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12 janvier 2013 -
LES REFUGIES EN AFRIQUE : CRISE HUMANITAIRE DANS LA CORNE
Le message du pape pour la Journée mondiale du migrant et des réfugiés a développé ce à quoi il est très soucieux de l'évolution de la situation en Somalie, comme au Kenya, quand l'accueil du réfugié et du migrant devient impossible..
Fuyant un pays exsangue, les Somaliens sont quotidiennement environ 1.300 à traverser les frontières, notamment vers l’Ethiopie. Alors que 917.000 étaient enregistrés auprès du HCR, le directeur de la protection internationale de l’organisation, Volker Türk, estimait que le quart des Somaliens se trouvait déraciné. 250.000 Somaliens ont été accueillis en 2011 dans une région déjà fortement affectée par la famine et les aléas climatiques.
La Somalie est ravagée depuis près de trente ans par la guerre civile. Celle-ci revêt désormais une dimension internationale après que les groupes islamistes shebab qui se sont joints aux milices armées aient perpétré des attentats jusqu’au Kenya qui a riposté par des offensives militaires aux côté de l’Ethiopie, alors que l’ONU a déployé une force d’interposition.
Dans son message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, ce dimanche, le Pape Benoît XVI se fait l’écho des espoirs de ceux qui partent. Il écrit « Ceux qui migrent nourrissent l’espoir confiant de trouver un accueil, d’obtenir une aide solidaire et d’entrer en contact avec des personnes qui, comprenant leur malaise et la tragédie de leurs semblables, reconnaissant aussi les valeurs et les ressources dont ils sont porteurs, soient disposées à partager humanité et ressources matérielles avec les nécessiteux et les déshérités ».
Ce n’est bien souvent pas le cas, car l’afflux massif de réfugiés dans des pays comme le Kenya alimente la xénophobie que l’on essaie de combattre en ne faisant pas de différence entre les réfugiés et ceux qui les côtoient pour l’aide apportée. « Les pays hôtes laissent les frontières ouvertes quand ils savent que la solidarité internationale va jouer son rôle » déclare George Okoth-Obbo, directeur du bureau régional Afrique du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) de l’ONU.
C’est aussi par le rapatriement volontaire des réfugiés qu’on peut combattre la xénophobie. En ce qui concerne le HCR, la situation d’urgence sur le continent africain et les ressources qu’elle l’obligeait à mettre en œuvre l’a empêché de donner suite au désir de retour au pays d’environ 300.000 Africains, notamment Angolais, Libériens et Rwandais.
Même s’ils ne sont que 10% du total, il y a des réfugiés qui arrivent à s’intégrer dans les sociétés locales dont certaines, comme la Tanzanie, les aident en décrétant – ce fut la troisième fois en 2011 – la naturalisation de tous les réfugiés présents sur son sol. (source : HCR)
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