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09.04 - Colombie : Une trêve pour la Semaine Sainte.

L'archevêque de Bogota, Mgr Pedro Rubiano Senz, a demandé aux différents groupes armés de la guerilla d'observer une trêve durant la Semaine Sainte.

Il a lancé cet appel à la FARC, Forces armées révolutionnaires, à l'ELN, Armée de libération nationale, et à l'AUC, Unités d'autodéfense de Colombie. "Donnez au pays la sérénité, la tranquillité et le respect de la vie qui sont actuellement disparus. Ne le faîtes pas sulement pour la Semaine Sainte, mais toujours, parce que les colombiens ne peuvent continuer à s'entretuer. Ayez recours à l'intelligence, à la capacité et à la volonté des citoyens de Colombie pour voir comment reconstruire ce pays."

Cet appel a été lancé par le moyen de journaux et en même temps qu'auprès de la Commission pour la Paix où se retrouvent les représentants du gouvernement, de la FARC et d'autres négociateurs rebelles.

Dans le même temps et et pour la sixième fois, un "Chemin de croix pour la Vie, la Justice et la Paix" a parcouru, depuis le 27 mars, les régions de Boyaca, Casanare et Arauca, dans la région centrale et nord-est de la Colombie. Cette initiative est assurée par la Caritas de Colombie et le secrétariat de la pastorale sociale.

Une petite caravane automobile accompagne la croix et ses organisateurs animent ce Chemin de Croix. A chaque arrêt, sont organisées des manifestations religieuses, folkloriques empreintes de la culture locale. Le thème de cette année en était :"Le dialogue, unique chemin pour résoudre les problèmes sociaux." Il s'est terminé le dimanche 8 avril.

Les récentes attaques de villages et même d'églises confèrent à cette initiative un véritable caractère d'actualité. Le 31 mars, à Amalguer les guerilleros ont attaqué la population et détruit à la dynamique la petite église paroissiale et le tabernacle où se trouvait l'Eucharistie. Il y a deux jours 7 personnes ont été assassinées par les groupes de l'AUC dans le village de Granada et d'El Santuario, situés à 70 kilomètres de la capitale, Bogota.

L'archevêque de Popayan, Mgr Ivan Antonio Marin Lopez, a durement condamné cet événement et a invité les fidèles à une collecte pour les familles frappées par cette attaque. Il a demandé également qu'une temps d'adoration eucharistique soit mis en oeuvre pour réparer la profanation qui avait été commise.

Pour plus d'informations : Agence Fides et agence Misna

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