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du 15 au 18 novembre 2015 (semaine 47)
 


- 18 novembre
2015 - France
LA TUNIQUE D'ARGENTEUIL

Conservée à Argenteuil, en Ile-de-France, depuis 1200 ans, la tunique dans laquelle le Christ aurait vécu ses derniers instants sur terre sera exceptionnellement exposée l'année prochaine pour l'année de la Miséricorde.

Une tradition datant de 1200 ans voudrait qu'elle aurait été portée par le Christ, de la Cène jusqu'à la crucifixion. Cette relique, l'une des plus sacrées du christianisme, sera exceptionnellement exposée du 25 mars au 10 avril 2016 en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil dans le Val d'Oise.

Elle aurait été offerte à Charlemagne au début du IXème siècle par l'impératrice Irène de Constantinople qui cherchait à consolider son empire. Charlemagne confiera la relique à sa fille Théodorade, prieure du monastère d'Argenteuil. Dissimulée dans un mur lors des invasions vikings, découpée et enterrée par un prêtre à la Révolution française, volée puis restituée dans les années 1980... la relique porte les stigmates du temps.

Par une conjonction de trois événements importants en 2016. Le diocèse de Pontoise fêtera son cinquantième anniversaire, tout comme la basilique d'Argenteuil qui soufflera ses 150 bougies. Mais 2016 sera surtout l'année de la miséricorde, décrétée par le Pape François. «Or, cette tunique est le témoignage concret de la miséricorde du Christ, mort sur la croix pour le pardon de nos pêchés», estime Mgr Lalanne qui précise: «Tout le monde est invité à venir la voir, quelle que soit sa religion, et que ce soit dans une démarche de foi ou par simple curiosité.»

L'exposition de cette relique, pour laquelle pas moins de 150.000 personnes sont attendues, pose inévitablement la question de son authenticité. Depuis le XIXème siècle, de nombreux scientifiques se sont penchés sur la question. Ainsi, il a été démontré que la matière, la teinture et la méthode de tissage correspondent aux pratiques en vigueur en Syrie et en Palestine dans les premiers siècles de notre ère.

Une étude réalisée entre 1932 et 1934 a par ailleurs décelé la présence de sang sur le dos et les épaules, à l'endroit où la croix portée par le Christ aurait reposée lors de sa montée au calvaire. Une datation au carbone 14, réalisée en 2004, a cependant apporté un bémol, déclarant que la tunique avait été tissée entre 530 et 640.

Fait notable, le sang retrouvé sur la tunique appartient au même groupe AB que celui présent sur le linceul de Turin et le Suaire d'Oviedo. «Sa vénération n'est pas de l'ordre du dogme, mais elle doit être avant tout un appui solide à notre foi dans un monde en perte de sens.»

L'ostension de la Sainte tunique se tiendra du 25 mars au 10 avril 2016 dans la basilique d'Argenteuil. (source :
AFP)

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