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du 25 au 28 août 2016 (semaine 34)
 


- 28 août 2016

CE PAPE NE FUT PAS UNE PARENTHÈSE, MAIS UNE OUVERTURE D'UN AVENIR

Au cours de l’inauguration du musée Jean-Paul 1er (1912-1978) à Canale d’Agordo, dans les Dolomites, le cardinal Pietro Parolin a rendu hommage à la personnalité spirituelle de ce Pape qui en un mois de pontificat a tant marqué l'Église.

Le Secrétaire d’État du Saint-Siège, qui dans les années 1970 fut séminariste du diocèse de Vicenza alors que le cardinal Albino Luciani dirigeait le diocèse de Venise, tout proche, a dit son attachement personnel pour ce Pape éphémère, qui n’avait survécu que 33 jours de son élection comme Successeur de Pierre, mais dont la bonté est restée dans les mémoires.

C’est un véritable pasteur que les cardinaux avaient élu il y a tout juste 38 ans, le 26 août 1978, «un pasteur d’une foi sûre, " qui avait vécu dans le troupeau et pour le troupeau, qui avait partagé les douleurs des gens, en particulier des pauvres et des émigrants».

Dès son élection, il imprime une spiritualité à l'Église en lui proposant deux modèles, par un double nom, la première fois dans l'histoire, et que Jean-Paul adoptera immédiatement comme motif du concile. Jean et Paul. Jean, l'intimité de celui qui était sur le coeur de Jésus à la Cène, Paul qui nous décrit toute sa passion pour le Christ dans la première lettre aux Corinthniens.

De Jean-Paul I, il n'y a que deux interventions aux Églises : à la visite ad limina l'Agentine et les Philippines et l'homélie de la messe de sa consécration.

Lors de sa dernière audience, consacrée à la charité, il avait invité à ce que «les peuples de la faim interpellent les peuples de l’opulence».

L’Église doit se tourner résolument vers les plus pauvres, et les hommes d’Église doivent conjuguer ces visages apparemment contradictoires : «la douceur et la fermeté, la compréhension et la rigueur, la miséricorde et la sécurité de la doctrine»

Venu des périphéries, Albino Luciani avait été impregné de ce «sens de l’humour paisible qui redimensionne les agacements des tensions et la superbe intellectuelle».

Et puis il y a, comme le Pape François, cette proximité spirituelle avec l'Orthodoxie. Le métropolite orthodoxe russe qui était venu le saluer après son élection meurt d'une crise cardiaque dans les bras de Jean-Paul I qui s'exclame : «Je n'avait jamais si bien entendu parler de l'Église. "

Pour le cardinal Parolin, Jean-Paul I, dans tout son parcours, de jeune prêtre jusqu’au Siège de Pierre, il fut constamment engagé à rechercher la substance de l’Évangile, comme unique et ininterrompue vérité, au-delà des contingences historiques».

«Son bref pontificat d’apôtre du Concile n’a donc pas été une parenthèse», mais garde toute son actualité, montrant l’essence de ce que signifie «vivre dans l’Église et pour l’Église». (source : .News.va)

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