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du 14 au 17 août 2016 (semaine 32-33)
 


- 17 août 2016
- Chine
LA NOMINATION D'ÉVÊQUES DEVIENDRAIT POSSIBLE

Sans en préjuger de certitude ou de modalités,, le cardinal John Tong Hon, actuel évêque de Hong Kong, a assuré le 5 août que le gouvernement chinois était “disposé à trouver un accord“ sur la question controversée de la nomination des évêques.

En insinuant cette éventuelle possibilité, dans la revue catholique américaine "America", le 31 juillet, le cardinal Tong Hon souhaite ainsi “éviter les incompréhensions inutiles“, alors que certains catholiques chinois craignent que ce rapprochement diplomatique ne se fasse au prix de certains sacrifices.

“Après avoir travaillé pendant plusieurs années le problème, l’Eglise catholique a graduellement gagné la reconsidération de la part du gouvernement chinois, qui est maintenant disposé à trouver un accord avec le Saint-Siège sur la question de la nomination des évêques dans l’Eglise catholique en Chine“.

Dans le même temps, l'archevêque de Hong Kong est catégorique : le pape François “n’acceptera pas un accord qui endommagerait (…) la communion entre l’Eglise catholique de Chine et l’Eglise universelle“.

En effet, à son avis, l’enjeu d’un tel accord est double dans les modalités qui seront les siennes : il ne doit pas endommager l’unité de l’Eglise catholique et les droits essentiels du pontife romain de nommer des évêques“, et en même temps, “fil doit faire en sorte que le droit du Pape de nommer des évêques ne soit pas considéré comme une ingérence dans les affaires internes de la Chine“.

A le lire, fait remaquer le vaticaniste Gerard O’Connell, correspondant à Rome pour America, “on a l’impression que le cardinal ne se contente pas de défendre le dialogue du Saint-Siège avec la Chine, mais qu’il est aussi en train de préparer les catholiques à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine pour un accord qui semble se profiler déjà à l’horizon”.

Plusieurs événements en effet semblent annoncer un réchauffement des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine récemment, comme la validation par Pékin, en 2015, de l’ordination de deux évêques catholiques, approuvés au préalable par le Saint-Siège.

En outre, les rencontres se sont multipliées entre représentants du Vatican et du gouvernement chinois: à Pékin en automne 2015 puis en avril 2016, et au Vatican fin janvier dernier.

Dans ce pays qui compterait environ 12 millions de catholiques,(estimation incontrôlable) le gouvernement ne reconnaît pas l’autorité du Vatican sur l’Eglise locale. Pékin a donc créé sa propre organisation pour superviser le clergé catholique chinois: l’Association catholique patriotique de Chine, sous contrôle du Parti communiste.

En réaction à cette Eglise “officielle“, de nombreux ecclésiastiques chinois refusent cependant d’être affiliés à l’Association patriotique. Ils sont connus et même parfois implicitement reconnus. Ils constituent alors ce qu’on appelle l’Eglise “souterraine“ chinoise.

Ces derniers temps, les spéculations d’un accord historique entre la Chine et le Saint-Siège sur la question controversée de la nomination des évêques ont suscité des réactions mitigées, en Chine comme dans les arcanes vaticanes. En juin dernier, le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, avait été particulièrement sévère sur le sujet, invitant à ne pas suivre le Pape François si un tel accord était signé.

Doù les prudentes avancées du cardinal John Tong Hon
(source : Mepasie)

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