Pour vivre au rythme de l'Eglise universelle.
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FETES DES SAINTS

du mardi 14 fevrier 2017 au mardi 28 février

selon le martyrologe romain
et le synaxaire orthodoxe



 

Mardi 14 février
SAINTS CYRILLE ET METHODE (9ème s)


C’étaient de purs enfants de Byzance, la capitale de l’Orient chrétien. Nés à Thessalonique, Méthode et son petit frère surdoué, Constantin (qui recevra sur son lit de mort l’habit monastique sous le nom de Cyrille) sont envoyés en mission par le patriarche de Constantinople, tout d’abord chez les Khazars, peuple venu de l’Asie lointaine et qui ont adhéré au judaïsme. Puis ils sont envoyés en Moravie où les Allemands s’installaient en maître. Pour évangéliser les peuples slaves, Cyrille crée un alphabet adapté à leur langue. Les Eglises qui utilisent le slavon se remplissent et les autres se vident. Ce n’est pas l’actuel alphabet cyrillique qu’un autre religieux bulgare adaptera en se mettant sous le patronyme du célèbre moine. Cyrille traduit les textes biblique et liturgiques. Mais ils sont très vite attaqués par des clercs germaniques qui leur reprochent de brader les textes sacrés et d’y mettre des germes d’hérésies en utilisant une langue vulgaire. Le Pape Hadrien II les soutient. C’est d’ailleurs à Rome que meurt Cyrille en 869. Son corps fut rapatrié à Salonique en 1976, en signe de la volonté de communion entre l’Eglise latine et les Eglises orientales. Méthode va reprendre le flambeau. Moins brillant que Cyrille, mais d’une persévérance à toute épreuve, il enracine et fait fructifier, au milieu des tribulations, l’oeuvre évangélisatrice de son frère. Dénoncé comme hérétique par ses adversaires, il sera mis en prison pendant deux ans par les Allemands. Lui aussi aura la confiance des papes qui l’ont nommé évêque de Moravie et Pannonie. Ils sont ainsi tous deux témoins de l’Eglise indivise dans la pluralité des rites et des langues, fidèles au pape comme au patriarche de Constantinople dont ils étaient les fils, Cyrille et Méthode ont été nommés co-patrons de l’Europe, avec saint Benoît.

« Nous ne connaissons que trois langues qui permettent de louer Dieu, l’hébreu, le grec et le latin – Si je ne connais pas le sens d’un son, je serai un barbare pour celui qui parle et celui qui parle sera pour moi un barbare. Toute langue doit confesser que Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. » (Réponse de saint Cyrille à qui lui reprochait d’utiliser des langues nouvelles)

Mercredi 15 février
SAINT CLAUDE DE LA COLOMBIERE (+ 1682)


Né près de Lyon dans une famille bourgeoise, Claude entre à 17 ans dans la Compagnie de Jésus, les Jésuites. Dès sa profession solennelle en 1674, il est affecté au petit collège de Paray-le-Monial où il devient le confesseur du couvent de la vIsitation. Il a 34 ans. La supérieure des Visitandines avait alors fort à faire avec une timide religieuse, Marguerite-Marie qui croyait avoir reçu les confidences du Coeur de Jésus. Elle la confie au P. de la Colombière. Le prêtre et la moniale se comprennent tout de suite :" Je t’enverrai mon fidèle serviteur et parfait ami." avait dit Jésus à Marguerite-Marie. C’est ainsi que le jeune jésuite devient l’instrument par lequel le Christ va diffuser dans l’Eglise le culte de son Coeur transpercé, révélé à sainte Marguerite-Marie. Nommé en 1675 prédicateur de la duchesse d’York, il passe deux ans en Angleterre d’où il est banni à cause de calomnies. Accablé par la tuberculose, il retourne à Paray-le-Monial. Marguerite-Marie l’a prévenu :" Notre-Seigneur m’a dit qu’il voulait le sacrifice de votre vie en ce pays." C’est là qu’il meurt à 41 ans. Ses écrits expriment une belle harmonie entre la spiritualité de saint Ignace de Loyola et celle de saint François de Sales.

