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FlashPress - Infocatho |
du 24 au 27 janvier 2016 (semaine 04) |
Et c’est pour le Pape un miracle renouvelé que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Car notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain, et corporellement, et spirituellement. Sur ses actes, rappelle le Pape, nous serons jugés. Il souhaite que le jubilé permette un réveil des consciences «souvent endormies» face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, «où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine», et en particulier nos frères en Christ qui souffrent en raison de leur foi. Dans son message, le Pape décrit cet homme qui se croit riche, mais qui est en réalité «le plus pauvre des pauvres», «esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant». Il souligne que cet aveuglement est accompagné «d’un délire de toute puissance», à la racine de tout péché. Or, prévient le Saint-Père, «un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XXème siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la technoscience qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance et les hommes à des masses qu’on peut manipuler». «Ceci, de nos jours, poursuit-il, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir ». Cet état de fait n’est pas irréversible. Au contraire, car au contact du pauvre, «en touchant la chair de Jésus Christ, le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant». Et c’est ce qu’espère le Pape: «que le Carême soit pour tous l’occasion de «sortir de notre aliénation existentielle». Que «les hommes au cœur superbe» ne sombrent pas «dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer», mais qu’ils puissent «reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié». «Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir». (source : VIS) |