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21.04.03 - Rites liturgiques et épidémie.

A Hong Kong, Singapour et Toronto, l'Eglise catholique adapte les liturgies pascales afin de ne pas accroître les risques de diffusion de l'épidémie de pneumopathie atypique.

La ville de Hong Kong, touchée par l'épidémie de pneumopathie atypique et où, officiellement, 1.190 personnes ont été contaminées et 47 autres sont décédées du mystérieux virus à la date du 14 avril 2003, les responsables des Eglises catholique, anglicane, orthodoxe et des moines bouddhistes ont prié côte à côte, sur une place publique de Hong Kong, pour les victimes du virus et pour le personnel soignant.

Pour les célébrations de la Semaine Sainte, les responsables du diocèse catholique de Hong Kong ont annoncé une série de mesures destinées à préserver la dignité des cérémonies et à rassurer les fidèles pour que ceux-ci soient sûrs que tout a été entrepris afin de minimiser les risques éventuels de contagion.

Pour le dimanche des Rameaux, il avait été demandé que les rameaux, vecteurs possibles de contagion, ne soient pas rendus disponibles à l'entrée des églises. La procession des rameaux a donc été supprimée. Pour l'office du Jeudi Saint, il a été demandé de ne pas organiser de cérémonie du lavement des pieds. Le Vendredi Saint, les fidèles salueront seulement la Croix, sans la baiser, comme certains ont coutume de le faire. Le Samedi Saint, les fidèles ne viendront pas puiser directement l'eau bénite, des bouteilles préalablement remplies leur seront distribuées.

Enfin, lors de la veillée pascale, aucun baptême par immersion ne devra être célébré et les participants ne pourront pas utiliser de cierge. Toujours dans le souci de limiter les risques de contagion, les bénitiers resteront à sec et les livrets de messe et livres de chant ne seront pas distribués comme à l'ordinaire.

Les prêtres ont porté un masque facial pendant les liturgies. La distribution de la communion doit se faire dans la main et non dans la bouche ou encore la salutation sans poignée de main lors de l'échange du "baiser" de paix.

Au sujet des confessions, consigne a été donnée de ne pas pratiquer de confession individuelle et de donner des absolutions générales, et cela jusqu'au 27 avril au moins ; auparavant, depuis le début de l'épidémie, pour les confessions individuelles, les prêtres devaient seulement porter un masque, tout comme les fidèles, les confessions se faisant non plus dans les confessionnaux mais dans des pièces ventilées naturellement (fenêtres ouvertes et air conditionné allumé).

Dans un article publié le 6 avril dans l'hebdomadaire diocésain en langue chinoise, le "Kung Kao Po", Mgr Joseph Zen Ze-kiun, évêque de Hong Kong, a appelé les Hongkongais dans leur ensemble à ne pas sombrer dans le pessimisme et les catholiques en particulier à garder la foi.

Au Canada, le diocèse de Toronto a pris également une série de mesures restrictives pour lutter contre la propagation de l'épidémie de pneumopathie atypique. Avec 287 cas et 13 décès à la date du 18 avril, le Canada est le troisième pays contaminé, après Hong Kong et la Chine. Plus de communion sur la langue, ni de partage du calice, pas plus de poignée de mains en signe de paix, telles sont les principales mesures prises pour éviter la propagation de l'épidémie.

Les confessions n'ont plus lieu dans les confessionnaux traditionnels et les fidèles ont été priés de s'abstenir d'embrasser la croix le Vendredi Saint. En outre, 500 membres d'un groupe de prière charismatique ont été mis en quarantaine, 31 d'entre eux, ainsi que deux médecins, présentant des symptômes de la maladie. (source : apic/cns)

Pour plus d'informations : Agence APIC

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