- 27 janvier 2016- Palestine
A HAIFA ILS VIVENT EN BONNE INTELLIGENCE
Pour Mgr Georges Bakouni, à Haïfa, juifs, chrétiens et musulmans vivent en bonne intelligence. Sous cet aspect, Haïfa est une ville exemplaire! Cette ville tolérante est considérée comme la "capitale" du nord d’Israël.
"C'est un fait, dans cette région, la convivialité entre chrétiens, musulmans et juifs est une réalité. On accepte de plus en plus les chrétiens dans la société, et à Haïfa, il n'y a encore jamais eu de graffitis ou de slogans hostiles aux chrétiens sprayés sur la porte des églises, comme c'est le cas ailleurs en Israël, à Jérusalem ou dans les territoires palestiniens", souligne l'évêque d'origine libanaise.
" C'est peut-être, suppose-t-il, parce qu'il n'y a pas à Haïfa de lieux saints appartenant à diverses communautés, qui seraient objets de dispute. Ici, nous avons affaire à des modérés, les gens désirent vivre ensemble!"
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Le maire Yona Yahav vient nous féliciter à Noël, la municipalité décore la ville à l'occasion de la fête de la Nativité". En effet, à Haïfa, on peut voir des sapins de Noël installés par la municipalité. Depuis 1993, le Festival des Festivals, unique en son genre en Israël, réunit à l'époque de Noël les communautés religieuses les plus importantes de la ville. Les principaux événements prennent place à Wadi Nisnas, le quartier arabe regroupant musulmans et chrétiens de Haïfa."
Dans cette ville portuaire du nord d'Israël vivent quelque 15.000 grecs-catholiques melkites, mais également des grecs-orthodoxes, des catholiques latins, des maronites, des protestants et d'autres, sans parler des migrants venus de Russie, d'Ukraine, d'Inde, des Philippines ou d'Ethiopie, qui ont pour une part des racines chrétiennes.
Le diocèse de Mgr Bakouni, composé d'une trentaine de paroisses, compte quelque 76.000 fidèles, soit la communauté chrétienne la plus nombreuse. Il sait que la présence chrétienne en Terre Sainte – 1,7% de la population, divisée en divers rites - s'effiloche.
L'émigration, causée par des raisons politiques, économiques et sociales, est un grand danger. Mais le prélat melkite l'affirme avec conviction: "Je suis venu sur cette terre et auprès de ce peuple pour porter la croix avec eux. Le départ des chrétiens est une très grande perte pour le Moyen-Orient".
" L'Esprit saint et le Pape m'ont confié une responsabilité pour mon diocèse. Un évêque, c'est un pasteur, il n'est pas seulement là pour exécuter des instructions romaines. Il doit tenir compte des réalités socioculturelles de chaque région".
Pour pour l'évêque grec-catholique de la Galilée, il y a des réalités qui ne concernent que le Moyen-Orient, d'autres l'Afrique, d'autres les pays occidentaux. Le Pape, sous cet aspect, poursuit l'évêque melkite, souhaite de plus en plus de décentralisation qui tienne compte de ces réalités." (source : Chrétiens orientaux)
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