- 18 décembre 2016 - Chine
ILS INSCRIVENT UNE EGLISE AU PATRIMOINE DE L'UNESCO asiea
La Chine populaire s'apprête à présenter l'ancienne église catholique Saint-François-Xavier de Sancian (Shangchuan) à l'Unesco en vue de son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de cet organisme..
Si les autorités chinoises semblent poursuivre une visée touristique et patrimoniale en présentant cette église à l'Unesco, leur décision revêt également une une portée historique, voire politique et spirituelle, tant cette église est liée à l’histoire de l’évangélisation de la Chine, avec une particulière signification.
En 1533 était érigé le diocèse de Goa, en Inde. Il devient alors, de façon théorique, la tête de l’Eglise catholique sur un territoire immense et sans limites précises ; il s’étend sur tout le pourtour de l’océan Indien, à l’Est de l’Afrique, l’Asie du Sud-Est, la Chine, la Corée et jusqu’au Japon. Dans les années suivantes, saint François Xavier a parcouru de bout en bout ces contrées, offrant au diocèse de Goa un début de réalité à l’évangélisation de ses territoires, et ouvrant la voie à des générations de missionnaires occidentaux.
Le périple de François Xavier s’est terminé le 3 décembre 1552 sur l’île de Sancian, au large des côtes de la province de Guangdong, à l’ouest de l’embouchure de la rivière des Perles. François Xavier n’est donc jamais véritablement entré en Chine, mais il le voulait, et il mort alors qu’il l’avait en vue.
Le lieu du décès de saint François Xavier est donc devenu le symbole d’un commencement et d’une promesse d’évangélisation de la Chine par les missionnaires occidentaux, comme son origine ou son point de départ.
En 1582, c’est par Macao que Matteo Ricci arrive en Chine, après être passé par Goa, comme François Xavier avant lui. Avec la vénération dont est l’objet François Xavier, Sancian prend une importance symbolique croissante pour les missionnaires.
Une stèle de plus grande dimension est placée au lieu de son décès en 1639. Ce lieu est désormais signalé sur quasiment toutes les cartes de Chine dressées par des Occidentaux, notamment sur la carte de l’Annam établie par le P. Alexandre de Rhodes, SJ, en 1661, et présentée au pape Alexandre VII qu’il cherchait à convaincre d’envoyer des vicaires apostolique en Asie . (source : Mepasie)
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