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du 17 au 20 janvier 2015 (semaine 03)
 


- 20 janvier 2016
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LE CARDINAL PAROLIN PRIVILÉGIE LA COLLÉGIALITÉ

Dans l’hebdomadaire espagnol "Vida Nueva", le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, défend le rôle actuel de la Secrétairerie d’Etat, qui doit, selon lui, s’inspirer de la collégialité et de la synodalité voulues par le Pape.

Jusqu’alors plutôt réticent à s’exprimer dans les médias, le cardinal , après une première interview-confidences le 9 janvier à Radio Vatican, s’exprime dans un hebdomadaire

Dans une première partie de l’interviewqui a été publiée par L’Osservatore Romano, le ‘numéro 2’ du Saint-Siège s’exprime sur l’avenir de la Secrétairerie d’Etat, dans le cadre de la réforme de la Curie romaine.

Par le passé, notamment après le scandale Vatileaks puis la démission de Benoît XVI, la Secrétairerie d’Etat fut accusée d’un rôle décisionnel excessif, au point parfois d’isoler le pontife.

“Pastor bonus (Constitution apostolique promulguée en 1988 par Jean-Paul II sur le fonctionnement de la curie, ndlr) attribue à la Secrétairerie d’Etat un rôle de coordination à l’intérieur de la Curie romaine“, rappelle alors le cardinal Parolin.

“Ce rôle n’est pas arbitraire, mais dérive plutôt directement de sa fonction de Secrétariat du pape“. Pour lui, la Secrétairerie d’Etat devrait donc continuer à exercer ce rôle, mais purifié de tous ces éléments ou défauts qui dans un passé récent ont suscité tant de critiques.

Certains pourraient “objecter que la Curie a fonctionné pendant des siècles sans ce rôle et aspirer ardemment à une époque où chaque dicastère pouvait travailler de façon autonome mais, ajoute le cardinal, cela ne tient pas compte de la complexité de l’époque dans laquelle nous vivons“.

“Pour éviter que la Secrétairerie d’Etat assume un rôle excessif, ajoute Mgr Parolin, il faut, comme le propose le Pape, mettre davantage l’accent sur la pratique de la collégialité et de la synodalité“.

Preuve que l’Eglise a déjà avancé dans cette voie, le cardinal cite la création du C9, le conseil cardinaux chargés d’aider le pape à réformer la curie - dont une majorité n’appartient pas à la curie -, et à “valoriser le synode des évêques“. (source
: VIS.)
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