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12 janvier 2013 - Malaisie
LE TERME "ALLAH" DEVANT LA CONSTITUTION
La Fédération chrétienne de Malaisie entend « exercer son droit constitutionnel sur l'usage du nom Allah » et les chrétiens n'observeront pas l'interdiction d'utiliser le terme "Allah", imposée hier par une ordonnance du sultan de l'Etat de Selangor.
Les Églises en Malaisie font front commun. Elles réaffirment leur « droit constitutionnel » d'appeler Dieu par le terme Allah, rappelant que le mot en question est présent dans les Bibles en langue malaise depuis plus de 400 ans.
La Fédération, constituée en 1985, est un organisme oecuménique qui rassemble les principales églises protestantes et orthodoxes et la Conférence des évêques catholiques.
Le communiqué note que « Allah est un mot arabe utilisé par toutes les communautés chrétiennes de langue Bahasa Malaysia » citant les chrétiens des groupes ethniques Orang Asli, Baba, les chrétiens qui vivent dans les provinces de Saba et Sarawak, ainsi que tous ceux qui vivent en Malaisie péninsulaire.
« Conformément à l'article 11 de la Constitution fédérale de la Malaisie, nous affirmons le droit de toute personne de professer et de pratiquer sa propre religion et, dans ce contexte, la liberté des Églises d'utiliser la Bible en langue Bahasa Malaysia, dans le cadre de toutes nos célébrations liturgiques et de nos rencontres de culte ».
Au cours de ces trois dernières années, les Églises et le gouvernement de Malaisie se sont affrontés, notamment dans le cadre d'une procédure judiciaire, sur la question de l'usage du terme Allah qui, selon certains, devait être exclusif de l'islam.
Les chrétiens, en réaffirmant leur droit légitime, ont remporté la cause devant le tribunal en 2009. Afin de renforcer leur position, les Églises se réfèrent à des documents historiques tels que le Dictionarium malaico-latino et latin-malaicum » édité en 1631 et réédité récemment.
Le texte, qui contient le mot Allah comme traduction de Dieu, représente la preuve historique que les missionnaires chrétiens tels que Saint François Xavier, ont joué un rôle fondamental dans l'échange de connaissance et de culture entre l'Europe et le sud-est asiatique. (source : Fides)
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