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2008-11-11- Terre Sainte
LES INCIDENTS AU SANCTUAIRE DU SAINT SÉPULCRE
De très anciennes rivalités opposent les religieux des Églises grecque, arménienne et catholique latine qui se partagent, pour leurs liturgies, l'église du Saint-Sépulcre, où selon la tradition chrétienne Jésus-Christ a été crucifié et enterré.
Les horaires des célébrations sont codifiés pour tenter d'éviter des frictions entre les différentes Églises. Les règles de la cohabitation ont été établies en 1852 par les Ottomans et régissent depuis très strictement le Saint-Sépulcre. Toute modification du statu quo est impossible, pour les visites comme pour les heures des messes et des processions.
Pour éviter tout conflit, les clés de l'église sont depuis sept siècles entre les mains de deux familles musulmanes.
Le dimanche 9 novembre, un violent incident a opposé les prêtres grecs orthodoxes et les prêtres arméniens. Ce n'est pas le premier, loin de là cat ils sont fréquents, mais ce dimanche les medias étaient présents dans la basilique du Saint-Sépulcre. La police israélienne dut intervenir pour séparer les deux camps lors de ce pugilat. Certains des prêtres ont utilisé des cierges comme gourdins tandis que d'autres tentaient d'arracher les soutanes de leurs rivaux.
Les raisons de ce regrettable incident n'ont pas été précisées. Mais cette situation est inadmissible, comme le déclare dans son blog Bruno Frappat, directeur du journal La Croix.
Le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Théophilos III a accusé lundi les Arméniens de porter la responsabilité de cet incident : "Les Arméniens nous provoquent sans cesse, ils revendiquent des droits supplémentaires et veulent des privilèges semblables aux nôtres qui datent de plusieurs siècles", a déclaré le patriarche à la télévision publique grecque NET.
Il a ajouté que depuis son élection en 2005 il a tenté d'améliorer sans succès les relations entre les différentes églises car les Arméniens "restent obstinés". (source : Israël )
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