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17.08.02 - Jean Paul II à l'aéroport de Cracovie.

L'atmosphère était particulièrement joyeuse et détendue lorsde l'arrivée de Jean Paul II à Cracovie, pour sa 8ème visite en Pologne. Même les soldats venus lui rendre hommage n'ont pas hésité à rompre les rangs pour prendre des photos du Saint-Père.

Le pape était visiblement heureux et d'excellente humeur. Emu et souriant, il descendit à pied la passerelle de l'avion avant de baiser la terre qu'on lui présentait dans un panier, selon la coutume chaque fois que le pape arrive dans un pays, sous les ovations de ses compatriotes: "Bienvenu à la maison", "Nous t'aimons", "Bienvenu à Cracovie"! Il n'a utilisé son estrade mobile que pour se rendre à son pupitre. Dans son discours, il a déclaré apporter le message de la miséricorde divine à son pays natal.

Jean-Paul II vient en Pologne apporter le message de la miséricorde - divine et humaine - à son pays natal en proie à de profonds changements depuis la fin de l'ère communiste.

Le président Aleksander Kwasniewski a prononcé une allocution de bienvenue à l'arrivée ainsi que le cardinal Franciszek Macharski, archevêque de Cracovie. A la fin de son discours, Jean Paul II s'est excusé parce que, contrairement au président et à l'archevêque de Cracovie qui avaient prononcé leur discours debout, il était resté assis. "C'est à cause de ce pupitre qu'ils m'ont mis devant et qui m'empêche de me lever!" a-t-il dit, malicieux.

Quelque 20.000 personnes étaient venues accueillir le pape à l'aéroport de Cracovie-Balice qui porte le nom de Jean-Paul II. "Je salue à nouveau la Pologne et tous mes compatriotes. Je le fais chaque fois que je me retrouve dans ma patrie avec le même sentiment d'émotion et de joie. Cette fois-ci je viens seulement à Cracovie mais avec une pensée chaleureuse, j'embrasse la Pologne toute entière et tous mes compatriotes", a-t-il déclaré.

"Ce qui se passe en Pologne me tient beaucoup à coeur", a-t-il poursuivi. "Je sais que notre patrie a beaucoup changé depuis ma première visite en 1979". Je suis convaincu que notre pays se dirige courageusement vers de nouveaux horizons de développement dans la paix et la prospérité", a-t-il ajouté. Le pape a expliqué qu'il allait profiter de ce pèlerinage pour "observer comment les Polonais gèrent leur liberté reconquise".

Dans son discours, prononcé d'une voix forte et claire, Jean-Paul II a rappelé que l'Eglise a toujours insisté sur le fait "qu'on ne peut pas construire d'avenir heureux pour la société sur la pauvreté, l'injustice, la souffrance d'un frère", faisant notamment allusion aux 18% de ses compatriotes sans emploi. "Les hommes qui respectent l'esprit de l'éthique sociale catholique ne peuvent rester indifférents devant le sort de ceux qui restent sans travail, vivent dans une pauvreté croissante sans perspective pour améliorer leur situation et l'avenir de leurs enfants", a-t-il ajouté.

Rappelant que le premier but de son voyage était d'apporter le message de la miséricorde divine à la Pologne, il a précisé que demain samedi, il consacrerait en effet le nouveau sanctuaire de la Divine Miséricorde, dans les environs de Cracovie, "centre mondial de la dévotion à Jésus miséricordieux".

Lundi, Jean-Paul II célébrera le quatrième centenaire de la consécration du Sanctuaire de la Passion de Jésus et de la Vierge des Douleurs, dans la basilique de Kalwaria Zedrzydowska. Un sanctuaire auquel il est lié depuis son enfance. Le pape a expliqué dans son discours que c'est dans ce sanctuaire qu'il a cherché l'inspiration pour son service à l'Eglise de Cracovie et de Pologne, qu'il a pris des décisions et appris la foi qui le guide, même sur le siège de Pierre.

"N'ayez pas peur !" s'est exclamé le pape à la fin de son discours, reprenant les paroles qu'il avait prononcées lors de sa première visite en Pologne, en 1979, en plein régime communiste, un an après avoir été élu pape. "Ayez foi en Dieu qui est riche en miséricorde".

Pour plus d'informations : Service de presse du Vatican

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