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du 10 au 12 avril 2009 (semaine 15)
 

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2009-04-12 - Venezuela
LA DÉMOCRATIE COURT DE GRAVES RISQUES


"La démocratie court un grave risque au Venezuela", a affirmé le 8 avril au cours d'une messe le cardinal Jorge Urosa Savino, archevêque de Caracas. "La violence se propage et les citoyens sont sans protection."

Dans son communiqué intitulé " La Semaine Sainte: rencontre avec Dieu et avec le prochain", la Conférence épiscopale catholique du Venezuela (CEV) a également tiré la sonnette d'alarme : le système démocratique risque de s'effondrer.

Elle déplore que "malgré les mesures adoptées, la pègre, les kidnappeurs, les sicaires (tueurs à gages, ndlr), les narcotrafiquants et les contrebandiers agissent toujours impunément". Et ce sont les habitants sans défense des villes et des campagnes qui en subissent les conséquences, sans savoir à quelle instance s'adresser pour avoir une protection efficace.

Cette situation "viole les droits fondamentaux des citoyens", écrivent les évêques, qui déplorent également la "polarisation politique aiguë, l'exclusion pour des causes idéologiques, la disqualification morale des adversaire, l'élimination d'une décentralisation positive et la concentration croissante du pouvoir dans les mains de l'exécutif".

Tout ceci, soulignent les évêques, "porte atteinte à l'Etat de droit, dépouille les instances nationales, régionales et municipales de leur légitime autonomie et expose le système démocratique à un grave risque d'effondrement".

Le gouvernement d'Hugo Chavez a déploré le "ton alarmiste" de la CEV, un "alarmisme auquel recourt la Conférence épiscopale comme en tant d'autres occasions", selon le MINCI, Ministère du Pouvoir Populaire pour la Communication et l'Information.

Dans un communiqué, le MINCI affirme que depuis 1998, le sommet de la Conférence épiscopale du Venezuela a pris position "contre l'option transformatrice proposée par le président Hugo Chavez Frias et la Révolution bolivarienne", en mentionnant le rôle "de ce petit groupe d'évêques dans le coup d'Etat de l'année 2002".

De son côté, le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) au pouvoir a exhorté mercredi la CEV à "remplir son véritable rôle en tant qu'institution ecclésiastique" et à s'en tenir aux valeurs qui fondent la religion catholique, comme l'aide aux plus
nécessiteux et aux défavorisés. (source : Apic et CEV)


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