- 13 août 2016 - Sud-Soudan
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Mgr Barani Kussala, évêque de Tombura-Yambio, a appelé la communauté internationale à jouer son rôle de médiateur pour mettre fin à la guerre civile de son pays.
« Si le Soudan du Sud est ignoré, le flot de réfugiés qui rejoignent les côtes européennes pourrait grossir », a prévenu l’évêque. Il a donc appelé la communauté internationale à « continuer à jouer un rôle clé pour persuader le président Salva Kiir et l’ancien vice-président Riek Machar à retourner à la table des négociations et à mettre en pratique l’accord de partage du pouvoir », signé en août 2015, mais sans effet concret pour le moment.
Officiellement, un cessez-le-feu a été conclu, plusieurs fois entre le gouvernement et l’armée rebelle, qui sont au cœur de la guerre civile ensanglantent le Soudan du Sud depuis 2013.
Dans les faits, ces cessez-le-feu réguliers ne cessent d’êtres violés, amenant, à chaque fois, son lot de tués et de déplacés. Il y a moins d’un mois, des combats avaient par exemple éclaté dans la capitale, Juba, entre les deux camps. Elle avait provoqué la mort de 300 personnes et poussées à l’exil 42.000 personnes.
« En tant que chrétiens, nous devons rester solides dans ce moment d’épreuve, a déclaré Mgr Kussala. Il serait facile de céder au désespoir, mais il y a de l’espoir. Malgré les divisions politiques et ethniques dans le pays, ceux qui prennent part aux combats sont une petite minorité ».
Mgr Kussala a souligné que le Soudan du Sud est un pays riche en potentiel « agricole, minéral et pétrolier », mais que son développement « a été constamment entravé par des conflits ». Pour y faire face, il faut « surmonter la culture de la violence qui est en train de déchirer la société ».
Il a aussi rappelé que « dans le parcours vers l’indépendance du pays », obtenue en 2011, l’Église catholique a toujours été présente. À son niveau, elle travaille « dans les diocèses, dans les paroisses, dans les écoles, pour apporter un changement dans le cœur de la population », parce que « la conversion de chacun peut changer la communauté entière ». (source : Allafrica)
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