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du 17 au 20 janvier 2015 (semaine 03)
 


- 20 janvier 2016
-France
AVEC LES PATRIARCHES ORIENTAUX

Neuf églises orientales ont ouvert leurs portes à l’occasion la Journée du patrimoine chrétien oriental organisée par l’Œuvre d’Orient afin de sensibiliser le grand public aux communautés chrétiennes orientales et à leur riche patrimoine.

« Nous avons tout perdu maintenant, d’un point de vue matériel et spirituel » , soupire Mgr Petrus Moshe, évêque syrien catholique de Mossoul, à l’évocation de la destruction du monastère de Mar Behnam au nord de l’Irak.

À l’arrivée des troupes de Daech en juillet 2014, les trois religieux qui habitaient le monastère ont dû fuir : « Ils sont sortis sans rien. Manuscrits, objets sacrés, mobilier… ils ont tout laissé. »

D’après les informations parvenues depuis à l’évêque, aujourd’hui réfugié avec ses fidèles au Kurdistan irakien, le sanctuaire des deux saints martyrs des premiers siècles de l’Église, Behnam et Sarah (qui était fréquenté aussi par les musulmans des villages voisins) a été détruit. Quant aux murs du monastère proprement dit, dont la fondation remonte au IVe siècle, ils demeurent. Mais « à l’intérieur, on ne sait pas ce qui reste » , déplore Mgr Moshe.

Les destructions commises par l’organisation État islamique (EI) sur le patrimoine chrétien en Irak et en Syrie ont fait naître une mobilisation modeste mais croissante, qui se déploie localement et aussi à l’étranger. L’Œuvre d’Orient, qui organisait samedi une journée portes ouvertes dans neuf églises catholiques orientales de Paris y participe.

En juillet 2015, Mgr Samir Nassar, archevêque maronite de Damas, dénombrait 91 églises détruites depuis le début du conflit syrien en 2011. Cependant, dans des pays en guerre comme l’Irak et la Syrie, il est aujourd’hui très difficile d’évaluer l’état actuel du bâti chrétien. « Les pillages sont d’autant plus graves que les Églises locales n’ont pas fait d’inventaire ».

Des archéologues, aujourd’hui réfugiés en Europe, ont déjà dressé une liste du patrimoine syrien menacé pour lutter contre le trafic illicite d’œuvres et d’objets syriens.

Manuscrits, objets liturgiques, chants, langues, bâti : le patrimoine chrétien oriental se décline sous sa forme matérielle et immatérielle. Sa mise en péril dans les conflits du Moyen-Orient, en Irak et Syrie, mais aussi au Yémen ou encore au Liban, par exemple, nécessite une mobilisation à plusieurs niveaux. (source : Chrétiens orientaux)

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