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du 1 au 4 décembre 2016 (semaine 48)
 


- 4 décembre 2016
- Inde
UN NOUVEAU PROJET FEDERAL DE POLITIQUE EDUCATIVE

Le 17 novembre, des centaines de manifestants issus d’une cinquantaine d’associations éducatives et religieuses ont marché dans les rues de New Delhi jusqu’au Parlement, pour protester contre le nouveau projet de politique éducative.

Parmi ces manifestants, dont Mgr Theodore Mascarenhas, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques d’Inde (CBCI), de nombreux chrétiens étaient venus défendre les valeurs d’égalité, de laïcité et la liberté d’enseigner.

« L’éducation , dit-il, est un secteur fondamental de la construction de la nation. Après l’Etat, l’Eglise catholique est le deuxième acteur du pays, avec plus de 25.000 institutions éducatives.

Or bien que nous soyons un acteur majeur, nous n’avons pas été convoqués par le ministère de l’Education, contrairement à d’autres instances éducatives ayant une certaine orientation idéologique », a-t-il déploré. Pour lui, ce projet risque d’aboutir à une centralisation excessive de l’éducation, laissant peu de marge de manœuvre aux éducateurs.

Emanation du gouvernement fédéral, le "National Education Policy" sert généralement de cadre en matière de politique éducative pour les Etats de l’Union indienne. Même si les Etats n’ont pas obligation de la mettre en œuvre cette politique, ils sont encouragés à en suivre les recommandations et lesorientat

« Ce projet, s’il aboutit, va perturber les fondements laïques et pacifiques du pays », a déclaré Mgr Anil Couto, archevêque catholique de Delhi. La réforme envisagée prévoit en effet d’inclure de nouvelles matières au programme scolaire, toutes issues de l’hindouisme, comme les mathématiques védiques, le yoga et la mise en valeur d’un système d’apprentissage ancien de connaissances hindoues.

Pour d’autres chrétiens, présents à cette manifestation, ce projet de politique éducative risque d’affaiblir sérieusement les valeurs d’égalité et de socialisme, inscrites dans le préambule de la Constitution indienne, car ce projet permettra aux écoles d’ouvrir leur capital à des fonds privés.

« Nous souhaitons le retrait de ce projet car il ne sert pas l’intérêt général », a affirmé Samuel Jaikumar, protestant de la NCC (National Council of Churches in India).

Selon le P. Joseph Manipadam, secrétaire du Bureau pour l’Education de la CBCI, « les familles les plus pauvres ne pourront pas assumer le coût de scolarisation supplémentaire de cette politique de privatisation ». (source
: Mepasie)

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