FETES DES SAINTS
parmi tant d'autres ...

du 6 au 19 octobre

selon le martyrologe romain
et le synaxaire orthodoxe





Samedi 6 octobre
SAINT BRUNO (+ 1101)


Il avait tout pour faire une belle carrière d’universitaire ecclésiastique, ce fils d’un riche marchand des bords du Rhin. Originaire de Cologne, il avait étudié dans sa ville natale et puis l’avait quittée, âgé d’une quinzaine d’année pour aller se perfectionner à Reims. A 24 ans, le voilà devenu écolâtre, chargé d’étudiants. Sa réputation est si flatteuse qu’il devient chancelier de l’archevêque de Reims, Manassès de Gournay. Mais l’archevêque est indigne. Il a payé ses électeurs et Bruno le dénonce. On lui offre de lui succéder, Bruno refuse. Et c’est alors la rupture. Cette brillante carrière ne le comble pas, il ressent un vide dans son coeur, une soif le consume. Il n’est pas fait pour les "combines", il veut être à Dieu seul. A 52 ans, en 1084, il vend tout ce qu’il possède et, avec quelques amis qui partagent ses aspirations, il tente un premier essai de vie érémitique au prieuré de Sèchefontaine près de Reims. La forme de vie dont il rêve ne s’y trouve pas. Il lui faut la créer. Saint Hugues, évêque de Grenoble, met à la disposition de Bruno et de ses compagnons une "solitude" dans le massif alpin de la Grande Chartreuse. Bruno y élabore ce qui deviendra la Règle des Chartreux, faite de solitude en cellule, de liturgies communes et de travail manuel. Le pape Urbain II l’ayant appelé comme conseiller, il quitte à regret la Chartreuse pour Rome. Ne pouvant s’habituer à la vie "du siècle", il obtient de se retirer en Calabre où il fonde une nouvelle communauté cartusienne à La Torre. C’est là qu’il mourra dans une solitude bienheureuse : " L’air y est doux, les prés verdoyants, nous avons des fleurs et des fruits, nous sommes loin des hommes, écrivait-il à un vieil ami de Reims. Comment dépeindre cette fête perpétuelle où déjà l’on savoure les fruits du ciel ?".

« O Dieu, montre-nous ton visage qui n’est autre que ton Fils, puisque c’est par lui que tu te fais connaître de même que l’homme tout entier est connu par son seul visage. Et par ce visage que tu nous auras montré, convertis-nous. Convertis les morts que nous sommes des ténèbres à la lumière. Convertis-nous des vices aux vertus, de l’ignorance à la parfaite connaissance de toi. » (Saint Bruno)

Dimanche 7 octobre
SAINT SERGE ET SAINT BACCHUS (+ v. 300)


Martyrs. On vénérait leur tombe à 200 kms à l'est d'Alep en Syrie, dès la fin du 3ème ou du début du 4ème siècle. Serge aurait été un officier supérieur romain, commandant, avec son collègue Bacchus, une troupe d'élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium. Ils furent tous deux dénoncés comme chrétiens et confessèrent courageusement leur foi. Bacchus meurt sous la flagellation; Serge, après divers tourments dont il sort indemne, est finalement décapité. Il ne reste que quelques ruines de ce qui fut un centre de pèlerinage d’une richesse inouïe. Au 6ème siècle, on bâtit même une muraille de trois mètres d’épaisseur entourant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres pour protéger des voleurs les dons que faisaient les pèlerins.

« Aurais-tu peur de la mort ? - Non, car la mort c’est la vie qui s’ouvre enfin, en toute vérité, dans la lumière divine et pour toujours. » (Actes des martyrs)

Lundi 8 octobre
SAINTE REPARATE (+ 253)


Martyrisée à 15 ans à Césarée de Palestine. Son corps serait arrivé à Nice dans une barque guidée par une colombe et fleurie de roses, de lys et de palmes. Nice s’en souvient et la vénère avec fidélité.

« Point n’est besoin d’accomplir de grandes choses et de les faire connaître par de longs discours. Le vrai parfum d’une vie est comme celui d’une rose, toujours discret, si, malgré tant d’épines, elle est vécue dans l’humilité et dans la grâce de Dieu. » (Lectionnaire Emmaüs)

Mardi 9 octobre
SAINT DENIS DE PARIS (+ 250)


