Pour vivre au rythme de l'Eglise universelle.
Infocatho
sanctoral du lundi 10 au jeudi 20 octobre 2011
 

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Lundi 10 octobre
SAINTE TECHILDE (+ 670)


Première abbesse de Jouarre dans la Champagne française. Elle repose dans la magnifique crypte mérovingienne de ce monastère qui chante encore, comme elle, la Gloire de Dieu. Les premières moniales vinrent en 630 de l'abbaye voisine de Faremoutiers et elles se mirent sous la Règle de saint Colomban. L'inscription du cénotaphe nous dit :"De race noble, rayonnante de mérites, forte dans sa conduite, elle a brillé par sa foi sainte. Elle exulte dans la gloire du paradis."
autres saints fêtés ce 10 octobre

« J’ai demandé de faire ce qui est le plus agréable au Seigneur : désir de lui être uni dans la mort comme dans la vie. Je nourris l’espoir de ne pas être abandonné. » (Saint François Borgia)

Mardi 11 octobre
SAINT THEOPHANE L’HYMNOGRAPHE (9ème s.)

Il appartenait au monastère de Saint Sabas en Palestine et connut simultanément la lutte contre le culte des icônes de l’empereur Léon l’Arménien et l’invasion arabe. Il eut à subir l’exil pour la foi orthodoxe après avoir été marqué au fer rouge sur le front. Lorsque l’impératrice Théodora vint au pouvoir, il put rentrer et devenir évêque de Nicée. Il passa en paix les dernières années de sa vie composant une quantité considérable de canons poétiques. Beaucoup d'entre eux sont encore chantés de nos jours pour les fêtes du Seigneur.
autres saints fêtés ce 11 octobre

« Le premier Adam est devenu, pour celle qui l’avait porté, la terre, cause de malédiction. Le nouvel Adam a rendu bénie celle qui l’a engendré. Et non seulement cela, mais il l’a constituée source et communicatrice de bénédictions pour tous les autres. » (Saint Théophane - Discours sur la Mère de Dieu)

Mercredi 12 octobre
SAINT WILFRID D’YORK (+ 709)


Depuis les invasions anglo-saxonnes, l’Eglise était divisée comme le pays. D’un côté les Bretons ou celtes de vieille chrétienté qui refusaient l’envahisseur. De l’autre les Angles et les Saxons. L’Eglise celte refusait l’archevêque anglais de Cantorbery et vivait pratiquement autonome. L’Eglise anglo-saxonne fondée par saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain. Ce fut grâce à saint Wilfrid et à quelques autres que ces chrétientés bretonnes et anglo-saxonnes fusionnèrent au VIIème siècle et que l’unité religieuse régna dans le pays. Mais la vie de Wilfrid fut très mouvementée. Moine de Lindisfarn, le jeune garçon poursuivit ses études à Cantorbery. Un saint moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Et ce voyage fut pour saint Wilfrid, le début de toutes une série. Lorsque les voyageurs passèrent par Lyon, l’évêque de ce diocèse, Delphin le retint auprès de lui une année entière. A Rome, il se familiarisa avec la pratique de la liturgie et, en rentrant en Angleterre, il se fit l’apôtre de la liturgie romaine. Il fonda le monastère de Ripon en Angleterre. Devenu évêque d’York, il avait fait entrer au couvent la femme du roi Egfrid qui ne le lui pardonna pas et l’empêcha de rester dans son diocèse. Saint Wilfrid connut ainsi l’emprisonnement puis, par deux fois, l’exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l'Austrasie où il faillit devenir évêque de Strasbourg. Il put enfin retourner dans son pays et y passer à peu près tranquillement les quatre dernières années de sa vie. Un historien anglais écrit de lui :"Il a fait tant de bien qu’on lui pardonne aisément ses imperfections et ses foucades."
autres saints fêtés ce 12 octobre

« Saint Wilfrid sent la mort venir. Il réunit ses disciples autour de son lit. Après avoir reçu sa bénédiction, les moines commencent l’office funèbre. Quand ils parviennent au verset 30 du psaume 103 : Envoyez votre Esprit et tout sera renouvelé ; il expire. » (Les moines d’Occident)

