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du 19 au 22 juin 2009 (semaine 25)
 

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2009-06-22 -
CE SONT DES VRAIES PERSONNES ET DE VRAIS DÉFIS


A l'occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, le Service des Jésuites pour les réfugiés, demande aux gouvernements de "respecter leurs obligations en matière de droits humains et de créer l'environnement nécessaire à leur intégration".

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La peur de l'étranger influe sur les politiques relatives aux réfugiés », déplore le JRS, dans un communiqué publié à l'occasion de cette journée, centrée sur le thème « De vraies personnes, de réels besoins ».

" Il est inquiétant de voir que les pays les plus riches continuent à refuser de mettre en oeuvre les responsabilités qui leur incombent par rapport aux réfugiés, souligne le JRS. Au lieu d'accueillir les personnes forcées de quitter leur pays pour cause de misère et de violence, ils leur claquent la porte au nez. Ce faisant, ils mettent en danger le système mondial de protection internationale.

Le JRS rappelle aux citoyens qu'ils ne sont pas impuissants, que  les gouvernements ne peuvent agir qu'avec leur consentement. Ainsi, précise-t-il , "si les citoyens se montrent prêts à soutenir les personnes déplacées de force, les gouvernements devront améliorer leurs politiques".

Parmi les Etats développés qui ont été les premiers à avoir mis en oeuvre des politiques et des lois qui empêchent les réfugiés d'entrer et de demeurer sur leur territoire, le JRS cite l'Italie où, déplore-t-il « le gouvernement renvoie en toute illégalité des réfugiés vers la Libye sans prendre la peine de déterminer s'ils ont ou non besoin de la protection internationale ».

Le JRS cite également les Etats-Unis où, dénonce-t-il, « les autorités empêchent toute arrivée de bateaux chargés de Haïtiens fuyant la misère et les violations des droits humains » ; et la Grèce où « les conditions faites aux demandeurs d'asile sont si terribles que certains pays européens ne considèrent plus la Grèce comme un lieu où l'on peut chercher refuge ».

Selon le JRS, "politiciens et médias « diabolisent » les étrangers qui sont présentés comme une menace à la sécurité publique ou à une soi-disant identité culturelle, faisant totalement abstraction , des contributions positives apportées par les réfugiés et les migrants à l'économie et au bien-être culturel des pays d'accueil".

Ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays, pourtant surpeuplés comme en Equateur, où le gouvernement a commencé à régulariser plus de 50.000 réfugiés non reconnus jusqu'à ce jour, et en Afrique du Sud, où a été annoncée l'adoption de procédures visant l'octroi de la protection temporaire à plus d'un million de Zimbabwéens fuyant leurs maisons.

Pour le JRS, ces exemples sont la preuve qu'il est possible d'accepter de nouveaux réfugiés sur son territoire.

« Ignorer les réfugiés compromet les principes de justice et de solidarité qui sont les fondements de toute société libre », rappelle le JRS dans son communiqué avant de conclure : « Ouvrir nos coeurs aux souffrances nous oblige à accueillir l'étranger ». (source : JRS)

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