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du 13 au 18 décembre 2016 (semaine 50)
 


- 18 décembre 2016
- Népal asiec
AU NEPAL, LE CHEMIN VERS LA RECONCILIATION RESTE INCERTAIN

Ce succès relatif mérite d’être souligné, comme celui de la réinsertion d’anciens enfants soldats, enrôlés au sein des forces maoïstes pendant la guerre civile. Près de 3 000 enfants soldats ont ainsi pu être réinsérés dans la société civile.

Des programmes gouvernementaux soutenus par les Nations Unies, restent néanmoins en attente. Or l’enjeu de la réinsertion des anciens soldats maoïstes de l’Armée de libération du peuple (People’s Liberation Army) dans la société ou l’armée népalaise reste, encore aujourd’hui, un enjeu de taille.

Si plus de 32.000 combattants maoïstes ont été enregistrés auprès de l’ONU, moins de 1 500 d’entre eux ont rejoint l’armée népalaise, tandis que plus de 15.000 anciens soldats ont préféré quitter l’armée, profitant d’un plan volontaire de départ à la retraite, en échange d’une aide financière allant de 4 700 à 7 500 euros en fonction de leur grade.

Les anciennes femmes soldats, qui au sein de l’Armée de libération du peuple étaient sur un pied d’égalité avec les hommes, trouvent difficiles de retrouver le rôle traditionnel de femme au foyer, après avoir goûté à la liberté et à l’égalité au sein de l’armée maoïste.

Dix ans après la fin de la guerre civile, il reste difficile pour ces anciens soldats de reprendre une vie familiale et communautaire normale, d’autant plus que les discriminations inter-castes perdurent. Dans beaucoup d’endroits encore, les anciens rebelles maoïstes restent perçus comme des personnes dangereuses et sont régulièrement stigmatisés.

Enfin, de nombreux chefs maoïstes qui n’ont pas réintégré véritablement la société civile restent une menace réelle pour le Népal, car ils sont facilement mobilisables par de nouvelles factions rebelles. « La paix n’est pas uniquement l’absence de guerre. Tout processus de paix se doit de prendre en compte toutes les situations économiques et socio-culturelles des Népalais. (...) Personne ne doit se sentir exclu du processus de justice et réconciliation », a rappelé Prakash Khadka, un militant pour la paix et les droits de l’homme. (source
: Mepasie)

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