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du 15 au 18 novembre 2015 (semaine 47)
 


- 18 novembre
2015 - Birmanie
DÉFAITE DES PARTIS ETHNIQUES AUX LÉGISLATIVES

Aux élections du 8 novembre, sévère défaite des partis ethniques qui représentent les minorités ethniques et n'ont remporté qu'une quarantaine de sièges soit 6 % de la représentation nationale alors qu'elle comptent 40 % de la population.

Elles n’ont pas résisté à la très forte poussée du parti de l’opposante Aung San Suu Kyi.

Les partis ethniques sont abasourdis. La Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi, a remporté 81 % des sièges ouverts au vote au parlement national alors que les résultats définitifs ne sont pas encore connus (soit 364 élus – dont une vingtaine de chrétiens – sur un total de 491 sièges).’USDP des anciens militaires jusqu’alors au pouvoir, ainsi que neuf organisations politiques ethniques. Quatre-vingt-douze partis concouraient, pour la plupart des petites formations ethniques qui n’ont pas réussi à obtenir un seul siège.

La LND a déjà remporté 81 % des sièges ouverts au vote au Parlement national alors que les résultats définitifs ne sont pas encore connus (soit 364 élus – dont une vingtaine de chrétiens – sur un total de 491 sièges). Dans l’Etat kachin, majoritairement chrétien, les partis des ethnies locales obtiennent de piètres résultats, deux sièges seulement au Parlement national.

Aung San Suu Kyi, « très efficace », a sillonné le pays et elle s’est notamment attardée dans les régions ethniques, notamment les Etats karen, kachin et shan. « Les électeurs ont eu davantage confiance en un grand parti national qu’en de petites formations locales pour apporter un changement à l’échelle de tout le pays », note Tu Ja.

Les 800 000 musulmans rohingyas qui vivent à l’ouest de la Birmanie n’ont aucun représentant dans les nouvelles institutions. Le pouvoir leur a retiré le droit de vote avant les élections et la Commission électorale a invalidé la plupart des candidatures musulmanes.

Toutes les formations ethniques ne se sont pas effondrées. Certaines espèrent avoir de l’influence au niveau local. Le Parti national arakanais (ANP, bouddhiste, nationaliste , par exemple, la majorité des sièges au parlement régional dans l’Arakan même si son dirigeant, Aye Maung, n’a pas été réélu.

Certains groupes ethniques armés considèrent que la LND, dont de nombreux membres ont des origines ethniques, saura prendre en compte la voix des minorités. (source
: Mepasie)

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