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12 janvier 2013 -
LA JOURNÉE MONDIALE DES MIGRANTS
"A l'égard des migrants, l'Eglise et les réalités qui s'en inspirent doivent éviter le risque d'apporter une simple assistance, pour favoriser l'intégration authentique, dans une société où tous puissent être des membre actifs et responsables."
Telle est la lecture que l'on doit faire du message du Pape Benoît XVI pour la 98ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié 2013, qui développe le thème choisi par le Conseil Pontifical pour la Pastorale des migrants et des personnes en déplacement : "Migrations : pèlerinage de foi et d'espérance".
Nous consacrons plusieurs dépêches pour illustrer
l'enjeu des problèmes dont le pape a fait tout le thème de son message à l'intention des fidèles de l'Église.
" Chacun est responsable du bien-être de l'autre, généreux pour garantir des apports originaux, avec un droit de citoyenneté à part entière et une participation aux mêmes droits et devoirs. ... Il faut réaffirmer, de fait, que la solidarité universelle qui est un fait, et un bénéfice pour nous, est aussi un devoir." (Benoît XVI)
L’Eglise catholique consacre cette journée pour rappeler son implication auprès des millions de déplacés dans le monde Ces déplacés ne sont pas tous dans de même conditions. Il y a les travailleurs migrants qui rejoignent le Golfe ou les États-Unis, ou l'Euope. Il y a les déplacés par les transferts de population comme au Soudan pour les populations chrétiennes ou au Sri-Lanka. Il y a les réfugiés devant les guerres de Somalie, du Congo et d'Afrique sub-saharienne.
A l'occasion de cette Journée Mondiale, Benoît XVI rappelle en une phrase tout l’enjeu de ce phénomène pour lequel l’ONU a créé dès 1950 un Commissariat spécial.
Dans son message pour cette journée, il écrit : « Les flux migratoires sont un phénomène impressionnant en raison du nombre de personnes qu’il concerne, des problématiques sociale, économique, politique, culturelle et religieuse qu’il soulève, à cause aussi du défi dramatique qu’il lance aux communautés nationales et à la communauté internationale, car tout migrant est une personne humaine qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectés par tous et en toute circonstance".
Pour le HCR (Haut Commissariat pour les réfugiés), il y a trois catégories d’êtres auxquels il a mandat de venir en aide : - les réfugiés qui sont environ 10,4 millions auxquels il faut ajouter 5 millions de palestiniens secourus par un Office spécial créé en 1949 – les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (14,7 millions) – et les demandeurs d’asile (837.500).
Le travail des 6.500 agents du HCR, déployés sur le terrain se fait beaucoup dans l’urgence, mais il faut – et c’est souvent le plus difficile – trouver des solutions à long terme parce que les raisons qui amènent à l’émigration ne se résolvent pas facilement.
Car il y a tous les autres que HCR ne peut prendre en charge. Alors, Caritas internationalis, Jesuits-Refugies,
le réseau oecuménique du COE, les Églises et d'autres ONG en assurent le relais : cela fait trente ans que les 2,7 millions de réfugiés Afghans se trouvent au Pakistan et en Iran sans réelle possibilité de retour et depuis 1949 l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient s’occupe des 5 millions de Palestiniens. (source : VIS et COE)
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