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FlashPress - Infocatho
du 15 au 18 novembre 2015 (semaine 47)
 


- 18 novembre
2015 - Centrafrique
LE PROCHAIN VOYAGE DU PAPE EN CENTRAFRIQUE

Pour certains, le voyage du Pape semble très loin et quelque peu irréaliste. Pour d'autres, comme pour Mgr Nzapalainga : « Il y a des zones dans la ville qui sont plus pacifiques. Et tout le monde attend cette visite avec ferveur et reconnaissance.

Pour le P. Dreyfus Yepoussa, la venue du pape est « la dernière chance de trouver la paix et de créer les conditions de la réconciliation entre les communautés. S’il ne vient pas, nous serons tous à terre, sous terre même. » « Nous allons le voir ouvrir la porte du dialogue. Le Pape va nous pousser collectivement sur la bonne voie pour ce pays ».

L’insécurité est l’obstacle majeur au voyage du pape, prévu les 29 et 30 novembre. Pourtant à Bangui, personne n’envisage son annulation pour ce seul motif. La ville se prépare à recevoir François comme si de rien n’était.

Sur la place de la cathédrale, les bulldozers Caterpillar sont à la manœuvre depuis des jours. Ils refont la chaussée, aplanissent la grande place de la cathédrale, déversent des tonnes de graviers pour restaurer la route que doit emprunter le pape. De l’aéroport au palais présidentiel en passant par la cathédrale, le trajet pontifical est l’occasion d’une remise en état des infrastructures.

« Cette visite renforcera notre détermination à ne pas sombrer dans le désespoir et à chercher la paix. » Il en est ainsi pour Mgr Nzapalainga, archevêque de Bangui, pour le nonce apostolique, pour les présidents des différentes commissions pour l’organisation de la visite, les représentants des mouvements d’Église, six ministres, des délégués de la Minusca et des forces de sécurité nationales.

La coordination aborde tous les sujets en cours : de la retransmission des cérémonies en eurovision aux emplacements des écrans géants, du nombre de chaises à prévoir au coup de peinture nécessaire sur les murs lépreux du stade Barthélemy-Boganda, de la mobilisation de 2 000 scouts à la vente des pagnes commémorant cette visite. À quelques mètres, 500 choristes se retrouvent à la cathédrale pour répéter les chants.

« À nos yeux, il n’y a pas de menace directe contre le Pape. Il y a une adhésion de toutes les communautés pour ce voyage. »
Les axes empruntés par le pape seront totalement sous contrôle, assure cet officier. Des mesures sont prises pour filtrer la population, contenir et surveiller la foule. « Rien n’est laissé au hasard. Il est vrai qu’on n’est pas à l’abri d’un acte isolé. Personne ne l’est dans ce type de rassemblement. » Environ 500 policiers et gendarmes centrafricains auront la charge d’ouvrir le convoi pontifical et de filtrer les passants afin d’intercepter tout suspect.

« Dans les médias français, qui sont toujours pessimistes on peut lire que ce voyage est trop risqué, que la sécurité du Pape et de la foule ne sera pas assurée », relève l’un des participants de la réunion de préparation. Le nonce apostolique lui répond : « Il a été de mon devoir d’approcher les autorités qui estime que ce voyage était envisageable.

La Minusca, la force Sangaris ( les forces françaises, NDLR ) m’ont assuré qu’ils auront le contrôle. » Il ajoute que la Minusca mise sur ce voyage pour lancer un cercle vertueux en Centrafrique.

« Le Pape ne risque rien, je ne vois pas un seul Centrafricain lui vouloir du mal. Quant à la foule, elle sera canalisée par les forces internationales, juge l’une des personnalités les plus influentes de Bangui. En France, on joue à se faire peur! » (source
: cath.ch)

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