« A tout moment, j’attrape ces folles passions qui agitent ce pauvre cœur. Je demande à Dieu qu’il me fasse connaître ce que je dois faire pour son service et pour me purifier. Je suis résolu d’attendre avec douceur qu’il lui plaise faire cette merveille, car je suis convaincu que cela n’appartient qu’à lui seul. » (Saint Claude de la Colombière - Retraites)

Jeudi 16 février
BIENHEUREUX GREGOIRE X (+ 1274)


Etudiant à Paris, chanoine de Lyon et de Liège, il fut invité par saint Louis à l’accompagner à la croisade que le roi de France venait de décider. Mais la mort du roi à Tunis le fait changer de destination et il rejoint, en Terre Sainte, le fils du roi d’Angleterre qui lui aussi poursuit une croisade. C’est à Acre qu’il apprendra son élection comme pape. Tout son pontificat sera marqué par ces deux thèmes : retrouver l’union avec les Grecs et délivrer la Terre Sainte. Il convoque pour cela un concile à Lyon, en 1274, aidé par saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure. Sans être une réussite, ce concile permettra des échanges de confiance vite évanouis. Car il meurt alors qu’il est sur le chemin du retour vers Rome.

« Les paroles de l’Occident ont besoin des paroles de l’Orient pour que la Parole de Dieu dévoile toujours plus ses insondables richesses. Nos paroles se rencontreront pour toujours dans la Jérusalem céleste, mais vous souhaitons et nous voulons que cette rencontre soit anticipée dans la sainte Eglise qui marche encore vers la plénitude du Royaume. » (Encyclique Ut Unum Sint)

Vendredi 17 février
BIENHEUREUX ALEXIS DE FALCONIERI (13ème s.)


Confesseur. L’un des sept marchands florentins qui se libérèrent des servitudes de leur négoce pour vivre au service de l’Eglise, à l’image de la Mère de Dieu, dans la prière et dans l’apostolat. Ils étaient grands amis, ils avaient tous de trente à trente-cinq ans quand ils se retirèrent, silencieux, se construisant des huttes de bois dans la forêt, s’adonnant à la prière et au travail de leurs mains. A tour de rôle, ils prenaient la besace et se faisaient mendiants pour s’assimiler à la classe la plus pauvre et récolter beaucoup d’humiliations de la part de ceux qui se souvenaient de leurs richesses anciennes. Ils n’avaient jamais songé à fondé un ordre de religieux, mais Rome le leur imposa et ce fut leur dévotion à la Sainte Mère de Dieu qui leur fit donner le nom de "servites" ou " serviteurs de Marie."

« Fais-moi chanter l’amour de la Bienheureuse, de la Dame qui se réjouit du Christ. Donne-moi réconfort, Mère du Bel Amour et mets feu et flamme en mon cœur. Confortez-vous en grande allégresse, vous qui avez grande espérance en Dieu. Voici la Madone et son Fils. Ne sommes-nous point en sûreté ! » (Laudes italiennes du 13ème siècle)

Samedi 18 février
SAINTE BERNADETTE (+ 1879)


Vierge. Elle est née à Lourdes le 4 janvier 1844, dans une famille de meuniers que l’arrivée des moulins à vapeur a jetée dans la pauvreté. Ayant survécu à l’épidémie de choléra, elle demeure de santé très précaire mais elle avait un heureux caractère ; elle était simple et droite. Pour apprendre à lire et à écrire, elle est accueillie, en janvier 1858, dans la classe des petites filles pauvres de l’Hospice de Lourdes dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers. Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, elle est favorisée de 18 apparitions de la Vierge Marie qui lui révèlera son nom en patois bigourdan : « Je suis l’Immaculée Conception ». Désirant réaliser sa vie religieuse, elle choisit la Congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers qu’elle connaissait déjà. Elle arrive à Nevers, à la Maison Mère de la Congrégation en juillet 1866. Tour à tour aide infirmière, Responsable de l’infirmerie, sacristine, mais souvent malade elle-même, elle vécut treize ans dans une vie humble et cachée, au service des autres. Son courage et sa bonne humeur était appréciés de toutes ses Sœurs. Ses traits d’humour étaient coutumiers.Le 16 avril 1879, dans l’infirmerie devenue aujourd’hui un oratoire, elle rend le dernier soupir. Les derniers mots qu’on entendit d’elle furent :"Sainte Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheresse, pauvre pécheresse, pauvre pécheresse..." et elle rendit le dernier soupir.

