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FlashPress - Infocatho
21, 22 et 23 juillet 2005 (semaine 29)
 

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2005-07-23 -
TOUS LES PRÉDICATEURS NE SONT PAS DES RADICAUX.


Devant les propositions avancées par le ministre français de l’Intérieur, des responsables musulmans en appellent à une meilleure prise en compte des besoins de leur communauté en France.

Le ministre de l'Intérieur français Nicolas Sarkozy vient d’affimer sa volonté "d'engager une action de grande ampleur sur le dépistage précoce des éléments de radicalisation", invoquant "la responsabilité de prêcheurs radicaux sur des esprits faibles" et jeunes. Plusieurs responsables musulmans s'inquiètent ainsi de ce que l’Islam soit ainsi mis en cause et ils dénoncent les dérives possibles.

"Le culte musulman doit mettre de l'ordre dans le personnel religieux de l'islam de France, il faut un véritable statut de l'imam", convient Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et recteur de la Mosquée de Paris. Mais il réclame aussi une "volonté politique" pour faire aboutir d'ici la rentrée un projet de formation universitaire des imams lancé cet hiver.

De son côté, tout en appelant les mosquées "à profiter de la prière du vendredi pour appeler les musulmans à combattre sans ambigüité aucune l'extrémisme et le terrorisme", le Conseil régional du culte musulman Rhône-Alpes invite "les responsables politiques à plus de retenue"..."On ne peut accepter qu'au nom de la lutte contre le terrorisme, toute une frange de la société française soit stigmatisée", souligne le CRCM d'une des régions qui compte le plus de musulmans.

Abdellah Boussouf, vice-président du CFCM, souligne que "la vie de notre communauté est empoisonnée par ce phénomène" et que "nous devons faire le nécessaire car nous payons doublement : nous sommes les victimes des attentats et nous sommes sur le banc des accusés". (information : Lnmf et Cfcm)

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