Le Patron de Paris et de la Seine-St Denis fut sans doute le premier évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 ou 270 et est enseveli là où s'élève la basilique de Saint Denis. C'est tout ce qu'on sait de lui avant le 9ème siècle. Le récit parle également de ses deux compagnons Eleuthère, le prêtre, et Rustique, le diacre, ainsi que du portement de tête du saint après sa décapitation depuis Montmartre jusqu'à St Denis. Les faits sont les suivants : Le nom de saint Denis apparaît vers 520 dans "la Vie de Sainte Geneviève" qui témoigne de la dévotion de la sainte envers l’évêque martyr, son père dans la foi. Elle obtint du clergé parisien l’érection d’une église sur sa tombe au "vicus Catulliacus" situé à huit kilomètres au nord de la Seine, l’actuelle basilique Saint Denys. Elle se rendait également et souvent dans une église de la Cité dont il était le titulaire. Un demi-siècle plus tard, le martyrologe hieronymien mentionne la déposition de saint Denis et de ses compagnons au 9 octobre et saint Venance Fortunat atteste la diffusion de son culte jusqu’à Bordeaux. Dans les mêmes années, l’historien Grégoire de Tours raconte que vers 250, le pape de Rome avait envoyé Denis en Gaule avec six autres évêques pour y porter l’Evangile. Celui-ci se fixa à Lutèce où il ne tarda pas à être mis à mort. On pense en effet qu’il subit le martyre sous la persécution de Dèce (250) ou de Dioclétien (258). Près de la basilique où reposait le premier évêque de Paris, une abbaye fut fondée au 7ème siècle et elle devint prestigieuse grâce aux largesses royales depuis Dagobert. Elle contribua au rayonnement de son saint patron en le dotant d’une merveilleuse légende. A partir de 835, Hilduin, abbé du monastère, se mit en effet à propager en Occident un récit selon lequel Denis de Paris ne ferait qu’un même personnage avec Denys l’Aréopagite, converti par saint Paul. Ce Denys l’Aréopagite serait lui-même l’auteur des célèbres ouvrages de théologie attribués à Denys le Mystique. L’obscur et courageux fondateur de l’Eglise de Paris devenait, ainsi et pour des siècles, un grand de la sainteté.

« Lorsque des hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui illuminent la lumière et la font resplendir, mais ils sont rendus resplendissants par elle : loin de lui apporter quoi que ce soit, ils bénéficient de la lumière et en sont illuminés. Ainsi en est-il de ceux qui sont au service de Dieu. » (Saint Irénée - Contre les hérésies)

Mercredi 10 octobre
SAINTE TECHILDE (+ 670)


Première abbesse de Jouarre dans la Champagne française. Elle repose dans la magnifique crypte mérovingienne de ce monastère qui chante encore, comme elle, la Gloire de Dieu. Les premières moniales vinrent en 630 de l'abbaye voisine de Faremoutiers et elles se mirent sous la Règle de saint Colomban. L'inscription du cénotaphe nous dit :"De race noble, rayonnante de mérites, forte dans sa conduite, elle a brillé par sa foi sainte. Elle exulte dans la gloire du paradis."

« J’ai demandé de faire ce qui est le plus agréable au Seigneur : désir de lui être uni dans la mort comme dans la vie. Je nourris l’espoir de ne pas être abandonné. » (Saint François Borgia que l’on fête aussi aujourd’hui)

Jeudi 11 octobre
SAINT THEOPHANE L’HYMNOGRAPHE (9ème s.)


Il appartenait au monastère de Saint Sabas en Palestine et connut simultanément la lutte contre le culte des icônes de l’empereur Léon l’Arménien et l’invasion arabe. Il eut à subir l’exil pour la foi orthodoxe après avoir été marqué au fer rouge sur le front. Lorsque l’impératrice Théodora vint au pouvoir, il put rentrer et devenir évêque de Nicée. Il passa en paix les dernières années de sa vie composant une quantité considérable de canons poétiques. Beaucoup d'entre eux sont encore chantés de nos jours pour les fêtes du Seigneur.

« Le premier Adam est devenu, pour celle qui l’avait porté, la terre, cause de malédiction. Le nouvel Adam a rendu bénie celle qui l’a engendré. Et non seulement cela, mais il l’a constituée source et communicatrice de bénédictions pour tous les autres. » (Saint Théophane - Discours sur la Mère de Dieu)

Vendredi 12 octobre
SAINT WILFRID D’YORK (+ 709)


