- 4 decembre 2016 - Italie
L'EVOLUTION DE L'EGLISE EN ITALIE
L'Italie est un peu moins catholique et le nombre de fidèles d’autres confessions religieuses augmente. Toutefois, parmi eux, les plus nombreux ne sont pas les musulmans. Ce sont les orthodoxes et les protestants.
Par ailleurs le phénomène social auquel le pape François donne le plus d’importance est indiscutablement celui des migrations, à tel point qu’il s’est réservé – et à lui seul – la direction du service de la curie qui en est chargé, au sein du dicastère "pour le développement humain intégral" qui a été créé récemment.
L
’Église catholique ne détient plus le monopole incontestable qui a été le sien pendant plusieurs siècles et qu’elle avait encore il y a de cela quelques années.
Toutefois, le
catholicisme reste, de très loin, la première religion en Italie. Cependant, à côté de lui, d’autres confessions chrétiennes et d’autres croyances se développent. Pas seulement en raison des flux migratoires, mais également, dans une moindre mesure, du fait des conversions.
Le 8 novembre, le Centro studi sulle nuove religioni (CESNUR, Centre d’études sur les nouvelles religions), que dirige à Turin le sociologue Massimo Introvigne, a publié les données, mises à jour jusqu’à cette année, concernant les minorités religieuses qui sont présentes en Italie, en intégrant celles-ci dans un compte-rendu très approfondi et très détaillé.
Le CESNUR fournit deux tableaux récapitulatifs. Le premier concerne uniquement les citoyens italiens régulièrement enregistrés en tant que tels, tandis que le second s’élargit à tous les étrangers présents en Italie, y compris une estimation approximative en ce qui concerne les clandestins.
Parmi les citoyens italiens, qui sont plus de 55 millions, il y en a 1.781.207 qui appartiennent à des minorités religieuses, soit 3,2 % de la population totale.
Parmi les immigrés non-catholiques le groupe le plus nombreux n’est pas celui des musulmans – contrairement à une opinion largement répandue – mais celui des chrétiens orthodoxes et protestants.
Si on intègre dans le calcul les étrangers de religion catholique, on constate donc que le phénomène migratoire a amené en Italie 2.704.000 chrétiens de plus, c’est-à-dire un chiffre beaucoup plus élevés que celui de musulmans.
En effet, du fait de l'immigration, le pourcentage de chrétiens vivant en Italie est destiné à augmenter. Le pourcentage de personnes qui se rendent à l’église augmente lui aussi, parce que la pratique religieuse est également beaucoup plus élevée dans le cas des catholiques en provenance de l'Afrique, du Pérou ou des Philippines, que dans le cas de ceux qui sont nés en Italie". (source : Chiesa)
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