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Les Églises orientales catholiques

 
Janvier 2009 : Les Églises orientales s'adressent au Pape Benoît XVI

"Communion et témoignage. L’Église catholique au Moyen-Orient"

C’est d’Irak qu’est venue, en janvier 2009, la demande d’un Synode sur l’Église au Proche-Orient, par la voix de Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk, alors en visite ad limina à Rome, avec des évêques chaldéens.

Et Benoît XVI leur a répondu explicitement lors de sa rencontre avec les évêques d'Orient, le 19 septembre 2009.

Le Pape Benoît XVI convoque l'Assemblée spéciale du Synode

Le samedi 19 septembre, Benoît XVI recevait à Castelgandolfo les patriarches et archevêques majeurs des Églises d'Orient qui représentaient dix rites : maronite, chaldéen, byzantino-slave, syro-malabar, copte, melkite, syrien, arménien, syro-malankar et latin.

Le Pape leur a annoncé la tenue, du 10 au 24 octobre 2010, d'une Assemblée spéciale du Synode des évêques sur « L'Église catholique au Moyen-Orient, communion et témoignage : “La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme” (Ac 4, 32) ».

Étaient présents aux côtés du Pape, le Cardinal Secrétaire d’Etat et le Cardinal Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales,.

Ont pris part à cette réunion : le Cardinal Pierre Sfeir, Patriarche des Maronites, le Cardinal Emmanuel III Delly, Patriarche des Chaldéens, le Cardinal Lubomyr Husar, Archevêque majeur des Ukrainiens, le Cardinal Varkey Vithayathil, Archevêque majeur des Syro-malabars, Antonios Naguib, Patriarche des Coptes, Grégoire III Laham, Patriarche des Greco-melkites, Ignace Youssif III Younan, Patriarche des Syriens, Nerses Bedros XIX Tarmouni, Patriarche des Arméniens, Lucian Mureþan, Archevêque majeur des Roumains, Baselios Moran Mor Cleemis Thottunkal, Archevêque majeur des Syro-malankars, et Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem.

Dans leurs interventions, ils ont soulevé des problèmes généraux et des questions particulières comme le phénomène migratoire, le contexte oecuménique et inter-religieux dont lequel vivent leurs communautés.

Ce qui, à leurs yeux devaient être les thèmes de ce Synode : montée des fondamentalismes, émigration et exil des chrétiens, difficultés et modalités du dialogue islamo-chrétien, statut des patriarches, statut réciproque des Orientaux et des Latins dans l'Église romaine, tout autant que les défis communs aux Églises orientales, catholiques et non-chalcédonniennes : fortes diasporas, nécessaire approfondissement de la foi, besoin de reconnaissance.

Tous ces thèmes furent abordés au cours de la Visite Apostolique de Benoît XVI à Chypre en juin 2010. ( (source VIS)

Les premières réunions : 21 et 22 septembre 2009

Durant ces deux journées, les cardinaux en charge de la préparation des dossiers ont rencontré les patriarches, afin que les "lineamenta" (les questions posées) puissent être regroupées, dans "l’instrumentum laboris" (instrument de travail de l'Assemblée synodale d'après les réponses) vers Pâques 2010.

Ainsi la préparation du synode était mise sur ses rails, d'une part avec les préfets des Congrégations pour l'évangélisation des peuples (Ivan Dias) et pour les Églises orientales (Leonardo Sandri), les présidents des Conseils pontificaux pour la promotion de l'unité des chrétiens (Walter Kasper) et pour le dialogue inter-religieux (Jean-Louis Tauran), et d'autre part les primats des Eglise maronite, chaldéenne, copte, melkite, arménienne, syriaque, ainsi que le patriarche latin de Jérusalem, et les présidents des conférences épiscopales iranienne et turque.

Ces premières réunions de travail se poursuivirent par celles d'un Conseil pré-synodal où se sont retrouvés les participants à la réunion de septembre, ou leurs représentants qualifiés et, si besoin, des experts. Puis commença une préparation intensive d'où sortira le premier document de travail officiel, "Lineamenta "qui fut publié le 8 décembre 2009.

Au-delà de toutes les questions abordées par le Synode, le Pape demandait qu'il soit un outil de réflexion sur la communion, et sur le témoignage que l'Eglise est appelée à donner dans le contexte du Moyen Orient. Contexte où la promotion de l'unité des chrétiens prend tout son sens, et s'articule, plus profondément, avec la question des relations interreligieuses, souvent critiques.

« L'Eglise toute entière a besoin de l'expérience des Eglises orientales* accumulée en la matière depuis le premier millénaire chrétien », avait déclaré d'ailleurs le Pape quelques jours avant d'annoncer cette Assemblée.

Une préparation intensive par les Églises orientales

Dans les mois qui précédèrent Chypre, les diverses instances des Églises orientales ont étudié ces thèmes pour répondre aux questions ainsi posées.

Du 2 au 4 mars les évêques de la Conférence des Évêques Latins dans les Régions Arabes (C.E.L.R.A.) se réunirent à Amman en Jordanie, pour préparer ensemble le futur Synode. Ils venaient d'Arabie, du Koweit, d'Irak, etc ...

Du 8 au 10 mars, l'Assemblée des évêques catholiques de Terre Sainte (A.O.C.T.S), maronites, chaldéens, arméniens, etc .. se réunissaient sur les bords du lac de Tibériade.

Peu après, les 23 et 24 avril s'est réuni le Conseil pré-synodal de l'Assemblée spéciale du Synode, avec tous les patriarches des Églises orientales.

Dans toutes ces rencontres, les débats ont porté sur les rapports relatifs à la situation ecclésiale et au contexte socio-politique des diverses régions, puis sur l'élaboration du projet d'Instrumentum Laboris.

Les lineamenta, préparés ensuite par l'ensemble des composantes orientales de l'Église actuelle, sont le fruit non seulement d'un regard sur l'actualité, mais aussi s'enracinent dans les milliers d'études approfondies, menées depuis le par les théologiens, les biblistes, les historiens, les chercheurs religieux et laïcs. (source : VIS)


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