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du 16 au 18 octobre 2008 (semaine 42)
 

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2008-10-18 -
L'ACTUALITÉ DE "FIDES ET RATIO"

Il y a 10 ans cette encyclique de Jean Paul II éclairait les exigences nouvelles du contexte culturel, défendant la capacité de la raison à atteindre la vérité, proposant la foi comme forme particulière d'une connaissance qui s'ouvre à la vérité révélée.

Pour le dixième anniversaire de l'Encyclique Fides et Ratio, l'Université pontificale du Latran, l'Académie pontificale des sciences et la Conférence mondiale des institutions universitaires catholiques ont organisé un congrès. Devant les participants reçus ce matin, Benoît XVI a parlé de l'extrême actualité de ce texte de grande ouverture sur un thème dont on théorise l'extinction. "Jean-Paul II a su au contraire souligner l'importance à conjuguer la raison avec la foi, dans le respect de leurs spécificités".

Par cette encyclique, "l'Eglise a interprété une exigence nouvelle du contexte culturel. Il a défendu la force de la raison et sa capacité à atteindre la vérité, reproposant la foi comme forme particulière d'une connaissance qui s'ouvre à la vérité révélée. On lit dans Fides et Ratio qu'il faut avoir confiance dans les capacités de la raison humaine et ne pas la limiter à des buts trop modestes".

"Qui niera l'apport que les grands systèmes philosophiques ont fourni au développement d'une conscience de soi comme au progrès des cultures, qui s'enrichissent en s'ouvrant à la vérité et permettent à ses disciples d'atteindre des objectifs humanisant la vie sociale... Cependant, on ne saurait nier un glissement d'une pensée largement spéculative vers une pensée plus expérimentale."

" Cette recherche s'est principalement tournée vers l'observation de la nature en vue d'en dévoiler les secrets. Le désir de connaître la nature s'est transformé en volonté de la reproduire... Le progrès scientifique et technologique, auquel la foi doit de plus en plus être confrontée, a modifié la définition traditionnelle de raison, écartant en quelque sorte la raison qui recherchait la vérité des choses pour faire place à une raison tendue à découvrir la vérité contingente des lois de la nature".

La recherche scientifique est un bien, a déclaré le Pape, "lorsque les sciences appliquées sont le fruit de la raison et quand elles expriment l'intelligence avec laquelle l'homme pénètre la création. La foi, quant à elle, ne craint ni le progrès scientifique ni ses applications pratiques lorsque celles-ci s'appliquent au bien de l'homme et au progrès de l'humanité".

Benoît XVI a alors dit que "la science seule n'est pas en mesure de donner des principes éthiques, alors que philosophie et théologie sont indispensables pour éviter que la science s'engage dans des voies tortueuses et dangereuses. Il ne s'agit pas de limiter la recherche scientifique...mais maintenir le sens de la responsabilité de la foi et de la raison dans la science, comme garantie du service à l'homme".

Et puis, "la raison sait et démontre qu'au delà de ses acquis il y a une vérité qu'on ne saura découvrir qu'en la considérant comme un don supérieur. La vérité de la révélation n'est pas au dessus de la vérité dévoilée par la raison. Par contre elle purifie la raison et l'élève en permettant l'élargissement des horizons de la recherche du mystère".

Benoît XVI a conclu en disant que "la passion de la vérité nous pousse à rentrer en nous pour découvrir l'homme intérieur et le sens profond de notre vie. Une philosophie authentique doit accompagner tout un chacun dans la connaissance de la vérité de la Révélation". (source : VIS)

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