités situées hors de ces provinces pourront s’y rattacher par le biais du référendum qui sera proposé à la population.

Dans le monde politique, au sein de la société civile, des communautés religieuses islamiques et même au sein de l’Eglise catholique s’enregistrent de vastes consensus et une forte appréciation pour cette initiative politique du gouvernement.

Parmi les responsables religieux, le Cardinal Orlando Quevedo, Archevêque de Cotabato, a salué l’approbation du texte comme un « pas important pour empêcher et bloquer la prolifération de l’extrémisme et du radicalisme islamique dans le sud du pays ».

« Cette nouvelle région autonome répond aux légitimes exigences de justice sociale et de liberté des communautés musulmanes. Il sera important maintenant de poursuivre avec conviction sur les chemins du dialogue, de la collaboration, des parcours de proximité spirituelle entre chrétiens et musulmans afin de construire une culture de paix et une coexistence harmonieuse entre toutes les communautés religieuses de Mindanao ».

Dans ce pays devenu catholique après l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle, la minorité musulmane trouvait difficilement sa place.

Avec environ 76 millions de fidèles, les Philippines abritaitent la troisième plus grande population catholique du monde, derrière le Brésil et le Mexique. Neuf habitants sur dix sont chrétiens – et huit sur dix sont catholiques) ce qui en faisaitt le seul pays majoritairement chrétien d’Asie du sud-est.

Les musulmans, eux, représentaient en efffet 4 % de la population vivant principalement sur l’île de Mindanao et sur l’archipel Sulu. C’est la minorité religieuse la plus importante du pays, devant les bouddhistes et les animistes.

Minoritaires, les multiples groupes ethniques musulmans présents dans l’archipel cherchaient dans la violence à trouver leur place dans un pays largement catholique. « Leur objectif était de conquérir sinon les Philippines, du moins l’île de Mindanao. » (Fides)



PAKISTAN - UNE LUEUR D'ESPOIR
ontinuent à subir des discriminations et des persécutions, certains observateurs décrivent pourtant une amélioration de la situation.es catholiques pakistanais, qui représentent environ 1,5% de la population.musulmans locaux. (mepasie)



ETHI

 

 



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LES PAROLES-CLES DU PROCHAIN SYNODE DES JEUNES .(recension des 17 pages publiées) Le document du synode pour les jeunes fait émerger sept paroles-clés et sept défis que son édition vaticane nous permet de consulter et de réfléchir..

1. Écoute : Les jeunes veulent être écoutés avec empathie, justement «là où ils se trouvent, en partageant leur existence quotidienne» ; ils désirent que leurs opinions soient prises en considération, en cherchant à se sentir comme une partie active de la vie de l’Église, sujets et non simples objets de l’évangélisation. Tous les jeunes veulent être écoutés, et non exclu. «L’écoute est la première forme de langage vrai et audacieux que les jeunes demandent à haute voix à l’Église», car là où sont offerts «écoute, accueil et témoignage dans un mode créatif et dynamique, naissent les syntonies et sympathies» fructueuses.

2. Accompagnement : spirituel, psychologique, de formation, familial, vocationnel… Dans chacune de ces formes, l’accompagnement est fondamental pour les jeunes. Il ne s’agit pas ici de quelque chose d’optionnel «par rapport au devoir d’éduquer et d’évangéliser les jeunes, mais c’est un devoir ecclésial et un droit de chaque jeune», et il sert à former les consciences et la liberté, à cultiver les rêves et à entreprendre «des pas concrets dans les sentiers de la vie».

Le rôle de la famille est donc central. Elle «continue à représenter un moment privilégié dans le processus de développement intégral de la personne». La figure paternelle, dont «l’absence ou l’évanescence» produit des «ambiguïtés et des vides», nécessite d’être au centre de la réflexion. Les écoles et les communautés chrétiennes ont le devoir de faire en sorte que les jeunes ne se sentent pas seuls, écartés, abandonnés dans leur parcours de croissance.

3. Conversion : Il y a différents sens donnés à ce mot dans le document synodal, qui évoque notamment le drame vécu par des jeunes chrétiens qui «représentent une minorité exposée à la violence et à la pression de la majorité qui réclame leur conversion», mais il y a aussi, dans un sens inverse, la demande d’une «conversion systémique» dans le domaine éducatif, afin que toutes les structures de formation et leurs membres investissent plus dans leur «formation intégrale», de façon à «ne pas transmettre seulement des contenus», mais à être aussi des «témoins de maturité humaine», de façon à «rendre les jeunes sujets et protagonistes de leur vie».