« Jamais une enfant dévouée à Marie ne pourra périr. O ma bonne Mère, ayez pitié de moi. Je me donne toute entière à vous afin que vous me donniez à votre très cher Fils, que je veux aimer de tout mon cœur. Ma Bonne Mère, donnez-moi un cœur tout brûlant pour Jésus. » (Sainte Bernadette)

Dimanche 19 février
SAINT MESROP (+ 439)


Confesseur. Neveu du catholicos saint Houssik, il fit de brillantes études dans les lettres syriaques et helléniques. Secrétaire du roi, il interrompit sa carrière administrative pour devenir moine et prêtre. Il constata que beaucoup des fidèles chrétiens avaient un christianisme superficiel, ne lisant pas les Saintes Ecritures, la langue arménienne n’étant pas alors une langue écrite. Il perfectionna un alphabet et commença aussitôt la traduction de l’Ecriture Sainte et celle des Pères de l’Eglise de Cappadoce. L’un de ses disciples, Koriun, fit de même pour la langue géorgienne. Il multiplia les voyages apostoliques, ouvrant des écoles et fondant des monastères aux nombreux calligraphes. Il travaillait à préserver l’identité culturelle de son peuple et il est l’un des plus grands docteurs de cette Eglise. L'Eglise apostolique arménienne en fait mémoire le 5 juillet.

« La première de toutes les belles choses, et tu ne l’ignores pas, c'est d’acquérir sans cesse Dieu et de devenir de plus en plus à Dieu par la familiarité avec lui et notre élévation vers lui. » (Saint Grégoire de Nazianze)

Lundi 20 février
SAINT EUCHER (+ 738)


Evêque et confesseur. Depuis sept ans, il vivait heureux à l’abbaye de Jumièges en Normandie, quand ses concitoyens obtinrent de Charles Martel qu’il leur fut donné comme évêque. Il fit mine de ne rien savoir et ne bougea pont. Charles Martel lui écrivit qu’il le ferait transporter à Orléans par ses soldats, s’il tardait à se mettre en route. Eucher dut s’incliner et quitta Jumièges les larmes aux yeux. Tout alla bien jusqu’à la bataille de Poitiers (732). Estimant que ses soldats avait sauvé l’Eglise de l’Islam, Charles décida de s’indemniser en s’emparant des vases d’or servant au culte. Tous les évêques se turent, tant ils avaient peur et seul Eucher protesta. Destitué et exilé à Cologne, cette riche Eglise, déjà trop taxée, le reçut en héros, logé dans un palais et invité à présider les grandes cérémonies liturgiques. Charles Martel se fâcha devant ce centre d’opposition. Il envoya le gouverneur de Liège pour séquestrer saint Eucher. Robert de Liège se laissa convaincre par saint Eucher qui lui demanda de redevenir moine à Saint-Trond comme jadis à Jumièges dont il avait toujours le "vague-à-l’âme.

« Devance toujours et en toux lieux de ta céleste lumière les fils suppliants des Francs. Qu’ils voient ce qu’ils faut faire pour établir ton Règne en ce monde. Que pour une telle tâche, leur charité et leur courage aillent en s’affermissant. » (Ancienne prière, dite des Francs)

Mardi 21 février
SAINT PIERRE DAMIEN (+ 1072)


Confesseur et Docteur de l’Eglise. Il est originaire de Ravenne. Dernier enfant d’une famille pauvre, orphelin très jeune, souvent maltraité, il connut la faim dans son enfance. Tout en gardant les porcs, il étudie et cet écrivain-né est aidé par son frère Damien qui lui donne la possibilité de faire de brillantes études, ce pourquoi il prendra son nom. Très doué, il est d’abord enseignant, rhéteur riche et prestigieux. La rencontre de deux ermites l’amène dans un petit ermitage fondé selon l’idéal de saint Romuald. Il s’y voue à la prière, à l’ascèse, à l’étude des Saintes Ecritures, à la contemplation, à la prédication aussi. Son monastère lui demande d’être un maître en exégèse en même temps qu’il est un maître de la vie spirituelle. Nommé prieur à Font-Avellane, il est en relation avec les grands monastères de son époque, comme Cluny ou le Mont-Cassin. L’Eglise connaît une période difficile où bien des clercs, prêtres et moines, mènent une vie débauchée, en tous cas relâchée. En 1057, il est nommé cardinal-évêque d’Ostie et chargé de mission à Milan, Cluny, Francfort, etc ... Il soutient les papes dans leur action réformatrice, mais Léon IX est obligé de le tenir à l’écart à cause de bien des évêques. Plus tard, les papes suivant lui donneront d’importantes missions officielles de conciliation et de réforme. Ses écrits spirituels ouvrages, lettres et sermons ont fait de lui un docteur de l’Eglise.

