FETES DES SAINTS
parmi tant d'autres ...

du 19 au 31 juillet

selon le martyrologe romain
et le synaxaire orthodoxe





Mercredi 19 juillet
SAINTE MACRINE (+ 340)

Macrine est la fille aînée d’une étonnante famille de saints qui donna à l’Eglise saint Basile de Césarée et saint Grégoire de Nysse. Bien éduquée par une mère qui refuse de la laisser à une nourrice, malgré les usages de l’époque, Macrine apprend à lire dans le psautier qui accompagne tous les moments de sa vie quotidienne, tandis que sa main tient le fuseau. A douze ans, elle est l’objet de nombreuses demandes en mariage. Mais l’enfant choisit de se consacrer à Dieu et de vivre auprès de sa mère devenue veuve. La mort prématurée du fiancé choisi par son père évite à Macrine bien des problèmes de conscience. Macrine devient l’âme du foyer. Sa mère se repose entièrement sur elle. La maison familiale se transforme en petit monastère mêlant contemplation, hospitalité et bienfaisance. Basile et Grégoire reconnaîtront que l’influence de leur grande soeur fut pour beaucoup dans leur vocation au service de l’Eglise. Grégoire assista aux derniers instants de sa soeur, terrassée par la maladie mais pas anéantie. Ces derniers instants furent en effet une méditation à deux sur la résurrection, ce qui nous a valu de la part de l’évêque de Nysse, outre la vie de sainte Macrine, le grand dialogue « Sur l’âme et la résurrection ».

Tu nous as délivrés, Seigneur, de la crainte de la mort. Tu as fait du terme de notre vie le commencement de la vie véritable… fais-moi remise de ma sentence afin que je prenne haleine et qu’une fois dépouillée de mon corps, je sois trouvée devant toi sans tache ni ride sur le visage de mon âme.
(Prière de sainte Macrine mourante)

Jeudi 20 juillet
Le prophète ELIE (9è s.avt JC)


Elie, de Tishbé en Galaad, défend les droits de Dieu devant Achab, roi impie d’Israël. Il annonce la sécheresse pour prix des péchés du roi, et, sur l’ordre de Dieu, se cache au torrent de Kérit dans la solitude, trois années durant. Là, il se tient en présence de Yahvé ; il boit au torrent et les corbeaux lui portent sa nourriture. Epris de contemplation et brûlant de zèle, il combat pour le culte du Dieu unique : « C’est Yahvé qui est Dieu ! » affirme-t-il avec force devant le peuple, dans le défi qu’il porte aux prêtres de Baal sur le mont Carmel. Et Dieu envoie le feu consumer l’holocauste sur le bûcher mouillé. Il annonce la fin de la sécheresse et, tandis qu’il est en prière au sommet du Carmel, une petite nuée se lève de la mer. Voici la pluie bienfaisante. Il fuit la colère de la reine Jézabel pour sauver sa vie. Fortifié par une nourriture mystérieuse, il marche jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu. Il y est gratifié d’une haute expérience spirituelle intérieure. Sur la parole de Dieu, il retourne pour oindre Elisée comme prophète à sa place. Il est emporté au ciel sur un char de feu.

Elie gravit le Carmel et s’absorbe en une profonde oraison. Voici qu’une petite nuée s’élève de la mer. Le regard pénétrant ne s’arrête pas aux choses visibles. Il dépasse le symbole et va se perdre dans la réalité qu’il représente.
(P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, dans « Le patriarche du Carmel »)

Vendredi 21 juillet
SAINT VICTOR + 303


Saint Victor de Marseille, fut célébré à Paris en raison de l’abbaye qui fut, pendant des siècles, l’un des plus importants centres monastiques et universitaires de Paris. Son culte est très ancien puisqu’on construisit en 415, à Marseille, un monastère portant son nom. Il aurait été un brillant officier romain, mais il refusa de trahir le Christ. Arrêté, il fut traîné sur le dos par les rues de la ville, afin de permettre à la populace de l’accabler d’outrages grossiers et de coups. Reconduit à la prison, il convertit ses gardiens, Longin, Alexandre et Félicien. Ils furent tous trois décapités, et saint Victor fut broyé sous une meule à l’entrée des bains publics.