Depuis les invasions anglo-saxonnes, l’Eglise était divisée comme le pays. D’un côté les Bretons ou celtes de vieille chrétienté qui refusaient l’envahisseur. De l’autre les Angles et les Saxons. L’Eglise celte refusait l’archevêque anglais de Cantorbery et vivait pratiquement autonome. L’Eglise anglo-saxonne fondée par saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain. Ce fut grâce à saint Wilfrid et à quelques autres que ces chrétientés bretonnes et anglo-saxonnes fusionnèrent au VIIème siècle et que l’unité religieuse régna dans le pays. Mais la vie de Wilfrid fut très mouvementée. Moine de Lindisfarn, le jeune garçon poursuivit ses études à Cantorbery. Un saint moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Et ce voyage fut pour saint Wilfrid, le début de toutes une série. Lorsque les voyageurs passèrent par Lyon, l’évêque de ce diocèse, Delphin le retint auprès de lui une année entière. A Rome, il se familiarisa avec la pratique de la liturgie et, en rentrant en Angleterre, il se fit l’apôtre de la liturgie romaine. Il fonda le monastère de Ripon en Angleterre. Devenu évêque d’York, il avait fait entrer au couvent la femme du roi Egfrid qui ne le lui pardonna pas et l’empêcha de rester dans son diocèse. Saint Wilfrid connut ainsi l’emprisonnement puis, par deux fois, l’exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l'Austrasie où il faillit devenir évêque de Strasbourg. Il put enfin retourner dans son pays et y passer à peu près tranquillement les quatre dernières années de sa vie. Un historien anglais écrit de lui :"Il a fait tant de bien qu’on lui pardonne aisément ses imperfections et ses foucades."

« Saint Wilfrid sent la mort venir. Il réunit ses disciples autour de son lit. Après avoir reçu sa bénédiction, les moines commencent l’office funèbre. Quand ils parviennent au verset 30 du psaume 103 : Envoyez votre Esprit et tout sera renouvelé ; il expire. » (Les moines d’Occident)

Samedi 13 octobre
SAINT GERAUD D’AURILLAC (+ 909)


ou Gérault. Son père le destinait à l’Eglise parce qu’il était débile. Géraud apprit alors la grammaire et le plain-chant. Quand il fut guéri, son père le destina au métier des armes. Il fut alors parfaitement à même de lui succéder comme seigneur d’Aurillac. Mais, à l'inverse, Géraud résolut de suivre en tout l’Evangile après une tentative de mariage qui échoua. Il voulait rester constamment en présence de Dieu et faisait régner la justice sur ses terres. Il affranchit de nombreux serfs, rendait la justice à jeun pour que le vin n’influe pas sur ses jugements. Il savait pardonner. L’on raconte cet épisode. Ayant appris que son bailli avait condamné à mort deux malfaiteurs, il les envoya chercher des lianes dans la forêt et de les rapporter pour se faire pendre. Ils ne revinrent jamais car il n’y avait pas de lianes dans le forêt et saint Géraud le savait. Saint Odon de Cluny nous a laissé la vie de saint Géraud.

« Il n’est point besoin de grandes paroles pour exprimer le respect que l’on porte à ses frères. Un geste tout simple suffit quand il est dicté par un amour évangélique. » (Lectionnaire Emmaüs)

Dimanche 14 octobre
SAINT CALLIXTE (+ 222)


Le pape de l'indulgence et de la bonté. C’était un esclave chrétien. Son maître lui avait donné à gérer une banque. Il la mit en faillite et, pour cette raison, fut condamné aux mines de Sardaigne. La maîtresse de l’empereur Commode, chrétienne de coeur et non pas de conduite, le connaissait et elle obtint sa grâce. Il se retira loin de Rome et reçut des subsides du pape saint Victor, ce qui lui permit de s’adonner à l’étude des Saintes Ecritures. Affranchi, Calixte devint l’archidiacre du pape saint Zéphyrin et fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom et où furent enterrés tous les papes du 3ème siècle. Devenu pape à son tour, il autorisa, à l’encontre de la loi civile, les mariages entre esclaves et personnes libres. Il fit recevoir à la pénitence, malgré les tenants de la rigueur, tous les pécheurs, si grandes soient leurs fautes. Il résista au schisme d’Hippolyte et il assouplit les normes d’entrée au catéchuménat. Tertullien en deviendra enragé et son rigorisme le conduisit hors de l’Eglise. Saint Calixte mourut massacré sans qu’on sache pourquoi, lors d’une émeute.

« Dieu aime à pardonner. Il faut donc que les enfants de Dieu soient, eux aussi, pacifiques et miséricordieux , qu’ils se pardonnent réciproquement comme le Christ nous a pardonnés et nous ne jugions pas de peur d’être jugés. » (Tertullien - traité de la pudeur)

Lundi 15 octobre
SAINTE THERESE D’AVILA (1515-1582)


Née dans une noble famille d’Avila en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l’âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d’oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l’oraison contemplative. Paul VI la proclame Docteur de l’Eglise en 1970.

