- 13 août 2016 - France
LA DISPARITION DE LA CHAPELLE SAINTE RITA
Le mercredi 3 août, tôt dans la matinée, la police a expulsé de force les occupants de la chapele Sainte-Rita, dans le XVe arrondissement de Paris, qui en empêchaient depuis des mois la destruction. de l’édifice.
Sainte-Rita n’est pas, à l’origine, une église catholique et elle est au centre d'un véritable feuilleton.
Dans les années 1950, un père de famille, originaire de Mont-Saint-Aignan en Normandie,fait fructier, dans le 17ème arrondissement un lieu "religieux", et sous le nom de « Mgr » Dominique Philippe, et s'autoproclame prélat d'une Église" soi-disant"gallicane" et tire ses ressources de la piété de fidèles qui lui demandent de bénir les chats, les chiens, les pérroquets etc.. et les hamsters.
Avec quelques "amis", qu'il nomme "évêques" , il orne son "église"" de portraits du Pape, d'images de la Vierge Marie, et amplifie
une ambiance religieuse qui attire.
Au point que cette prospérité lui permet de devenir propriétaire d'une ancienne chapelle dans le XVème arrondissement. qu'il baptise église Sainte-Rita, la sainte que la dévotion populaire considère comme soutien dans les "causes désepérées".
Et voici qu'apparait une certaine "
Association de chapelles catholiques et apostoliques", devenue propriétaire de l’église Sainte-Rita, qui conclut un accord de vente avec la société Garibaldi, gérée par un promoteur immobilier de l’ouest de la France, le groupe Lamotte. Le projet de l’acheteur : raser l’édifice religieux et construire sur son emplacement, un parking et des logements.
Les paroissiens de l’église gallicane Sainte-Rita se mobilisent pour sauver leur église. Mais très vite, la mobilisation est récupérée par l’énigmatique « Mouvement du 14 juillet », un groupuscule aux objectifs flous dont les membres se sont installés dans l’église et le presbytère, la transformant en « ZAD », puis par le groupe Dextra, une branche dissidente d'un courant d'extrême-droite.
Le 6 janvier 2016, les occupants de Sainte-Rita sont frappés d’un arrêté d’expulsion qui est mis enexécution le 3 août, « sans incidents », tandis que sur les réseaux sociaux, les défenseurs de cette pseudo-église diffusent des images impressionnantes de l’opération, montrant notamment un homme en soutane allongé au sol, tiré par le bras par un policier. (source : AP)
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