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du 24 au 27 janvier 2016 (semaine 04)
 


- 27 janvier
2016- France
UNE ACCUSATION DE PÉDOPHILIE A LYON

Un prêtre est en garde à vue à Lyon pour agressions sexuelles. Le diocèse de Lyon avait révélé au mois d’octobre l’existence de plaintes contre ce prêtre pour des faits antérieurs à 1991. Le prêtre avait un ministère actif jusqu’en août.

Il est soupçonné d’agressions sexuelles de jeunes scouts commises il y a plus de 25 ans, et a été placé en garde à vue. Le diocèse de Lyon fait savoir que la procédure « suit un cours normal » après le dépôt de plaintes révélé par le diocèse à l’encontre de ce prêtre le 23 octobre.

Le cardinal Philippe Barbarin avait exprimé alors « sa condamnation sans réserve » des actes qui avaient « atteint des jeunes dans leur vie intime », et exprimé son « soutien » aux victimes et à leurs familles.

Ce prêtre est soupçonné d’agressions sexuelles d’au moins trois mineurs, ex-membres d’un groupe scout qu’il a encadré pendant une vingtaine d’années, du début des années 1970 à 1991, à Sainte-Foy-lès-Lyon, dans la banlieue ouest de Lyon.

Le prêtre, qui était doyen de plusieurs paroisses dans le Roannais jusqu’en août 2015, est visé par d'autres plaintes d’anciens scouts du groupe Saint-Luc déposées depuis mai 2015. Plusieurs hommes qui disent avoir été victimes du prêtre, pour la plupart des quadragénaires, se sont rassemblés au sein d’une association « La Parole Libérée » afin de « rompre l’omerta » entourant ces faits depuis des décennies.

L’association a publié sur son site de nombreux témoignages, ainsi qu’une lettre du prêtre mis en cause, adressée au père d’une victime : « je n’ai jamais nié les faits qui me sont reprochés. Ils sont pour moi une blessure profonde dans mon cœur de prêtre », peut-on lire dans ce courrier manuscrit et signé.

Après la constitution de l’association « La parole libérée », le diocèse de Lyon, a publié le 12 janvier un communiqué intitulé « L’Église a changé : elle veut être une “maison sûre” », donnant des précisions sur cette affaire. Par ailleurs le diocèse déclare notamment ne pas « connaître précisément les éléments dont disposait Mgr Decourtray (décédé en septembre 1994) » au moment où il avait « décidé de suspendre la mission de ce prêtre, avant de lui confier une nouvelle charge pastorale quelques mois plus tard ». (source : AFP)

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