Jeudi 13 octobre
SAINT GERAUD D’AURILLAC (+ 909)


ou Gérault. Son père le destinait à l’Eglise parce qu’il était débile. Géraud apprit alors la grammaire et le plain-chant. Quand il fut guéri, son père le destina au métier des armes. Il fut alors parfaitement à même de lui succéder comme seigneur d’Aurillac. Mais, à l'inverse, Géraud résolut de suivre en tout l’Evangile après une tentative de mariage qui échoua. Il voulait rester constamment en présence de Dieu et faisait régner la justice sur ses terres. Il affranchit de nombreux serfs, rendait la justice à jeun pour que le vin n’influe pas sur ses jugements. Il savait pardonner. L’on raconte cet épisode. Ayant appris que son bailli avait condamné à mort deux malfaiteurs, il les envoya chercher des lianes dans la forêt et de les rapporter pour se faire pendre. Ils ne revinrent jamais car il n’y avait pas de lianes dans le forêt et saint Géraud le savait. Saint Odon de Cluny nous a laissé la vie de saint Géraud.
autres saints fêtés ce 13 octobre

« Il n’est point besoin de grandes paroles pour exprimer le respect que l’on porte à ses frères. Un geste tout simple suffit quand il est dicté par un amour évangélique. » (Lectionnaire Emmaüs)

Vendredi 14 octobre
SAINT CALLIXTE (+ 222)


Le pape de l'indulgence et de la bonté. C’était un esclave chrétien. Son maître lui avait donné à gérer une banque. Il la mit en faillite et, pour cette raison, fut condamné aux mines de Sardaigne. La maîtresse de l’empereur Commode, chrétienne de coeur et non pas de conduite, le connaissait et elle obtint sa grâce. Il se retira loin de Rome et reçut des subsides du pape saint Victor, ce qui lui permit de s’adonner à l’étude des Saintes Ecritures. Affranchi, Calixte devint l’archidiacre du pape saint Zéphyrin et fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom et où furent enterrés tous les papes du 3ème siècle. Devenu pape à son tour, il autorisa, à l’encontre de la loi civile, les mariages entre esclaves et personnes libres. Il fit recevoir à la pénitence, malgré les tenants de la rigueur, tous les pécheurs, si grandes soient leurs fautes. Il résista au schisme d’Hippolyte et il assouplit les normes d’entrée au catéchuménat. Tertullien en deviendra enragé et son rigorisme le conduisit hors de l’Eglise. Saint Calixte mourut massacré sans qu’on sache pourquoi, lors d’une émeute.
autres saints fêtés ce 14 octobre

« Dieu aime à pardonner. Il faut donc que les enfants de Dieu soient, eux aussi, pacifiques et miséricordieux , qu’ils se pardonnent réciproquement comme le Christ nous a pardonnés et nous ne jugions pas de peur d’être jugés. » (Tertullien - traité de la pudeur)

Samedi 15 octobre
SAINTE THERESE D’AVILA (1515-1582)


Née dans une noble famille d’Avila en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l’âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d’oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l’oraison contemplative. Paul VI la proclame Docteur de l’Eglise en 1970.
autres saints fêtés ce 15 octobre

« Qu’il est admirable de songer que Celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s’enferme ainsi en nous qui sommes une si petite chose ! » (Sainte Thérèse - Chemins de la Perfection)

Dimanche 16 octobre
SAINTE MARGUERITE-MARIE ALACOCQUE (+ 1690)


Elle est née en Bourgogne et c’est dans cette province française qu’elle passera sa vie. Elle devient orpheline alors qu’elle a douze ans et ses tantes qui gèrent la famille font d’elle un véritable souffre-douleur. A 24 ans, elle peut enfin réaliser sa vocation : répondre à l’amour intense de Dieu. Les grâces mystiques qui accompagnent ses épreuves culminent en 1673 dans plusieurs visions du Christ : « Voici le cœur qui a tant aimé les hommes jusqu'à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. » Et c’est ainsi que guidée par le bienheureux père jésuite Claude La Colombière, elle parviendra à promouvoir le culte du Sacré-Cœur d’abord dans son monastère de la Visitation, puis dans toute l’Eglise Catholique latine.
autres saints fêtés ce 16 octobre

« En vous oubliant de vous-même, vous le posséderez. En vous abandonnant à lui, il vous possédera. Allez donc, pleine de foi et d’une amoureuse confiance, vous livrer à la merci de sa Providence, pour lui être un fonds qu’il puisse cultiver à son gré et sans résistance de votre part, demeurant dans une humble et paisible adhérence à son bon plaisir. » (Lettre à une religieuse)

Lundi 17 octobre
SAINT IGNACE D’ANTIOCHE (+ 115)


On le fête en Orient le 20 décembre. Antioche connaissait une communauté chrétienne importante et très dynamique. N’est-ce pas là que, pour la première fois, les disciples de Jésus furent appelés chrétiens. A la fin du 1er siècle, leur évêque s’appelle Ignace. Le gouverneur Pline le Jeune arrête les plus déterminés et saint Ignace est l'un d'eux. Il est condamné à être dévoré par les fauves durant les fêtes romaines. Nous avons les lettres qu’il écrivit aux diverses communautés chrétiennes durant le voyage qui le conduisit à Rome. Elles sont poignantes dans leur confession d’une foi inébranlable, pour la joie qu’elles expriment et pour l’imitation de Jésus-Christ qu’elles proposent à tout chrétien.
autres saints fêtés ce 17 octobre

