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du 10 au 12 janvier 2013 (semaine 02)
 

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12 janvier 2013 -
BENOÎT XVI ET LE GRAND RABBIN BERNHEIM


Benoît XVI puise sa pensée dans la grande tradition, celle des Pères de l'Église mais ce n'est pas par hasard qu'il vient de nous rappeler une orientation qui est aussi dans toutes ses interventions : la direction précieuse qui est celle de la Bible.

Pour lui, et on le remarque dans tous ses livres, en s’efforçant de gommer toute référence à l’Ecriture, l’Eglise s’enferme dans un discours sur une « loi naturelle », qui, hors de son contexte biblique, risque de réduire l’ensemble de la réflexion à ce présupposé: il existe une loi éternelle, soutenue par une nature intangible, qui de ce fait, interdit toute évolution

Elle se prive dès lors de la richesse des Ecritures, et des récits de la relation d’un peuple avec son Dieu, qui contient aussi ses contradictions, paradoxes, avec tout son poids d’humanité, bien loin d’une nature immuable.

Sur les questions qui sont celles de l'Occident, Benoît XVI, lors de son dernier discours à la Curie romaine, ne s’est pas embarrassé de ce genre de pudeur, en particulier face aux mises en cause du mariage entre un homme et une femme.

Il a explicitement fondé son raisonnement sur le récit biblique de la création. Et ce n’est pas un hasard s’il cite longuement le Grand rabbin Gilles Bernheim, et son remarquable document sur le mariage pour tous, qui, Bible à l’appui, inscrit la différence sexuelle comme la marque de notre finitude par rapport au Dieu unique.

Le succès rencontré par le texte du grand rabbin de France montre en tous les cas clairement que la Bible, à partir du moment où elle est bien commentée, ne fait pas fuir nos contemporains, bien au contraire ! Ce que souligne souvent le même Benoît XVI, qui fait des deux textes fondateurs que sont la Genèse, et le Décalogue la base commune à partir de laquelle les religions peuvent aujourd’hui parler à la société.

En citant longuement le Grand rabbin, il donne ainsi une direction précieuse : les religions, du moins celles qui se situent dans la tradition judéo-chrétienne, doivent aujourd’hui, face à toutes les questions anthropologiques immenses qui agitent notre société, reprendre, travailler et partager ce précieux patrimoine qu’est la Bible, et notamment l’Ancien Testament, et pour le pape, dans la plénitude que le Christ lui apporte : "Je suis venu rendre complète dans sa totalité, la Parole de Dieu..." (Mat. 5-17) (source : AP)


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