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du 15 au 18 novembre 2015 (semaine 47)
 


- 18 novembre
2015 - Philippines
A L'ÉPREUVE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Deux ans après Haiyan, le typhon le plus meurtrier de l’histoire de l’archipel, les responsables politiques se doivent d’agir sur les causes du changement climatique car il ne suffit pas de venir seulement en aide aux victimes des typhons.

Le 8 novembre 2013, 1,8 million de personnes ont été victimes du typhon qui a ravagé toute une partie du centre de l’archipel philippin. A lui seul, le typhon a déplacé plus de quatre millions de personnes à travers le pays.

A l’approche de la COP21 qui se réunira du 30 novembre au 11 décembre prochain au Bourget, près de Paris, des voix se font entendre demandant aux responsables politiques d’agir sur les causes du changement climatique

Après être venue en aide à 1,8 million de victimes, l’Eglise veut « apporter un soutien plus large encore », estime Sœur Maureen Catabian, religieuse philippine des Sœurs du Bon Pasteur, dans une interview accordée à l’agence Ucanews.

Dans un pays où l’Eglise locale se définit comme « l’Eglise des pauvres », le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, a rappelé ces événements de 2013 et redit, à l’occasion des cérémonies de clôture de « l’Année des pauvres », le 7 novembre dernier : « Etre l’Eglise des pauvres est plus qu’un simple projet socio-économique. »

Dans le deuxième pays le plus exposé au changement climatique selon l’indice de l’université des Nations Unies, l’épiscopat prend régulièrement position pour la défense de l’environnement.

Lors de la parution de l’encyclique du Pape "Laudato Si’", la Conférence des évêques philippins avait ainsi salué un passage inspiré d’une de ses lettres pastorales datées de 1988 et, par là-même, une reconnaissance de ses efforts pastoraux pour placer le sujet au cœur des débats contemporains.

Récemment, le 11 novembre, les responsables de 43 nations asiatiques et africaines réunis à Manille signaient « The Manila Communique », un texte pour souligner les dangers auxquels les changements climatiques exposent un milliard d’habitants des pays pauvres ou en développement.

L ’épiscopat philippin a déclaré son soutien aux objectifs de réduction des émissions de dioxyde de carbone annoncés par le gouvernement philippin, et Mgr Socrates Villegas, président de la Conférence épiscopale, a déclaré que « l’urgence » climatique était « claire » et que les Philippins devaient faire leur part du travail, mais il a aussi questionné l’ambition affichée par le gouvernement, lui demandant « de clarifier comme cet admirable objectif pouvait réellement être atteint ».

« Il faut se pencher sur les causes profondes du changement climatique », affirme quant à elle Sœur Catabian, à quelques jours de la conférence des Nations Unies sur le climat à Paris. (source : Fides et .Ucanews)

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