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du 15 au 18 août 2016 (semaine 32)
 


- 18 août 2016 -
France
POUR UNE "FONDATION DE L'ISLAM DE FRANCE"

La Fondation des œuvres de l’islam de France (FOIF) a vu le jour en 2005. Impulsée par le Premier ministre de lDominique de Villepin. Elle revient mais les poilitiques, la laïcité et les théologies ne facilitent guère le dialogue et la compréhesion mutuelle.

Cette nouvelle structure devait permettre de mieux contrôler les financements extérieurs de l’islam de France. Mais à l’époque, déjà, les financements et les rivalités entre les différentes fédérations musulmanes condamnent le projet à l’inexistence.

Onze années plus tard, après les attentats meurtriers que la France a connus, le Premier ministre Manuel Valls estime et met en avant dans Le Journal du Dimanche du 31 juillet le fait « qu’il y a urgence à aider l’islam de France à se débarrasser de ceux qui le minent de l’intérieur. Pour cela, il faut donner à la fondation une place centrale ».

La Fondation des œuvres de l’islam de France revient donc sur le devant la scène, avec un but principal : mieux intégrer l’islam dans la société française.

Pour y parvenir, l’action de cette fondation se diviserait en deux axes principaux. D’abord, un volet économique, en assurant une totale transparence des financements de l’islam de France, et en supervisant la levée des fonds. Ensuite un volet culturel, en faisant fructifier le dialogue entre la République et l’Islam. On en oublie le fait que cet Islam est fondamentalement le fait du vécu d'une foi par divers fidèles croyants au sein de communautés qui expriment leur foi, et non pas des groupements qui range cette foi au coeur d'une laïcité indéfinissable

Pour assumer cette Fondation, on parle d'un ancien ministre de l’Education nationale, de la Défense, mais également de l’Intérieur sous quatre gouvernements de gauche, Jean-Pierre Chevènement qui a indéniablement une grande expérience des institutions de la République. Ce parcours a d'ailleurs plu au président de la République François Hollande ainsi qu’au cabinet de l’actuel ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Les défenseurs de Jean-Pierre Chevènement insistent sur son attachement « exigeant » à la laïcité. Retiré depuis plusieurs années des querelles politiques, la modération idéologique de l’ancien ministre semble également être un argument de poids.

Mais certains responsables estiment Jean-Pierre Chevènement peu expert en matière d’islam. Brice Hortefeux ironisait sur RTL : « C’est comme si, pour la présidence de la conférence des évêques de France, on faisait appel à un bouddhiste ».

Avant d’être nommé président, il faudra donc que l’ancien ministre de l’Intérieur parvienne à convaincre politiques et hauts responsables de sa réelle connaissance de la civilisation musulmane.

Les missions du président de la Fondation des œuvres pour l’islam de France seront assez larges, mais n’empièteront en aucun cas sur le côté religieux et théologique de l’islam. Son principal rôle sera celui de concilier. En étant en dehors de la communauté, il devra rassembler les différentes fédérations musulmanes de France et tenter d’instaurer un dialogue.

Le nom du futur président de la Fondation des œuvres de l’islam de France devrait être connu en septembre prochain. La structure pourrait disposer d’un budget annuel de 5 à 6 millions d’euros, alimenté par des fonds publics et privés, non encore précisé. (Source : AFP et FPIC)

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