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du 1 au 4 décembre 2016 (semaine 48)
 


- 4 décembre 2016
- Inde
POUR UNE AUTRE VISION DE L'EVOLUTION ACTUELLE DE LA SOCIETE

Pour freiner la migration des fidèles vers d’autres dénominations chrétiennes, le diocèse de Coimbatore, dans le Tamil Ndu, au sud de l’Inde, a décidé de prendre en compte ce que l'on peut appeler ""les paroisses verticales".

Comme dans bien d'autres régions, l’Eglise catholique s’efforce d’analyser le phénomène et de « renforcer le lien entre le clergé et les fidèles laïcs, afin de mieux se connaître et de mieux comprendre leurs préoccupations, de les guider dans la croissance de leur foi, comme de s'intégrer dans ces phénomènes sociétaux nouveaux. »

Le diocèse de Coimbatore a 161 ans et il couvre une vaste zone comprenant cinq districts (Coimbatore, Tiruppur, Erode, Karur et une partie de Trichy). Les langues parlées sur ce territoire sont le tamoul, le malayalam, le telugu, le kannada et l’anglais. Coimbatore est la deuxième ville du Tamil Nadu en termes de grandeur

Dans le même temps, capitale textile du sud de l’Inde, la ville se transforme progressivement sur le front des nouvelles technologies de l’information, de nouveaux instituts universitaires d’ingénierie continuant à s’y ouvrir.

Cela signifie également une forte augmentation des populations qui, des environs, arrivent en ville, modifiant le tissu urbain et la composition sociale de la population. C’est à cette phase de transformation socio-économique et culturelle que se trouve confrontée la communauté catholique et son annonce de l’Evangile, tout comme les autres Eglises et dénominations protestantes.

La situation de Coimbatore attire à nouveau l’attention sur le chemin œcuménique en Inde. De cela a récemment parlé l’Assemblée consultative nationale œcuménique qui a eu lieu ces jours derniers à Vasai, sous le patronage du Bureau chargé du Dialogue et de l’œcuménisme de la Conférence épiscopale de l’Inde (CBCI).

Les responsables religieux et les évêques présents ont réaffirmé que « le chemin de l’unité des chrétiens est essentiel pour la diffusion du message de l’amour de Dieu manifesté au travers de l’Incarnation, de la mort et de la Résurrection du Christ ».

Mgr Felix Machado, Président de la Commission pour l’oecuménisme, a parlé du chemin oecuménique qui est en nouveauté selon une perspective locale, nationale et globale, se référant aux documents de l’Eglise et à l’enseignement des Papes.

« L’œcuménisme représente un don de Dieu dans l’Esprit Saint. L’unité des chrétiens est aujourd’hui plus proche que voici 500 ans en arrière. Nous avons besoin de donner au monde un témoignage commun » affirmé Mgr Machado.

De son côté, Silvester Ponnumutham, de l’Eglise orthodoxe malankare, a évoqué l’engagement œcuménique dans différentes Paroisses, Diocèses et régions de l’Eglise indienne, remarquant le besoin du partage et non de compétition entre les chrétiens de différentes confessions.

L’Assemblée consultative s’est déclarée d’accord sur la nécessité de construire et de promouvoir « une vision commune » aux baptisés présents en Inde, en grandissant dans un esprit de dialogue et de prière.

En Inde, vivent quelques 17 millions de catholiques, représentant environ 1,7% de la population totale, et 11 millions de protestants de différentes dénominations. Le christianisme anglican y fut introduit par l’Empire britannique. Aujourd’hui en Inde, est présente la majeure partie des dénominations protestantes.

La plus importante du pays est l’Eglise de l’Inde du Sud, créée en 1947 par l’union de différentes communautés – presbytériennes, réformées, méthodistes, anglicanes et autres. Toutes les Eglises chrétiennes ont trouvé le terrain fertile à leur expansion parmi les dalits, les intouchables, et au sein des populations tribales, ouvrant souvent la voie au développement et à l’instruction parmi les strates les plus défavorisées de la population. (source : Fides)

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