- 27 janvier 2016- France
GRENOBLE ET LA DÉCENTRALISATION DIOCÉSAINE
Le diocèse de Grenoble transforme son organisation. Pour donner très concrètement la priorité à l’évangélisation, les effectifs des services diocésains vont être diminués d’un tiers, ce qui permettra d’envoyer des laïcs dans les paroisses.
D’ici à la rentrée 2017, ils seront 28 laïcs à desservir l’une ou l’autre des 46 grandes paroisses de l’Isère. Élaborée dans un contexte de crise des vocations, cette vaste réorganisation vise à « ne pas en rester à entretenir la boutique mais à innover », résume le P. Loïc Lagadec, pilote de cette démarche de « transformation missionnaire des communautés ».
« Je ne suis pas envoyée pour faire tourner ce qui existe, explique une chargée de mission, Annick Guillaud. La catéchèse est assurée, les funérailles sont célébrées, etc. Mon rôle sera de faire naître des initiatives, fédérer des énergies, appeler certains à s’engager. »
« Quelques prêtres aimeraient disposer d’une secrétaire paroissiale, mais ce n’est pas du tout l’esprit », sourit Gaëlle Pessus, responsable des ressources humaines du diocèse, confrontée à un « chantier complexe » mêlant mobilité professionnelle et nécessaire discernement. Toutes les nominations ne seront pas aussi évidentes que pour celles qui ont dit « oui à l’Église », mais chacune fera l’objet d’une réflexion personnalisée.
Car il s’agit bien de rejoindre les besoins exprimés par les communautés, en fonction de leurs spécificités. « La réalité du terrain est souvent différente de ce que l'on peut imaginer», estime Jean-Michel Mithieux, l’économe diocésain. Ainsi, dans le Trièves, Annick perçoit bien les attentes concernant les jeunes, sur ce plateau reculé où se sont installées de nombreuses familles. « Nous avons deux gros collèges, mais un seul groupe d’aumônerie. Et rien pour les lycéens, qui poursuivent leur scolarité loin d’ici. Peut-être que l’on peut réfléchir à des propositions de messe le dimanche soir à leur intention », esquisse-t-elle.
Pour accompagner cette dynamique, les services diocésains doivent repenser leur mode de fonctionnement. « Ce n’est pas que nous ayons fait du mauvais travail jusqu’à présent, insiste le P. Lagadec, pilote de cette transformation missionnaire des communautés".. Mais nous devons adapter l’Église aux réalités d’aujourd’hui. » Et, quitte à « faire du neuf », autant tout remettre à plat.
Conséquence, d’ici à la rentrée prochaine, le nombre de services diocésains sera réduit de quinze à cinq. Cela va changer less habitudes. Jusqu’alors, la pastorale travaille selon une logique verticale. Une équipe, un lieu, une mission, des formations… Demain, les services devront collaborer et développer de réelles compétences. (source : AFP)
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