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2010-09-20 -
SANS DOUTE UN DE SES PLUS GRANDS DISCOURS
Dans le "Westminster Hall", devant tout le gotha de la culture et de la politique, tous les anciens premiers ministres vivants, des élus, des chefs d'entreprises, Benoît XVI a prononcé un discours majeur sur la question politique.
Plus précisément sur les relations entre la religion et la politique. Plus qu'à Paris aux Bernardins, toute l'intelligentsia était là.
Et pour cette intelligentsia britannique,
ce texte restera comme l'un des grands discours du pontificat. Certes le Pape revenait sur son thème favori, la réconciliation de la foi et de la raison. Mais il allait plus loin et chaque phrase mérite qu'on s'y arrête sans les à-priori faciles qui nous font dire qu'il se répète et ressasse les mêmes idées.
Il a expliqué que la religion tombe dans le fondamentaliste quand elle oublie la raison et que la raison se réduit à l'idéologie, quand elle veut faire l'impasse sur les fondements de la religion. Appliqué à la politique, ce raisonnement tend à mettre en garde les démocraties occidentales pour leur fragilité si elles méprisent l'apport des religions.
Cela peut paraître théorique mais cela vaut le détour et le...débat !, dit Jean-Marie Guénois.
On a beaucoup parlé en France, à la faveur des interventions épiscopales dans le débat sur les expulsions de Roms, du «retour des catholiques» dans le débat politique. La question serait plutôt de savoir s'ils ont, un jour, quitté ce débat ? Il serait plus correct de parler du retour «médiatique» des catholiques dans une polémique à dimension internationale.
Et il faut alors préciser que ces «catholiques» français étaient des évêques et non des laïcs. Car bon nombres de chrétiens, étiquetés ou non, n'ont pas attendus les polémiques pour s'engager à tous les niveaux de responsabilité sociale et politique.
Benoît XVI, par un tel discours comme delui du "Westmisnter Hall", donne une forte impulsion pour encourager les laïcs catholiques à se mouiller dans les eaux politiques. Et ce thème de l'engagement qui ne concerne pas seulement les laïcs de ce pays mais tout le monde occidental.
Les laïcs catholiques sont donc appelés à «introduire et promouvoir dans le débat public l'argument (...) d'une vision de foi». Pour le Pape, la société a besoin de «voix claires» pour exprimer notre «droit de vivre» dans un climat qui ne soit pas une «jungle de libertés autodestructrices et arbitraires». (source : VIS)
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