« Que l’espérance te conduise vers la joie ! que la charité enflamme ton enthousiasme ! et que dans cette ivresse, ton âme oublie qu’elle souffre, pour s’épanouir en se dirigeant vers ce qu’elle contemple au-dedans d’elle-même. » (Saint Pierre Damien, lettre à un malade)

La tentation, ce n’est pas un mal. C’est une épreuve méritoire et la place où nous pouvons répondre de notre amour pour Dieu . » (Saint Pierre Damien - Dominus vobiscum)

Mercredi 22 février
BIENHEUREUSE ISABELLE DE FRANCE (+ 1270)


Vierge. Ce n’est pas une princesse de légende. Nous avons d’elle le portrait vivant qu’a écrit l’une de ses dames d’honneur, Agnès d’Harcourt, qui deviendra par la suite abbesse de Longchamp. Dès son plus jeune âge, cette soeur du roi saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal, mais passait beaucoup de temps avec les pauvres. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad, le fils de l’empereur Frédéric II, malgré les instances du Pape. Après la mort de Blanche de Castille elle résolut de vivre à l’écart du monde et passa le reste de sa vie dans une petite maisonnette, près du couvent de Longchamp qu’elle avait bâti à Paris pour les clarisses et qu’elle consacra à "l’Humilité de Notre-Dame." Elle y mena une vie d’austérité et de prière, sans prononcer pour autant des voeux de religion.

« Toi qui l’aimes comme une Mère, cherche à égaler son humilité, sa pureté, sa pauvreté, son obéissance. Imite-la dans son amour de Dieu et du prochain et dans ses autres vertus. » (Michel de Saint-Augustin - 17ème siècle)

Jeudi 23 février
SAINT POLYCARPE (+ 155)


Evêque et martyr. Dans sa jeunesse, il connut l’apôtre saint Jean dont il est devenu le disciple. Evêque de Smyrne, il transmettra la tradition johannique au jeune Irénée, le futur évêque de Lyon. Lorsqu’éclate la persécution commandée par Marc-Aurèle, l’empereur-philosophe, saint Polycarpe est très âgé. Il est plein de noblesse devant le proconsul :"Voilà bientôt quatre-vingt six ans que je sers le Christ, et il ne m’a fait aucun mal. Comment pourrais-je outrager mon roi et mon sauveur ?" Il est alors brûlé vif, “comme un pain dans le four” selon son expression.

« Seigneur Dieu tout puissant, Père de Jésus-Christ Ton Enfant Bien-aimé, de qui nous avons reçu connaissance de Ton Nom, Toi, le Dieu des anges, des puissances et de toute la création, ainsi que de la race des justes qui vivent en ta présence, je Te bénis de m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure afin de me faire prendre part au nombre de tes témoins, en ca calice de ton Christ pour la résurrection de la vie éternelle de l’âme et du corps. » (Paroles de saint Polycarpe au moment de sa mort)

Vendredi 24 février
SAINT ETHELBERT (+ 616)


Confesseur. Il fut le premier roi chrétien de Kent. Il était marié avec Berthe, la fille du roi des Francs. Il écouta avec bienveillance les paroles de saint Augustin de Canterbury, un des moines qu’avait envoyés le pape saint Grégoire de Rome. Il se convertit et fut baptisé par saint Augustin de Cantorbery lui-même qui revenait d’Arles en Provence où il avait reçu la consécration épiscopale. Saint Ethelbert fit bâtir la première cathédrale Saint Paul de Londres, et se fit l’évangélisateur de son peuple.

« Entraînez les autres avec vous. Qu’ils soient vos compagnons sur la route qui mène à Dieu. Que celui qui, dans son cœur, a déjà entendu l’appel de l’amour divin en tire pour son prochain une parole d’encouragement. » (Saint Grégoire le Grand)

Samedi 25 février
BIENHEUREUX SEBASTIEN (+ 1600)


Confesseur. Sébastien d’Apparizio était né en Galice, d’abord berger, puis placé comme domestique chez une riche veuve. Quand elle lui fit des avances contraires à la vertu, il s’enfuit et s’embarqua pour le Mexique. Il est entreprenant comme tant de colons de cette époque. Il se lance dans la culture, le transport des marchandises, l’ouverture des routes. Il rend ainsi grand service à la région. Mais il n’oublie pas les pauvres et il consacre sa fortune à soulager les malheureux. A 70 ans, il entre chez les Frères Mineurs (franciscains) de Mexico. Pendant vingt-six ans, vieillard, il exercera humblement l’emploi de quêteur.