" Membres du corps mystique du Christ, nous ne pouvons échapper à ce que le corps du Christ souffrit en ses membres durant sa passion et sur la croix. A nous d’accepter de nous voir broyés pour devenir comme le blé qui deviendra ce pain lui-même consacré en corps du Christ au sacrifice de la messe en vue de la Résurrection."
(Lectionnaire Emmaüs)

Samedi 22 juillet
SAINTE MARIE MADELEINE (+1er s


Outre la Vierge Marie, mère de Jésus, les évangiles nous parlent de plusieurs autres Marie. Nous fêtons aujourd’hui Marie de Magdala, Marie-Madeleine, dont Jésus avait chassé sept démons. Depuis, elle le suivait partout où il allait, faisant partie de ce groupe de femmes qui servaient le Maître et les apôtres. Lors du crucifiement, elle se tient à distance, mais, après la descente de croix, elle suit Joseph d’Arimathie, remarque ce qui se passe et reviendra, avec une autre Marie, au matin de Pâques pour les rites de sépulture. C’est elle qui, la première, recevra la révélation du Christ ressuscité quand le jardinier se fait reconnaître. « Rabbouni, Maître », c’est son acte de foi. Le culte de Marie-Madeleine connut un grand développement en France à la Sainte Baume, dans le sud de la France, et surtout à Vézelay.

Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Celui que tu cherches, tu le possèdes, et tu ne le sais pas ? Tu as la vraie et l’éternelle joie, et tu pleures ? Elle est au plus intime de ton être et tu cherches au dehors. Ton cœur est mon tombeau. Et je n’y suis pas mort, mais j’y repose, vivant pour toujours.
(Prière d’un moine inconnu du 13ème s.)

Dimanche 23 juillet
SAINTE BRIGITTE DE SUEDE (+ 1373)


Elle se fixa à Rome à la mort de son mari. Sa fille sainte Catherine la rejoignit l’année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Evangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit : « Jésus s’est abaissé sans avoir eu votre autorisation. » Les papes s’étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu’ils reviennent à Rome. Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée. Ce furent les quinze mois les plus beaux de sa vie, disait-elle. Elle avait fondé l’ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena.

Béni sois-tu, Jésus-Christ, mon Seigneur, qui as prédit ta mort avant l’heure ; qui, à la dernière Cène, as merveilleusement consacré avec du pain matériel ton corps qui nous rachète ; qui l’as donné par amour aux apôtres en mémoire de ta très précieuses passion ; toi qui, en leur lavant les pieds de tes très saintes et nobles mains, leur as donné humblement un modèle d’humilité.
(Prière attribuée à sainte Brigitte)

Lundi 24 juillet
SAINTS BORIS ET GLEB ( +1015)


Vladimir, le prince de Kiev, avait deux fils, Sviatopolk et Iaroslav, lorsqu’il épousa la princesse byzantine Anne. Le baptême de leurs sujets et du prince fut un des fruits de ce mariage. La naissance de Gleb, puis de Boris quelques années plus tard, en fut le second fruit. Vladimir avait désigné ces deux jeunes princes comme ses héritiers, ce qui ne fut pas du goût des deux autres, en particulier Sviatopolk qui entra en guerre contre ses deux demi-frères. Boris et Gleb refusèrent de se défendre pour ne pas verser le sang. Ils furent assassinés à l’âge de 20 ans et de 15 ans. Leur autre demi-frère les vengea et, devenu prince de Kiev, promut leur culte. La piété russe s’attacha à la figure de ces deux jeunes princes et en fit les symboles de la souffrance innocente à l’image de l’immolation du Christ.

Je te rends grâce, Souverain Seigneur, mon Dieu, de m’avoir accordé, tout indigne que je sois, d’être rendu participant de la passion de ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Car tu as envoyé dans le monde ton Fils monogène et les scélérats l’ont livré à la mort ; et moi aussi j’ai été envoyé par mon père pour sauver le peuple des païens qui se dressaient contre lui et voici que maintenant j’ai été blessé par les serviteurs de mon père. Pardonne-leur leurs péchés, accorde-moi le repos en compagnie des saints. Entre tes mains, je remets mon esprit.
(« Dit » de la passion des saints Boris et Gleb)

Mardi 25 juillet
SAINT JACQUES LE MAJEUR, APOTRE (+1er s)

Jacques le Majeur était fils de Zébédée et frère de saint Jean. Ils étaient pêcheurs sur le lac de Tibériade, compagnons de Simon et d’André. Ils étaient dans la barque de leur père et réparaient les filets quand Jésus, passant sur le rivage, leur dit : « Suivez-moi. » Ils le suivirent. Avec Pierre, Jacques et Jean seront les plus proches des apôtres de Jésus. Ils sont à la Transfiguration, ils entrent auprès de la petite fille de Jaïre, ils seront au jardin des Oliviers. Jacques, comme Jean, désire la première place auprès du Maître (Marc 10, 37). Il y gagnera l’annonce de son martyre : « Ma coupe, vous la boirez. » De même quand il veut faire tomber le feu du ciel sur un village inhospitalier, ce fils du tonnerre s’attire une réprimande. Jésus ne ménage pas ceux à qui il accorde sa confiance privilégiée. Jacques but la coupe du Seigneur en l’an 43, lors de la persécution d’Hérode. Etienne avait eu la place de premier martyr. Jacques le suivit de peu. A la fin du 7ème siècle, une tradition fit de Jacques l’évangélisateur de l’Espagne, avant sa mort ou par ses reliques. Son corps aurait été découvert dans un champ grâce à une étoile : le campus stellae, devenu Compostelle. Après Jérusalem et Rome, ce fut le lieu d’un des plus célèbres pèlerinages de la chrétienté, au Moyen Age et de nos jours encore.