« Qu’il est admirable de songer que Celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s’enferme ainsi en nous qui sommes une si petite chose ! » (Sainte Thérèse - Chemins de la Perfection)

Mardi 16 octobre
SAINTE MARGUERITE-MARIE ALACOCQUE (+ 1690)


Elle est née en Bourgogne et c’est dans cette province française qu’elle passera sa vie. Elle devient orpheline alors qu’elle a douze ans et ses tantes qui gèrent la famille font d’elle un véritable souffre-douleur. A 24 ans, elle peut enfin réaliser sa vocation : répondre à l’amour intense de Dieu. Les grâces mystiques qui accompagnent ses épreuves culminent en 1673 dans plusieurs visions du Christ : « Voici le cœur qui a tant aimé les hommes jusqu'à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. » Et c’est ainsi que guidée par le bienheureux père jésuite Claude La Colombière, elle parviendra à promouvoir le culte du Sacré-Cœur d’abord dans son monastère de la Visitation, puis dans toute l’Eglise Catholique latine.

« En vous oubliant de vous-même, vous le posséderez. En vous abandonnant à lui, il vous possédera. Allez donc, pleine de foi et d’une amoureuse confiance, vous livrer à la merci de sa Providence, pour lui être un fonds qu’il puisse cultiver à son gré et sans résistance de votre part, demeurant dans une humble et paisible adhérence à son bon plaisir. » (Lettre à une religieuse)

Mercredi 17 octobre
SAINT IGNACE D’ANTIOCHE (+ 115)


On le fête en Orient le 20 décembre. Antioche connaissait une communauté chrétienne importante et très dynamique. N’est-ce pas là que, pour la première fois, les disciples de Jésus furent appelés chrétiens. A la fin du 1er siècle, leur évêque s’appelle Ignace. Le gouverneur Pline le Jeune arrête les plus déterminés et saint Ignace est l'un d'eux. Il est condamné à être dévoré par les fauves durant les fêtes romaines. Nous avons les lettres qu’il écrivit aux diverses communautés chrétiennes durant le voyage qui le conduisit à Rome. Elles sont poignantes dans leur confession d’une foi inébranlable, pour la joie qu’elles expriment et pour l’imitation de Jésus-Christ qu’elles proposent à tout chrétien.

« Il n’y a plus en moi de feu pour aimer la matière, mais une eau vive qui murmure et dit en moi :’Viens vers le Père. » (Saint Ignace - Lettre aux Romains)
« Que je devienne donc la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’aller jusqu’à Dieu. Je suis le froment de Dieu. Que je soit donc moulu par les dents des bêtes pour devenir le pain immaculé du Christ. » (Saint Ignace - Lettre aux Romains)

Jeudi 18 octobre
SAINT LUC (1er s.)


Un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu’au jour où il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l’apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67. Il est l’auteur d’un évangile et du livre des Actes des Apôtres. On y trouve plusieurs termes médicaux pour parle de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus. Soucieux d’authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic. Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur : l’enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s’en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui « Il est le scribe de la miséricorde du Christ ». Heureux lui-même d’avoir trouvé le salut, il est à sa manière, le chantre de l’amour incarné comme saint Jean le sera de l’amour infini de Dieu Trinité. C’est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit : « Elle méditait toutes ces choses en son cœur. » ce qui veut dire qu’avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l’a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel.

« D’après Luc, Jésus invite les pauvres, les handicapés, les aveugles. Aux yeux du Maître, les infirmités corporelles ne sont nullement des motifs d’exclusion du Royaume. Il nous dispense des leçons de tendresse. Inviter les pauvres, n’est-ce pas fuir la sécheresse du cœur qui calcule si souvent ses invitations avec l’espoir d’un –rendu-. » (Saint Ambroise - Commentaire sur saint Luc)

Vendredi 19 octobre
LES SAINTS MARTYRS DU CANADA
SAINT RENE (+ 1642) et SAINT ISAAC JOGUES (+ 1646)


Originaire d'Orléans, Isaac Jogues, jésuite et fut envoyé au Canada comme missionnaire. En 1642, alors qu'il évangélise les indiens Hurons, il est capturé par les Iroquois qui le mutile atrocement et en font leur esclave. Libéré par les Hollandais, il rentre en France. Mais il veut revenir sur la terre indienne et c'est là qu'il sera massacré par les indiens Mohawks en pays iroquois, à Ossernenon, actuellement dans l'Etat de New York. Comme lui, René Goupil, né en Anjou, Jean de Brébeuf, né à Condé sur Vire et cinq autres missionnaires jésuites : Antoine Daniel, né à Dieppe, Gabriel Lallement, né à Paris, Charles Garnier, né à Paris, Noël Chabanel, né à Saugues, et Jean Lalande, né à Dieppe furent cruellement mis à mort par les Iroquois alors qu’ils leur apportaient la paix et la liberté de l’Evangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.

« Je mène une vie vraiment misérable dans laquelle toutes les vertus sont en danger. La foi, certes, dans les épaisses ténèbres de l’infidélité. L’espérance, dans de si longues et dures épreuves. La charité, dans une si grande corruption et l’absence de tout sacrement. » (Lettre de saint Isaac Jogues)