Pour vivre au rythme de l'Eglise universelle.
FlashPress - Infocatho
du 24 au 27 janvier 2016 (semaine 04)
 


- 27 janvier
2016- Chine
DE HONG KONG A MACAO

Le samedi 23 janvier, un millier de personnes ont pris place dans la cathédrale de Macao pour le 440e anniversaire du diocèse catholique de l'ancienne colonie portugaise et l'installation d'un nouvel évêque, Mgr Stephen Lee Bun-sang.

Mgr Stephen Lee Bun-sang, jusqu’ici évêque auxiliaire de Hongkong, est devenu le 26ème évêque de Macao, ce diocèse chinois à la riche histoire.

Le 16 janvier dernier, lorsque le Saint-Siège a annoncé la démission, pour raison de santé, de Mgr Lai, âgé de 70 ans, et la nomination de Mgr Lee, 59 ans, la surprise a été de taille. Si Mgr Lee est le troisième Chinois à prendre la tête du diocèse de Macao, c’est la première fois que le Pape transfère un évêque de Hongkong pour le nommer à Macao, avec toute ce que signifient les responsabilités pastorales et les diférences de ces deux évêchés qui sont au sein de la République Populaire de Chine.

Le communiqué du Saint-Siège du 16 janvier est rédigé ainsi : « Ces dispositions pontificales [la démission de Mgr Lai et la nomination de Mgr Lee] expriment le souci pastoral et l’amour du pape François et du Saint-Siège envers l’Eglise en Chine et, d’une manière toute particulière, envers le diocèse de Macao qui est, depuis plus de quatre siècles, un pont entre la culture et la foi catholique de l’Orient et de l’Occident. »

A des prêtres de Hongkong réunis le 16 janvier, Mgr Lee Bun-sang n’avait pas caché que la nouvelle avait été, pour lui, « une surprise ». « Les choses sont allées si rapidement. J’ai appris le choix du Saint-Père il y a une semaine environ et la semaine prochaine, je dois partir à Macao. Je n’ai même pas fait mes bagages », avait-il commenté, non sans ajouter que si Hongkong allait lui manquer, sa foi le menait là où ses services étaient demandés, rapporte le Sunday Examiner, journal du diocèse de Hongkong.

Agé de 59 ans, évêque depuis à peine un an et demi, Mgr Lee a été baptisé dans la foi catholique à l’âge de 19 ans. Alors étudiant, il allait partir à Londres afin d’y poursuivre des études d’architecture. C’est dans la capitale britannique qu’il fait la rencontre de l’Opus Dei, dont il devient un « numéraire » (engagé à vie au célibat, à la pauvreté et à l’obéissance).

Il a obtenu un doctorat de droit canon avec une thèse intitulée : « Relaciones Iglesia-Estado en Republica Popular China ». De retour en 1990 à Hongkong, il prend, après quelque temps, la tête d’une importante école catholique de Kowloon, la Tak Sun School, école animée par l’Opus Dei.

Si le diocèse de Macao est prestigieux de par son histoire (le diocèse catholique de Macao a été établi le 23 janvier 1576 par le pape Grégoire XIII et sa juridiction s’étendait alors à la Chine, au Japon, au Vietnam et à la Malaisie), aujourd’hui, il n’est plus qu’un relativement « petit » diocèse, marqué par un certain affaiblissement.

Aujourd’hui, le diocèse de Macao couvre la totalité du territoire de la Région administrative spéciale (RAS) de Macao, soit 29,5 km² pour un peu plus de 580 000 habitants. Selon les statistiques officielles, les catholiques représentent 5,1 % de la population de Macao, soit 29 000 catholiques dont 60 % sont des Chinois et le reste des Macanais (descendants des Portugais installés sur place).

Depuis sa rétrocession à la République populaire de Chine par le Portugal en 1999, la Région administrative spéciale (RAS) de Macao bénéficie, comme Hongkong, d’un régime spécifique selon le principe « un pays, deux systèmes ».(source :
Mepasie)

Retour aux dépêches
retour à la page d'accueil