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du 13 au 18 décembre 2016 (semaine 50)
 


- 18 décembre 2016
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A PROPOS DE LA DÉCLARATION CONJOINTE SUR LA DOCTRINE DE LA JUSTIFICATION eglise h

La communion mondiale d’Eglises réformées souhaite se joindre aux signataires de la «déclaration sur la doctrine de la justication», et signer en juillet 2017 à Wittenberg ,ce texte signé en 1999 par le Vatican et la Fédération luthérienne mondiale.

" La grâce et la foi sont intimement liées, car la foi a pour seul but de s'emparer (s'approprier) de ce que la grâce offre gratuitement. La grâce de Dieu est la source de la justification, le sang versé par le Christ en est le fondement, et la foi le moyen qui nous unit au Christ et nous donne d'être justifiés.

Dieu justifie celui qui croit, non en raison de la valeur de sa foi, mais en raison de la valeur de celui sur qui elle repose.

La Déclaration sur la Doctrine de la Justification est le résultat de plus de trente ans de dialogue luthérien-catholique. Cette déclaration exprime avec concision les aspects essentiels de cette vision commune de la Doctrine de la Justification qui a été développée précédemment par les dialogues luthérien-catholique internationaux et nationaux.

La Doctrine de la Justification fut l’un des principaux sujets de discussion entre Martin Luther et les autorités de l’Église au XVIe siècle. Selon le cardinal Edward Idris Cassidy, le consensus atteint sur cette doctrine et exprimé dans la Déclaration Commune «résoud virtuellement, en cette fin du XXe siècle et à la veille du nouveau millénaire, une question longtemps discutée».

Le chrétien est justifié par la foi et non par les œuvres, selon l'apôtre Paul. L'opposition entre ces deux termes (fides et acta), flagrante depuis le concile de Trente, s'est estompée avec les travaux de Joseph Ratzinger, en tant que théologien, qui s'inscrivent dans la lignée de Vatican II.

Dans sa conception de la justification, les chrétiens sont certes justifiés par la foi, mais aussi par les œuvres. Sous le pontificat de Jean-Paul II et de Benoît XVI, catholiques et protestants ont fini par trouver un terrain d'entente qu'ils ont officialisé par des accords écrits en 1999 et 2006.

John Henry Newman, théologien béatifié par Benoît XVI, avait donné une réponse nuancée dès le milieu du xixe siècle. Dans ses Lectures on Justification (1838), Newman considère que la justification est le fruit de la foi mais aussi de la grâce : la grâce de Dieu contribue à nous faire vivre avec Dieu, nos actes, nos actions révèlent alors la présence de Dieu.

La foi conduit à agir conformément à la volonté de Dieu. Ainsi, pour Newman, la justification est le résultat de la grâce de Dieu, qui nous permet d'agir par la foi conformément à la volonté de Dieu, permettant la justification des personnes par les actes mais surtout par l'action de la grâce en nous.

La grâce et la foi sont intimement liées, car la foi a pour seul but de s'emparer (s'approprier) de ce que la grâce offre gratuitement. La grâce de Dieu est la source de la justification, le sang versé par le Christ en est le fondement, et la foi le moyen qui nous unit au Christ et nous donne d'être justifiés. Dieu justifie celui qui croit, non en raison de la valeur de sa foi, mais en raison de la valeur de celui sur qui elle repose. (source : VIS - COE)

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