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du 1 au 4 décembre 2016 (semaine 48)
 


- 4 decembre 2016
- France
DES OBSEQUES A LA MAIRIE ET NON PLUS A L'EGLISE


Après le mariage civil ou le baptême républicain, l’Assemblée nationale française a donné son feu vert à un nouveau rituel laïc : des « funérailles républicaines » organisées dans les locaux des mairies.

La proposition de loi socialiste, adoptée par les députés, prévoit que les communes ayant une salle municipale « adaptable » devront la mettre gratuitement à la disposition des familles qui le demandent pour des cérémonies civiles d’obsèques. Si les proches du défunt le souhaitent, un officier d’état civil pourra procéder à la cérémonie, précise le texte.

Depuis la fin du XIXe siècle, la possibilité de choisir des funérailles civiles est reconnue par la loi mais, faute d’obligation pour les communes de les accueillir, les familles doivent la plupart du temps « s’adresser aux services de pompes funèbres, qui relèvent aujourd’hui majoritairement d’entreprises privées »

La secrétaire d’Etat chargée des Collectivités, Estelle Grelier, a jugé « légitime et souhaitable que la République puisse apporter son soutien dans les moments les plus difficiles, comme pour les plus joyeux ». Saluant un « message politique et symbolique très fort » sur ce sujet « pas ordinaire » de la mort, elle a jugé que « faire vivre la laïcité, ce n’est pas seulement la protéger, la préserver, c’est lui donner les moyens d’évoluer et de répondre aux mutations de la société ».

Les auteurs du texte sont partis du principe que « les citoyens qui ne se réclament d’aucune religion se trouvent démunis et attendent de notre République qu’elle leur offre des perspectives pour accompagner leurs morts ».

L ’Association des maires de France (AMF) avait invité en 2015, les édiles à mettre à disposition des salles en ce sens, mais sans obligations d’y organiser eux-mêmesdes "rites républicains".

« A chacun son métier », a-t-il notamment plaidé. N’y voyant « sur le principe absolument rien de choquant » et se défendant d’être interpellé par « les aspects laïcs ou républicains », les députés se sont interrogés sur « l’utilité » d'une tellle décision.

Un membre de "l’Entente parlementaire pour la famille" a souligné que « tous les professionnels du funéraire » ont une obligation de formation, parce qu'« on ne s’adresse pas n’importe comment à une famille endeuillée » en voulant transformer les édiles « en croque-morts ou en curés » et « ridiculiser » leur fonction. (source
: AFP)

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