« La parole est vivante lorsque ce sont les actions qui parlent. Nous sommes pleins de paroles et vides d’actions. Que les paroles se taisent et que les actions parlent. » (Sanctoral franciscain)

Dimanche 26 février
SAINT PORPHYRE (+ 420)


Evêque et confesseur. Originaire de Thessalonique, il se rend en Egypte où, durant cinq ans, il mène une austère vie d’ermite dans le désert de Scété. Il vient alors en Palestine dans le désert, et, miné par une tumeur au foie, il s’en fut à Jérusalem pour y mourir. Nous connaissons alors qu’elle fut sa vie par un moine, Marc le diacre, qui nous en donna quelques aperçus. Mais Dieu en voulait autrement. Porphyre reçoit la vision du Christ crucifié avec le bon larron et il retrouve la santé. Ne voulant pas quitter la ville sainte où se trouve la croix, il devient cordonnier pour gagner sa vie. Ordonné prêtre, il obtient d’être l’un des gardiens de la vraie croix et peu de temps après, il est choisi comme évêque de Gaza où sa charité et ses dons de thaumaturge transforment la ville païenne en une ville chrétienne.

« Trois jeunes enfants étaient tombés dans un puits. Saint Porphyre mit tout en œuvre pour les remonter, dans une corbeille, tous les trois ensemble. Lorsqu’ils arrivèrent sur la margelle du puits où saint Porphyre se tenait, il pleura et se réjouit en chantant : »O vous, toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. » (Vie de saint Porphyre par Marc le Diacre)

Lundi 27 février
SAINT LEANDRE (+ 596)


Envoyé en mission à Constantinople par le roi wisigoth Herménégilde, il y rencontrera le futur pape saint Grégoire le Grand. Une amitié profonde et durable les unit désormais, comme en témoigne le courrier qu'ils échangèrent et qui est conservé. Devenu archevêque de Séville, il uniformisa la liturgie espagnole, jetant les fondements de ce qui deviendra la liturgie mozarabe. Par sa patience et son souci apostolique, il ramena les Wisigoths à l’unité de l'Eglise. Il fonda l'école épiscopale de Séville, qui eut un grand rayonnement durant plusieurs siècles. L'Eglise d'Espagne le vénère à l’égal d'un Docteur de l'Eglise.

« Il n’y a vraiment rien de plus doux que de fixer sur le Christ les yeux de notre esprit pour contempler et se représenter son inexprimable et divine beauté, que d’être illuminés et embellis par cette participation et cette communion à la lumière. » (Saint Grégoire d’Agrigente)

Mardi 28 février
SAINT ROMAIN et SAINT LUPICIN (+ 440)


Confesseurs. Ils sont deux frères dont les cheminements spirituels et le caractère étaient fort différents, mais bien complémentaires. Plutôt que de s’opposer, ils mirent cette différence, pour se rejoindre dans un même service de Dieu. Romain avait trente cinq ans lorsqu’il quitta son Bugey natal, n’emportant avec lui que "la vie des Pères du Désert." Il prit son chemin vers l’Est, traversa de grandes forêts et finit par atteindre la Bienne. Il venait de trouver ce qui lui convenait : de la terre labourable, une fontaine, des arbres et du silence. Il vécut là quelques années comme s’il était dans le désert égyptien de la Thébaïde. Puis des disciples vinrent à lui, si nombreux qu’il dût leur bâtir deux monastères distants de 3 kilomètres l’un de l’autre. Condat qui deviendra la ville de Saint Claude, et Leucone qui deviendra Saint Lupicin. Son frère en effet vint le rejoindre, mais attendit son veuvage. Romain garda la direction de Condat et confia Leucone à Lupicin. Romain était indulgent, doux et patient. Romain, sévère et intransigeant. Cela composait un heureux mélange. Quand le relâchement s’introduisait à Condat, Lupicin reprenait les choses en main et rétablissait la discipline. Quand les moines de Leucon commençaient à se décourager de trop de rigueur, Romain devenait leur supérieur, les faisant dormir et manger davantage, leur rendant bonne humeur et santé. La gloire de Dieu, dans les deux cas, y trouvait son compte.

« Celui qui a réellement renoncé aux biens de ce monde et se fait serviteur de son prochain, sincèrement, par amour, bientôt délivré de toute passion, devient participant de l’amour et de la connaissance divine. Celui qui possède en soi l’amour divin n’a aucune peine à suivre de près le Seigneur son Dieu. Il supporte généreusement labeur, injures et mauvais traitements sans vouloir aucun mal à personne. (Saint Maxime)


à suivre la mise à jour se fera le 27 février