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05.07 - L'Eglise russe parle de rupture avec Constantinople.

Pour évoquer les conséquences de l'attitude du patriarcat oecuménique en Ukraine, le patriarcat de Moscou n'hésite pas à parler de "guerre" pratiquement déclarée entre Moscou et Constantinople.

Dans une entretien accordé au quotidien italien "Avvenire" en date du 3 juillet, le porte-parole de Moscou, le P. Nicolas Balashov, évoque même la rupture de 1054 qui n'est autre que la séparation de l'Eglise d'Orient et de l'Eglise d'Occident lorsque Rome excommunia le patriarche Michel Cérulaire le 16 juillet et lorsque celui-i, le 24 juillet, lui répondit par l'édit synodal jetant l'anathème contre Rome.

Le responsable des rapports avec les autres Eglises orthodoxes et secrétaire du département pour les relations extérieures du patriarcat met cependant en garde le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, s'il reconnaît les Eglises orthodoxes "schismatique" d'Ukraine.


Le P. Balashov affirme ainsi : "Il semble qu'une délégation du soi-disant patriarcat de Kiev emmenée par Philarète et une autre de l'Eglise autocéphale ukrainienne, se soient retrouvées près de Constantinople pour signer un accord, sous le patronage de Bartholomée Ier". Or, a-t-il poursuivi, "si Constantinople reconnaît les schismatiques de Kiev, les conséquences seront graves, non seulement pour l'Ukraine, mais aussi pour l'Eglise universelle."

..." Une telle décision pourrait conduire à une rupture des relations entre Moscou et Constantinople et à une grave crise au sein de l'orthodoxie mondiale". Pour le responsable des rapports avec les autres Eglises orthodoxes du patriarcat de Moscou, cette crise conduirait "à un schisme comparable à celui de 1054".

Pour ce qui est du dialogue entre l'Eglise catholique et le patriarcat de Moscou, il continuera, malgré le refroidissement de ses derniers jours, estime le P. Nikolai Balashov. "Le baiser de l'évêque de Rome avec un évêque schismatique comme Philarète, n'est pas la meilleure voie pour l'unité. Le pape a élargi le fossé qui nous divise". Cependant "le dialogue est trop important pour tous et malgré le refroidissement de ses derniers jours, il continuera".

Pour plus d'informations : Agence orthodoxe de presse

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