La «conversion écologique» est centrale aussi : les jeunes sont très sensibles à l’argument et leur apport est indispensable pour ouvrir un changement durable dans le style de vie de chacun. Il y a enfin l’appel à une «nécessaire et courageuse conversion culturelle de l’Église», afin qu’elle sache «reconnaître» et «encourager» la créativité «unique et nécessaire» de la vie consacrée, «un lieu spécifique et expression du génie féminin».

4. Discernement : Parmi les paroles les plus présentes dans le document, le discernement est compris comme le «style d’une Église en sortie», pour répondre aux exigences des jeunes : «je me trouve maintenant comme face à un mur, celui de donner un sens profond à ma vie. Je pense avoir besoin de discernement face à ce vide», écrit un jeune homme. Le discernement apporte une «dynamique spirituelle» pour «reconnaître et accueillir la volonté de Dieu dans le concret» des situations individuelles, et il doit être offert aux jeunes générations comme un «instrument de lutte» qui les rende «capables de reconnaître les temps de Dieu» pour «ne pas gaspiller» les inspirations des jeunes.

Il s’agit à la fois d’un don et d’un risque, car il n’est pas exempt d’un risque d’erreurs, mais il permet de sensibiliser aux prises de décisions qui engagent. Dans le domaine vocationnel particulièrement, il faut s’entourer de personnes compétentes et de «structures d’animation adéquates, efficientes et efficaces, attractives et lumineuses pour leur style relationnel et les dynamiques fraternelles qu’elles génèrent».

5. Les défis : Les discriminations religieuses, le racisme, la précarité professionnelle, la pauvreté, la toxicodépendance, l’alcoolisme, le harcèlement, l’exploitation sexuelle, la pédopornographie, la corruption, les difficultés d’accès aux études, la solitude… les défis que les jeunes doivent affronter aujourd’hui sont innombrables. Beaucoup sont générés par des phénomènes d’exclusion, par la «culture du déchet» et par un usage inapproprié des nouvelles technologies, qui peuvent s’avérer particulièrement dangereuses à travers notamment le phénomène du “dark web”.

Le document insiste aussi sur la question des jeunes migrants, souvent victimes de la traite, pour lesquels le document synodal demande «de mettre en œuvre des parcours de protection juridique de leur dignité et capacité d’action, et en même temps de promouvoir des chemins d’intégration dans la société dans laquelle ils arrivent». Toute la pastorale, notamment vis-à-vis des jeunes, doivent donc «éviter toute forme de ghettoïsation et promouvoir de réelles occasion de rencontres».

Heureusement, il existe aussi des défis positifs : la musique, avec sa valeur socialisante ; le sport, qui dans le domaine de la saine compétition, permet de découvrir le soin et la discipline du corps, le travail d’équipe, le respect des règles et l’esprit de sacrifice ; l’amitié entre camarades, un véritable «instrument d’émancipation du contexte familial, de consolidation de l’identité et de développement des compétences relationnelles» de chacun.

6. Vocation : Dans ce domaine, le document synodal met en lumière une difficulté objective. Souvent, les jeunes ont «une vision réductrice» du terme «vocation», ce qui crée «un fort préjugé» car la pastorale vocationnelle est vue comme «une activité vouée exclusivement au recrutement de prêtres et de religieux».

Il faut donc élargir les perspectives car chaque jeune a une vocation qu’il peut exprimer dans différents domaines, la famille, l’étude, la profession, la politique, en devenant le «cœur de l’intégration de toutes les dimensions de la personne» : ses talents naturels, les compétences acquises, les succès et les échecs que «chaque histoire personnelle contient», «la capacité d’entrer en relation et d’aimer», la prise de responsabilité «à l’intérieur d’un peuple et d’une société».

Sur la question spécifique des vocations sacerdotales, l’Église est appelée à réfléchir, parce «sa préoccupation face à la diminution du nombre de candidats est indéniable», est-il écrit dans ce document. «Cela rend nécessaire une réflexion renouvelée sur la vocation au ministère ordonné et sur une pastorale vocationnelle qui sache faire sentir l’appel de Jésus à devenir pasteurs de son troupeau.»

7. Sainteté
: Le document synodal se conclut avec une réflexion sur la sainteté, puisque «la jeunesse est un temps pour la sainteté» et elle est proposée comme un «horizon de sens accessible à tous les jeunes». «Tous les saints ont été jeunes» : le récit de leur vie doit donc permettre aux jeunes d’aujourd’hui de «cultiver l’espérance», comme l’écrit le Pape François dans la prière finale du document, afin que les jeunes «avec courage, prennent leur vie en main, regardent vers les choses les plus belles et les plus profondes et conservent toujours un cœur libre». (VaticanNews)
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