LE TEMPS DE LA PRIERE

Je suis émerveillé, Seigneur, donne-moi,
la force de ne pas m'arrêter en chemin.



Mardi 8 avril, mardi de la cinquième semaine de carême

" Seigneur, accorde-nous la grâce de persévérer dans ta volonté afin qu'au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en sainteté."

Persévérer.

C'est chose bien difficile, je m'en aperçois après 5 semaines de carême. Je t'ai offert mes résolution que je voulais décisives et enthousiastes. J'ai connu des arrêts et même des fautes. Je me suis repris. C'est ma seule persévérance mais qui est faite d'à-coups successifs.

Ma volonté propre a prédominé sur la tienne. Ne cesse pas de m'accorder ta grâce et que ton Esprit-Saint m'accompagne de sa force.

Un nombre qui augmente.

Dans quelques jours, ton Eglise connaîtra de nouveaux baptisés. Ce qui ne m'empêche pas d'être attristé par tous ces braves gens que je côtoie chaque jour, qui se disent "croyants", mais qui en restent à cette déclaration. Ils n'ont ni le temps, ni le goût, ni les convictions, pour mettre en actes leur foi lointaine, une sorte de zone phréatique et non pas une source jaillissante.

Le feu s'est éteint en eux. Il ne reste que quelques braises qu'un vent pourrait ranimer. Mais qui sera ce vent ? qui sera le souffle de vie ?

Donne-moi d'être de ceux-là pour qu'ils se réjouissent eux aussi d'un nouveau printemps de leur foi, d'un véritable renouveau pascal.

Grandisse en sainteté.

La sainteté est peut-être une solution de ce problème. Les beaux discours restent des paroles qui s'envolent. Les bons conseils restent souvent lettre morte. Les gestes les plus sympathiques peuvent n'en rester que sympathiques.

Le véritable témoignage que je puis te rendre devant eux, c'est d'être." Etre", au sens plus fondamental du terme. Etre transparence de toi-même, être transmetteur de ta grâce. Je l'entends dire à chaque messe :"Tu nous as choisis pour servir en ta présence."

Persévérant, dévoué, saint, tout un programme que toi seul peut réaliser en moi, par ta grâce, qu'une fois de plus de te demande.

EN LA FÊTE DE SAINT JOSEPH

C'était un homme juste, qui mettait sa vie à l'unisson de sa foi et de la volonté de Dieu. Il avait ajusté sa manière de vivre à l'attente du Seigneur à son égard.

Les habitants de Nazareth connaissaient ce charpentier chez qui ils venaient pour leurs meubles et à qui ils demandaient d'entretenir leurs maisons.

Comme chacun d'eux, un jour, son coeur sa tourna vers cette vierge, humble comme lui. Il l'aima et il envisageait de bâtir, avec elle, une vie toute simple, une vie comme celle de leurs voisins du village.

Et voici que tout se bouleverse.

Marie revient enceinte, alors qu'elle lui avait annoncé qu'elle allait aider la cousine Élisabeth. Marie ne lui avait pas parlé de cette annonciation et de cette révélation qu'elle avait reçue. Elle était partie inopinément, précipitamment.

Joseph est respectueux de cette fiancée qui semble lui échapper. Il ne se fâche pas. Il réagit discrètement, plein de délicatesse.

Et c'est Dieu lui-même qui lui annonce que désormais cette insolite paternité, il doit la partager avec le Seigneur lui-même.

Humble et discret, Joseph assume cette extraordinaire vocation.

Il n'a jamais douté de Dieu. Et moi ? Je sais bien que ton amour ne manquera jamais. Mais j'ai besoin de te redire que je l'attends toujours. Quand on aime et veut être aimé, on ne se lasse pas de répéter les mêmes mots du désir.

C'est vrai que c'est moi qui t'abandonne trop souvent, au point qu'à certaines heures je ressens une solitude qui m'angoisse.

Donne-moi, comme Joseph le fit pour Marie, de veiller sur ton Église avec tous mes frères et soeurs. En ces temps difficiles où tant d'accusations tombent sur elle, je te demande de la protéger, de les protéger quand nous sommes accusés d'être infidèles, évêques, prêtres, religieux, religieuses et laÎcs. Et puis, même si certains le sont...

Nous ne formons qu'un seul corps et un seul esprit dans le Christ. Je ne peux pas me dissocier d'eux.

Je sais c'est que c'est toi qui es l'ami le plus sûr. Ne relâche pas ton amour pour mes frères et mes soeurs, protège-les pour qu'ils donnent à ton amour la réponse de leur vocation assumée.

Que ta grâce gouverne ton Eglise, non pas par de simples normes canoniques ou des décisions hiérarchiques, mais par la grâce que tu donnes à nous tous.

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