« Il n’y a plus en moi de feu pour aimer la matière, mais une eau vive qui murmure et dit en moi :’Viens vers le Père. » (Saint Ignace - Lettre aux Romains)
« Que je devienne donc la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’aller jusqu’à Dieu. Je suis le froment de Dieu. Que je soit donc moulu par les dents des bêtes pour devenir le pain immaculé du Christ. » (Saint Ignace - Lettre aux Romains)

Mardi 18 octobre
SAINT LUC (1er s.)


Un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu’au jour où il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l’apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67. Il est l’auteur d’un évangile et du livre des Actes des Apôtres. On y trouve plusieurs termes médicaux pour parle de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus. Soucieux d’authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic. Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur : l’enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s’en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui « Il est le scribe de la miséricorde du Christ ». Heureux lui-même d’avoir trouvé le salut, il est à sa manière, le chantre de l’amour incarné comme saint Jean le sera de l’amour infini de Dieu Trinité. C’est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit : « Elle méditait toutes ces choses en son cœur. » ce qui veut dire qu’avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l’a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel.
autres saints fêtés ce 18 octobre

« D’après Luc, Jésus invite les pauvres, les handicapés, les aveugles. Aux yeux du Maître, les infirmités corporelles ne sont nullement des motifs d’exclusion du Royaume. Il nous dispense des leçons de tendresse. Inviter les pauvres, n’est-ce pas fuir la sécheresse du cœur qui calcule si souvent ses invitations avec l’espoir d’un –rendu-. » (Saint Ambroise - Commentaire sur saint Luc)

Mercredi 19 octobre
LES SAINTS MARTYRS DU CANADA
SAINT RENE (+ 1642) et SAINT ISAAC JOGUES (+ 1646)


Originaire d'Orléans, Isaac Jogues, jésuite et fut envoyé au Canada comme missionnaire. En 1642, alors qu'il évangélise les indiens Hurons, il est capturé par les Iroquois qui le mutile atrocement et en font leur esclave. Libéré par les Hollandais, il rentre en France. Mais il veut revenir sur la terre indienne et c'est là qu'il sera massacré par les indiens Mohawks en pays iroquois, à Ossernenon, actuellement dans l'Etat de New York. Comme lui, René Goupil, né en Anjou, Jean de Brébeuf, né à Condé sur Vire et cinq autres missionnaires jésuites : Antoine Daniel, né à Dieppe, Gabriel Lallement, né à Paris, Charles Garnier, né à Paris, Noël Chabanel, né à Saugues, et Jean Lalande, né à Dieppe furent cruellement mis à mort par les Iroquois alors qu’ils leur apportaient la paix et la liberté de l’Evangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.
autres saints fêtés ce 19 octobre

« Je mène une vie vraiment misérable dans laquelle toutes les vertus sont en danger. La foi, certes, dans les épaisses ténèbres de l’infidélité. L’espérance, dans de si longues et dures épreuves. La charité, dans une si grande corruption et l’absence de tout sacrement. » (Lettre de saint Isaac Jogues)

Jeudi 20 octobre
SAINTE IRENE DE TOMAR (+ 653)


L’histoire nous dit qu’elle était belle et très pieuse. Un jeune seigneur de Nabancia au Portugal en eût, dit-on, bien des distractions durant les offices. Mais sachant qu’elle s’était donnée à Dieu, il respecta sa décision et la garda seulement dans son cœur, jusqu’au jour où un moine, jaloux de ce jeune seigneur, et qui était le précepteur d’Irène, lui dit qu’elle lui avait menti et n’avait allégué cette virginité que pour mieux évincer le jeune seigneur. Blessé par cette révélation mensongère, il assassina sainte Irène au sortir d’une messe et jeta, dans la rivière, son corps qui fût recueilli plus loin. La ville voisine prit le nom de Santarem, sainte Irène. C’est du moins ce que l’on contait quelques siècles plus tard. Sainte Irène est très populaire en Espagne et au Portugal.
autres saints fêtés ce 20 octobre

« Le mensonge est une blessure profonde qui nous atteint lorsqu’il détruit la fidélité que nous avons donnée. Le Christ n’a-t-il pas été lui-même calomnié, au cœur même de sa mission ? Pourquoi serions-nous au-dessus du maître ? Pourquoi ne pas le suivre jusque là, fidèle, humblement et malgré tout. » (Lectionnaire Emmaüs)

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