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2010-09-30 - Soudan
LE PROCESSUS DE PAIX DOIT SE POURSUIVRE
Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE), a appelé à la mise en oeuvre totale de l´Accord de paix global au Soudan, afin que le plus grand pays d´Afrique connaisse la stabilité.
Le pasteur Tveit a déclaré que les visites qu´il avait effectuées au Soudan avant la signature de l´Accord, en 2005, lui avaient permis de comprendre que le pays a désespérément besoin de ce pacte de paix, qui a mis fin à une guerre civile de plusieurs dizaines d´années.
"Pour moi, cet accord de paix est un don très précieux et une chance qu´il ne faut pas laisser passer", a affirmé le pasteur Tveit lors d´une interview donnée au début d´une visite de sept jours au Kenya et en Ethiopie.
Le 9 janvier 2011, des référendums doivent avoir lieu dans le sud du pays et dans la région d´Abyei, riche en pétrole située à la limite entre le nord et le sud. Ces scrutins pourraient aboutir à la scission du Sud, majoritairement chrétien et animiste, vis-à-vis du nord, essentiellement peuplé d´Arabes musulmans. La région d´Abyei se prononcera pour savoir si elle rejoindra le Sud ou le Nord.
L´Armée, le Mouvement populaire de libération du Soudan et le gouvernement de Khartoum avaient signé en 2005 l´Accord de paix global pour mettre fin à une guerre civile de 21 ans qui a coûté la vie à près de deux millions de personnes, principalement dans le Sud.
"Nous [les Eglises] devons prendre conscience que dans des accords comme celui-ci, tout n´est pas si simple et qu´il faut que le processus maintienne sa course ... A long terme, c´est cela qui compte.", dit le pasteur Tveit.
Le prédécesseur du pasteur Tveit à la tête du COE, le pasteur Samuel Kobia, qui a été désigné envoyé spécial oecuménique au Soudan, s´est déclaré profondément préoccupé par le fait que le résultat du processus référendaire, quel qu´il soit, risque d´être contesté.
Selon le pasteur Kobia, des mécanismes devraient être acceptés au préalable et mis en place rapidement afin de résoudre tout conflit pouvant découler du référendum.
"Le manque de confiance entre les parties pourrait conduire à des accusations de truquage du scrutin. Au Sud, le moindre doute sur la crédibilité du résultat du référendum pourrait augurer un retour à la guerre", a mis en garde le pasteur Kobia dans un communiqué publié le 27 septembre. (source : ENI)
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