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du 10 au 12 janvier 2013 (semaine 02)
 

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12 janvier 2013 -
REFUGIES EN AFRIQUE : SITUATION PREOCCUPANTE AU SAHEL

80% des migrants forcés se trouvent dans des pays en développement où ils ne peuvent subvenir à leurs besoins. Dans son message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, Benoît XVI décrit ce qu’il appelle le « voyage migratoire » :

« Il commence souvent par la peur, déclare le pape, surtout quand des persécutions et des violences contraignent à la fuite, marquée par le traumatisme de l’abandon des membres de la famille et des biens qui, en quelque sorte, assuraient la survie ».

C’est bien ce qui se passe au Sahel qui retient toute l’attention du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés). Pour le seul Mali on dénombrait fin 2012 130.000 déplacés et 140.000 réfugiés « généreusement accueillis » pour reprendre les termes du HCR, en Mauritanie, au Burkina Faso ou au Niger, c’est-à-dire des pays pauvres qui ont le plus grand mal à subvenir aux besoins de leurs propres populations.

La migration en Afrique est le résultat des guerres et des situations politiques insurrectionnelles. C’est ainsi que la tension entre les deux Etats du Soudan a obligé 100.000 soudanais à se réfugier dans l’Etat du Sud en provenance du Kordofan du Sud et du Nil Bleu. De plus, le HCR doit permettre aux Soudanais du Sud résidant au Soudan de gagner leur nouvelle patrie. Ils sont 107.000 dans ce cas.

200.000 personnes ont fui la Côte d’Ivoire vers le Liberia et le Ghana, à cause de la crise postélectorale, alors que 500.000 se trouvent déplacés à l’intérieur du pays.

La révolution en Libye a été à l’origine du plus gros flux de réfugiés depuis 1994 et le génocide au Rwanda : 1,2 million de personnes, en majorité des travailleurs étrangers. 740.000 travailleurs africains ont pu être rapatriés, grâce à une coopération avec l’OIM (l’Organisation internationale pour les migrations) et les pays d’origine.

Grâce à l’initiative « Global Resettlement Solidarity »133.000 libyens ainsi que des milliers de Somaliens et d’Erythréens qui ne pouvaient pas rentrer chez eux, ont pu être accueillis en Tunisie et en Egypte. Il faut signaler que les tentatives d’exode vers l’Europe n’ont concerné que 20.000 personnes sur le total de 1,2 million. (source : HCR)

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