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2005-07-23 - Inde
DE NOUVELLES PAROISSES DE RITE ORIENTAL.
Pour préserver les traditions orientales dans son diocèse de New Delhi, mais aussi pour apaiser certaines tensions entre ces communautés, neuf paroisses sont créées pour les catholiques de rite syro-malabar et de rite syro-malankar.
Il y a deux ans, à titre expérimental, Mgr Vincent Concessao, archevêque de New Delhi (rite latin), avait créé six "paroisses personnelles" pour les catholiques de rite syro-malabar et trois autres pour les catholiques de rite syro-malankar. Mgr Vincent Concessao a déclaré que cette extension du nombre de paroisses de rite oriental voulait contribuer à préserver "la richesse" des traditions orientales dans son diocèse.
Interrogé sur la possibilité de voir prochainement ériger un diocèse de rite syro-malabar pour Delhi et un diocèse de rite syro-malankar pour tout le nord de l’Inde, il a répondu que l’érection de nouveaux diocèses était au-delà de son autorité et relevait de Rome.
Lors du dernier synode diocésain, "une large majorité" des délégués s’étaient prononcés contre la création d’un diocèse distinct pour les catholiques de rite oriental.
Dans l’Église catholique en Inde, qui comprend trois rites: latin, syro-malabar et syro-malankar, la prise en charge pastorale des fidèles de rite oriental vivant hors de leur diocèse d’origine est une question délicate. Avec 120 diocèses et 12,5 millions de fidèles, l’Église latine est la plus importante. L’Église syro-malabar compte 25 diocèses et 3,5 millions de fidèles. L’Église syro-malankar dispose de cinq juridictions pour environ 325.000 fidèles.
Les catholiques de rite oriental résident pour la plupart dans l’État du Kerala, à l’extrémité sud-ouest du pays, mais beaucoup sont allés s’installer dans d’autres régions de l’Inde ou dans divers pays d’Europe, d’Amérique du Nord et du Golfe persique.
Les nouveaux arrivants à New Delhi" appartenant à des rites orientaux ont "le sentiment de ne pas trouver leur place" en raison de "la barrière linguistique", car les habitants du Kerala parlent le malayalam, tandis que les services religieux dans l’archidiocèse de New Delhi, en dehors des paroisses personnelles de rite oriental érigées en 2003, sont menés en hindi ou en anglais.
Selon le Père George Manimala, vicaire épiscopal pour les catholiques de rite oriental de l’archidiocèse de New Delhi, la création de ces neuf nouvelles paroisses est "une étape logique", pour permettre aux catholiques orientaux d’être fidèles à leurs traditions religieuses. L’aumônier des Syro-Malabar de Delhi, le Père Jose Edassery, a précisé pour sa part que les nouvelles paroisses utiliseront les infrastructures des paroisses latines, dans un esprit de coopération paisible. (source et information : Eglises d'Asie-EDA)
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