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2010-09-30 -
Togo
AVEC LA COMMISSION "VÉRITÉ, JUSTICE ET RÉCONCILIATION"
Selon le Président de la Commission "Vérité Justice et Réconciliation" (CVJR), Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, la Commission est entrée dans sa phase active, la principale pour la mission qui lui a été confiée.
Créée par décret en Conseil des Ministres le 25 février 2009, la CVJR, composée de onze membres, a été installés par le Président de la République, Faure Gnassingbé. Celui-ci a voulu donner un nouveau souffle à la Réconciliation nationale tant souhaitée par l’ensemble de ses compatriotes.
En effet, depuis les luttes pour l’indépendance jusqu’à l’élection présidentielle démocratique, le Togo vit une instabilité socio-politique sans précédent. Les causes, diverses et variées, trouvent leur origine dans les rivalités politiques et parfois ethniques. Malheureusement, l’on a déploré beaucoup trop de morts, au point que des familles entières sont dispersées rendant difficile leur reconstitution. D’où une réconciliation difficile entre parents d’une part et entre compatriotes d’autre part.
Ainsi, la composition multiple et diverse de la CVJR- confessions religieuses, organisations de défense des droits de l’homme, organisations des femmes, chefferie traditionnelle, ordre des médecins et universitaires- est un pas essentiel dans la recherche de la solution au profond problème togolais.
Sa mission est essentiellement de recueillir les plaintes, déterminer les causes des violences, leur étendue et les conséquences, et proposer des mesures susceptibles de favoriser le pardon et la réconciliation nationale.
a phase cruciale des dépositions a effectivement démarré dans les différentes antennes sur toute l’étendue du territoire national à Lomé Commune, à Aného et à Tsévié pour la Région Maritime, à Atakpamé et à Kpalimè pour la Région des Plateaux, à Sokodé pour la Région Centrale, à Kara pour la Région de la Kara, à Dapaong pour la Région des Savanes.
A partir de maintenant, et pendant quatre mois, les victimes, les témoins, les auteurs présumés, les ascendants, les descendants ou les collatéraux des victimes dans l’au-delà pourront faire des témoignages des cas de violations à caractère politique entre 1958 et 2005.
Pour la CVJR, la
réconciliation passe certainement par la vérité dans les dépositions. Au 22 septembre, il y avait déjà 2.174 dépositions.
Le chiffre a été révélé sur les ondes de Radio Maria Togo par Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, le président de la CVJR. " Tout calcul fait, si la moyenne est maintenue, dit-il, la CVJR devra tourner autour de 9.000 dépositions pour les quatre mois. A côté des victimes, il y a aussi les témoins qui peut-être n’ont pas subi les violations dont il s’agit, mais qui peuvent apporter des témoignages sur les faits qui se sont passés. Nous pensons que même les auteurs présumés peuvent de leur initiative approcher la Commission ou nos agents pour leur parler des faits dans lesquels ils ont été impliqués fait remarquer l’évêque d’Atakpamé. (source : Allafrica)
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