-
9 février 2012- Indonésie
ENLEVÉS ET RETENUS DEPUIS PLUS DE DIX ANS
Plus de 1.000 enfants catholiques de Timor-Est « enlevés » à leur famille depuis dix ans lors de la guerre d'indépendance, sont retenus par la force en Indonésie, convertis à l'islam, instruits dans des collèges islamiques et nationalisés.
Aujourd'hui, la majeure partie d'entre eux se trouve dans des écoles et des structures d'accueil de la zone occidentale de Java aux mains d' « éducateurs » musulmans qui se refusent de les remettre à leurs familles.
Les
informations données par les sources de l'Eglise indonésienne, sont confirmées par un certain nombre d'opérateurs humanitaires catholiques qui ont tenté de les ramener, sans succès, dans leurs familles d'origine à Timor Est.
Parmi les 250.000 réfugiés qui, en 1999, à l'époque du conflit pour l'indépendance de Timor Est, franchirent la frontière en direction de Timor Ouest afin d'échapper aux violences perpétrées par les miliciens pro-indonésiens, se trouvaient plus de 4.000 enfants. Nombre d'entre eux furent remis à des membres de l'armée ou à des organisations humanitaires islamiques indonésiennes par des familles timoraises qui ne pouvaient pas pourvoir à leurs besoins.
Plus de 1.000 de ses enfants ne sont jamais retournés à Timor Est et demeurent prisonniers de collèges islamiques (les « pesantren ») dans l'ouest de Java. Certaines ONG et les représentants du Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés en Indonésie ont tenté d'organiser leur rapatriement mais en vain.
La
Commission épiscopale pour le Dialogue interreligieux a soulevé la question avec d'autres organismes de la société civile. Elle l'a posée au gouvernement indonésiens, aux Nations unies, aux organisations musulmanes, comme étant une question fondamentale qui touche les droits humains, la sauvegarde des droits des enfants et la liberté religieuse.
Le P.
Père Susetyo, secrétaire de cette commission fait remarquer : " Des cas comme celui-là démontrent que la politique religieuse a un sérieux impact sur la liberté des citoyens, surtout lorsqu'ils appartiennent aux minorités. Il est urgent de limiter l'instrumentalisation de la religion en politique. La zone ouest de Java en est un exemple : des groupes musulmans veulent imposer des règles inspirées à la charia » (la loi islamique). (source : Fides)
Retour aux dépêches
retour à la page d'accueil
|