Donne-nous bonne route et beau temps. Fais qu’en compagnie de ton saint ange, nous puissions parvenir heureusement au lieu que nous voulons atteindre et, à la fin, au port du salut éternel… Fais que parmi toutes les vicissitudes de ce voyage qu’est cette vie, nous soyons toujours sous ta protection et ton assistance.
(Prière des pèlerins de Compostelle)

Mercredi 26 juillet
SAINTE ANNE et SAINT JOACHIM ( 1er siècle)

La Vierge Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur. Mais dans les quatre évangiles, qui sont entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, dans sa vie, ses paroles et sa Résurrection, nulle mention de la famille de la Vierge Marie sans doute fixée aussi à Nazareth. La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim (“Dieu accorde”) et Anne (“La Grâce - la gracieuse”). L’imagination des auteurs des évangiles apocryphes en font un couple discret, mais bien réel car il a su accueillir, éduquer Marie et l’éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu’ils ignoraient. Le culte de sainte Anne apparaît dès le 6ème siècle dans certaines liturgies orientales et, au 8ème siècle dans les liturgies d’Occident. Son culte est généralisé avant la fin du 14ème siècle. Sainte Anne est souvent représentée en apprenant à lire à sa fille dans le texte de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de l’amour conjugal, immortalise le baiser qu’ils se donnèrent lorsqu’ils apprirent la naissance de Marie. C’est ainsi qu’ils ont participé au mystère de l’Incarnation. La Bretagne, à la suite de la découverte d’une statue miraculeuse, non loin de Sainte-Anne d’Auray, en a fait sa “patronne”. Les marins par le fait même l’ont choisie comme protectrice.

« Joachim et Anne, heureux votre couple ! Toute la création est votre débitrice. C’est par vous en effet qu’elle a offert au Créateur le don supérieur à tous les dons, une mère toute sainte, seule digne de Celui qui l’a créée. Heureux Joachim d’où sortit un germe tout immaculé, heureuse Anne dont le sein a développé lentement et d’où naquit une enfant toute sainte, la seule toujours vierge d’esprit, d’âme et de corps ! » (Saint Jean Damascène)

Jeudi 27 juillet
SAINTE NATHALIE (+ 852)


Si dure était alors la persécution musulmane à Cordoue que beaucoup de chrétiens devaient feindre de devenir musulmans s’ils voulaient garder la vie sauve. C’était ainsi pour Aurèle et sa femme Nathalie ainsi que pour leurs cousins Félix et sa femme Liliose. Or un jour, ils rencontrèrent un chrétien, juché sur un âne, le visage tourné vers la queue de la bête. Il avait été mis à nu et les deux bourreaux qui l’escortaient, le fouettaient jusqu’au sang tandis qu’un crieur public dénonçait ses crimes religieux et que les passants le tournaient en ridicule. Aurèle et Nathalie, dès lors, cessèrent de feindre et pratiquèrent ouvertement leur foi. Nathalie et Liliose parurent dans les rues sans le voile que les femmes devaient porter sur leur visage selon les obligations musulmanes. Un moine quêteur, saint Georges, fut, comme eux arrêtés et tous cinq furent décapités.

« Pourquoi feindre devant les hommes que nous sommes à Dieu ? pourquoi leur cacher ce qui est notre force et notre joie ? Comment le découvrirait-il nous nous ne leur découvrions pas la vie qui est en nous et que nous voudrions voir vivre en eux ? » (Lectionnaire Emmaüs)

Vendredi 28 juillet
SAINT SAMSON (+ 565)

Gallois qui s’en fut en Irlande pour s’initier aux méthodes missionnaires de saint Patrick puis vint en Bretagne armoricaine. Il évangélisa les populations jusque sur les bords de la Seine. D’ailleurs il est mentionné au concile de Paris en 557. Il fonda les monastères de Pental et de Dol-de-Bretagne. Seize communes portent son nom.

