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Samedi 19 mars,
samedi de la première semaine de carême
"Dieu
éternel, notre Père, daigne tourner vers toi notre coeur
afin que nous soyons tout entiers à ton service, dans la recherche
de l'unique nécessaire, et une vie remplie de charité."
(Prière d'ouverture de la messe)
Que de choses exprimées en peu de mots. Cette concision est d'ailleurs
dans le style même des prières romaines, chargées
de sens pour en dire la richesse sans emphase.
"Tourner toi notre coeur."
Pour connaître la réalité humaine d'une situation
complexe, d'une personne dont je partage l'existence et même,
simplement, que j'approche dans mon travail, mes loisirs et mon quartier,
il me faut "l'intelligence du coeur". Les raisonnements les
plus logiques sont toujours insuffisants et laissent dans l'ombre bien
des inconnus.
Il n'y a que l'amour qui nous permette de vivre
dans le mystère de Dieu qui est amour.
Et cela doit se traduire non pas par des "Seigneur, Seigneur !",
mais par la réalité de faits et gestes qui traduisent
cet amour.
"La recherche de l'unique nécessaire".
Seigneur, je n'en suis pas
là. Je ne suis qu'en recherche. Ma sainteté est en route,
mais elle est bien imparfaite.
En attendant, j'essaie d'être moins imparfait car je n'en suis
pas encore à répondre à ce que tu me demandes à
tout disciple :"Soyez parfaits comme votre Père céleste
est parfait." (saint Matthieu 5. 48)
En tous cas, c'est sûr, je voudrais remplir ma vie de plus de
charité possible, d'amour, pour Toi et pour mes frères.
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EN LA FÊTE DE SAINT JOSEPH |
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C'était un homme juste, qui mettait sa vie à l'unisson de sa foi et de la volonté de Dieu. Il avait ajusté sa manière de vivre à l'attente du Seigneur à son égard.
Les habitants de Nazareth connaissaient ce charpentier chez qui ils venaient pour leurs meubles et à qui ils demandaient d'entretenir leurs maisons.
Comme chacun d'eux, un jour, son coeur sa tourna vers cette vierge, humble comme lui. Il l'aima et il envisageait de bâtir, avec elle, une vie toute simple, une vie comme celle de leurs voisins du village.
Et voici que tout se bouleverse.
Marie revient enceinte, alors qu'elle lui avait annoncé qu'elle allait aider la cousine Élisabeth. Marie ne lui avait pas parlé de cette annonciation et de cette révélation qu'elle avait reçue. Elle était partie inopinément, précipitamment.
Joseph est respectueux de cette fiancée qui semble lui échapper. Il ne se fâche pas. Il réagit discrètement, plein de délicatesse.
Et c'est Dieu lui-même qui lui annonce que désormais cette insolite paternité, il doit la partager avec le Seigneur lui-même.
Humble et discret, Joseph assume cette extraordinaire vocation.
Il n'a jamais douté de Dieu. Et moi ? Je sais bien que ton amour ne manquera jamais. Mais j'ai besoin de te redire que je l'attends toujours. Quand on aime et veut être aimé, on ne se lasse pas de répéter les mêmes mots du désir.
C'est vrai que c'est moi qui t'abandonne trop souvent, au point qu'à certaines heures je ressens une solitude qui m'angoisse.
Donne-moi, comme Joseph le fit pour Marie, de veiller sur ton Église avec tous mes frères et soeurs. En ces temps difficiles où tant d'accusations tombent sur elle, je te demande de la protéger, de les protéger quand nous sommes accusés d'être infidèles, évêques, prêtres, religieux, religieuses et laÎcs. Et puis, même si certains le sont...
Nous ne formons qu'un seul corps et un seul esprit dans le Christ. Je ne peux pas me dissocier d'eux.
Je sais c'est que c'est toi qui es l'ami le plus sûr. Ne relâche pas ton amour pour mes frères et mes soeurs, protège-les pour qu'ils donnent à ton amour la réponse de leur vocation assumée.
Que ta grâce gouverne ton Eglise, non pas par de simples normes canoniques ou des décisions hiérarchiques, mais par la grâce que tu donnes à nous tous. |
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