« Chacun d’entre nous pour sa part apporte sa contribution à cette sorte de trésor commun qu’est l’Eglise. » (Saint Augustin-Commentaire sur les psaumes)

Samedi 29 juillet
SAINTE MARTHE (1er s.)


A Béthanie, non loin de Jérusalem, vivaient Marthe, Marie et leur frère Lazare. Jésus aimait à se reposer dans leur maison. Qu’il devait faire bon puisqu’il s’y sentait bien, nous pourrions même dire “détendu” et paisible. Honneur donc à la maîtresse de maison, sainte Marthe. Mais elle est toujours affairée et elle reproche à sa soeur de ne pas l’aider. Le Maître ne lui en fait pas grief. Il lui demande seulement de rester calme et de donner à chaque chose sa valeur. “Marthe, Marthe, tu t’agites, tu t’inquiètes pour beaucoup de choses....” Ce n’est pas l’activité que Jésus condamne, (que s’en consolent les maîtresses de maison), mais l’activisme, l’agitation. Il vaut mieux recevoir dans la paix du coeur, que de voir la maîtresse de maison sans cesse à la cuisine, venir en éclair à la table, abandonner son hôte et repartir pour que la salade soit au point. L’essentiel c’est la convivialité, avec un équilibre des réalités. Marthe d’ailleurs n’en manque pas, car lorsque Marie ne sait que pleurer devant le tombeau de son frère, Marthe est confiante :”Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l’accordera.” La réponse ne se fait pas attendre :”Je suis la Résurrection et la Vie.” Une belle légende dit que Jésus lui-même est venu l’accueillir à la porte du paradis.

« Sainte Marthe ne laissait pas d’être une sainte bien qu’on ne dise pas qu’elle fut contemplative…Si nous restions en contemplation comme Madeleine, il n’y aurait personne pour donner à manger à cet hôte divin. Que les sœurs se rappellent qu’il doit y avoir parmi elles quelque autres qui préparent le repas du Seigneur. Qu’elles s’estiment heureuses de le servir comme Marthe. » (Sainte Thérèse d’Avila)

Dimanche 30 juillet
SAINT PIERRE CHRYSOLOGUE (+ 451)


Ravenne était alors la résidence des empereurs d’Occident. L’évêque Ursus étant mort, le pape choisit pour lui succéder un simple diacre d’Imola, ville voisine : Pierre. On raconte que ce choix lui fut guidé par saint Pierre lui-même et saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne. Il était éloquent d’où son surnom. Nous pouvons le constater par les sermons qui nous restent de lui et dont l’une des qualités, et sans doute la meilleure car ils sont riches de spiritualité. Lorsque Saint Germain l’Auxerrois se rendit à Ravenne en 418 pour plaider devant l’empereur la cause de l’Armorique opprimée par son gouverneur, il fut reçu par l’impératrice Galla Placidia et par l’évêque Pierre Chrysologue. C’est là qu’il mourut assisté par Pierre durant ses derniers instants.

« Le Christ est le pain semé dans le sein de la Vierge Marie, levé dans la chair, formé dans sa Passion, cuit ans le four du tombeau, conservé dans les églises et distribué chaque jour aux fidèles comme une nourriture céleste placée sur les autels. » (Saint Pierre Chrysologue-sermon sur le Notre Père)

Lundi 31 juillet
SAINT IGNACE DE LOYOLA (+ 1556)


Né en Espagne d’une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace est d’abord page à la cour puis chevalier rêvant d’exploits. En 1521, les Français assiègent Pamppelune. Ignace s’illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broye la jambe et lui brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard. Pour s'occuper il épuisera les récits de chevalerie, puis il entame la vie des saints. C’est alors la conversion, totale, brutale. Dès qu’il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l’abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C’est là qu’il rédige ses “Exercices spirituels” où il consigne ses expériences spirituelles. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant : saint François Xavier même si le contact n’est pas toujours facile. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, cet étudiant attardé de 43 ans et ses jeunes amis étudiants font à Montmartre, le voeu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance et fonde ainsi la “Compagnie de Jésus”. Douze ans plus tard, ils feront profession solennelle à Rome “pour la plus grande gloire de Dieu.” A Paris, existe encore la chapelle des voeux , 9, rue Yvonne Le Tac. 75018

« L’homme est créé pour louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver on âme. Les autres choses, sur la face de la terre, sont créées pour l’homme, pour l’aider à poursuivre la fin pour laquelle il est créé. Il s’ensuit que l’homme doit en user dans la mesure où elles lui sont une aide pour sa fin et s’en dégager dans la mesure où elles lui sont un obstacle. » (Saint Ignace de Loyola-Exercices spirituels)