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  Le voyage pastoral du pape Jean Paul II
au Kazakhstan et en Arménie. 22 au 27 Septembre 2001



Le pèlerinage en Arménie - Des noms à retenir.



ANI - ETCHMIADZINE - GREGOIRE L'ILLUMINATEUR - GREGOIRE DE NAREK - KOMITAS - MATENADARAN - MEKHITAR - MEKHITARISTES - MESROP - VAGHARSHAPAT.

ANI
Située sur la rive droite de l'Arpachat, Ani est connue depuis le 5ème siècle comme une forteresse arménienne. Au Moyen Age, elle devint un grand carrefour commercial et artisanal. Capitale du royaume des Bagratides au 9ème siècle, elle connut son apogée à la fin du 10ème et au début du 11ème siècle. De merveilleux monuments, caractéristiques de l'apogée de l'art arménien, en marquent la grandeur. Détruite en 1064 par les Turcs, elle déclina à la suite de l'invasion mongole du 13ème siècle. Elle fut définitivement abandonnée en 1319 après qu'un violent tremblement de terre en détruisit les vestiges. Depuis la Première Guerre Mondiale, son territoire se retrouve en Turquie. Ses ruines imposantes font l'émerveillement des visiteurs qui peuvent s'y rendre.

ETCHMIADZINE
C'est le nom de la cathédrale que saint Grégoire l'Illuminateur fit construite en 305 à Vagharshapat, la capitale du royame des Arsacides, à 20km à l'ouest d'Erevan. En arménien, cela veut dire "Le Fils (unique - le Christ) est descendu." Depuis 1441 jusqu'à nos jours, c'est le siège du catholicos. Le musée de la résidence patriarcale rassemble des manuscrits prestigieux du 9ème et 10ème siècle. Le catholicos Vazghen y a recueilli de nombreuses oeuvres d'art religieux afin de les prémunir de la destruction durant la période soviétique. Il a fait réaliser un extraordinaire alphabet arménien en lettres d'or serties de pierreries. Etchmiadzine abrite une académie théologique qui ne s'est jamais trouvée fermée, même durant la période soviétique.

SAINT GREGOIRE L'ILLUMINATEUR (+ 325)
Evêque et confesseur, il est le véritable fondateur de l'Eglise arménienne, même si une tradition sérieuse fait remonter les premières communautés chrétiennes à l'époque apostolique.

Ce qui s'appuie sur le fait que les soldats romains envahirent le pays et que les marchands furent aussi les "transporteurs de la foi", comme les lettres de saint Paul nous le disent pour ses amis, fabricants de tentes à Corinthe.

Saint Grégoire était de la famille royale de Tiridate II. Découvert comme chrétien, il connut d'abord près de quinze ans de cachot, le "puits de Khor-Virab", mais à la suite d'une maladie du roi, il revint en grâce auprès du souverain, le convertit et c'est ainsi que l'Arménie fut la première nation à donner la paix à l'Eglise et même à reconnaître le christianisme comme religion d'Etat, 75 ans avant l'empire romain.

Sacré évêque par le métropolite de Césarée de Cappadoce, il sut instruire les prêtres idolâtres pour les conduire au sacerdoce chrétien. Afin d'assurer la vie de l'Eglise, il consacra évêque son fils Aristakès. Les Eglises arméniennes fêtent saint Grégoire le vendredi de la cinquième semaine de Pâques.

SAINT GREGOIRE DE NAREK (+ 1010)
Son père décidant lui-même de devenir moine, il confia son garçon Grégoire au monastère de Narek, où il est élevé par son grand-oncle. Passionné pour les études, le jeune moine lit les Pères de l'Eglise arménienne ainsi que les traductions des Pères grecs.

Des jaloux l'accusent d'hérésie. Pour lui tendre un piège, on lui apporte un pâté, un jour de jeûne. Il rend la liberté aux oiseaux cuits et ceux-ci s'envolent emportant avec eux sa réputation d'hérétique. Sa renommée se répand. On lui demande de nombreux écrits spirituels.

Actuellement encore, ses "Elégies sacrées" où s'exprime son expérience mystique, constituent le principal livre de prière de l'Eglise arménienne. Fête le 29 février.

KOMITAS (1869-1935)
Soghomon Soghomonian, qui prendra le nom de Komitas, lors de son ordination, est né dans un petit village d'Asie Mineure. Remarqué dès son enfance par sa voix et ses dons musicaux, il est envoyé au séminaire d'Etchamiadzin où il poursuit ses études religieuses et musicales. Ses aptitudes exceptionnelles lui permettent ensuite de compléter et de parfaite sa culture musicale à Berlin.

De retour à Etchamiadzin, il commence un travail inlassable de composition et d'harmonisation de trois mille chants religieux et populaires qu'il recueille. Il composa également une remarquable "messe". En 1915, il se trouve à Constantinople.

Déporté, il revient sain et sauf mais sa raison est à jamais ébranlée. Amené à Paris en 1919 pour y consulter d'éminents neurologues, il y restera interné jusqu'à sa mort en 1935.

MATENADARAN
L'un des principaux centres de gravité de la culture arménienne, le Maténadaran, Institut des manuscrits d'Erevan, abrite plus de 10.000 manuscrits de grande valeur. Il est également le plus grand centre d'impression des livres arméniens.

MEKHITAR DE SEBASTE (1676-1749)
Né à Sivas (Sébaste) en Turquie orientale, il entra au monastère de la Sainte-Croix où il fut ordonné prêtre en 1696. Après de longues pérégrinations, il fit profession de foi catholique à Alep, fonda en 1701, à Constantinople, la communauté monastique des "Mékhitaristes" et c'est à Venise qu'il meurt, dans ce monastère qui est l'un des hauts-lieux de la Renaissance arménienne.

MEKHITARISTES
Ordre religieux arménien catholique que Mekhitar établit en 1703 en Morée (Grèce) alors sous domination vénitienne. En 1715, les mékhitaristes abandonnèrent la Morée à la suite de la conquête turque et s'établirent à Venise en 1717, sur l'île de San Lazzaro. Ils adoptèrent la règle bénédictine.

Une branche autrichienne de leur Ordre fut officiellement reconnue d'abord à Trieste en 1773, puis,déplacée par Napoléon en 1810, elle gagna Vienne. Les Mékhitaristes rendent de très grands services à la science et à la culture arménienne. Leur bibliothèque de Venise est l'une des plus riches en manuscrits arméniens ornés de merveilleuses miniatures.

SAINT MESROP (360-400)
appelé également Mästoc'. Il est l'inventeur de l'écriture arménienne. Ayant reçu une excellente formation grecque, il fut d'abord fonctionnaire civil puis moine, prêtre et missionnaire. Encouragé par le catholicos Sahak le Grand et le roi d'Arménie Vramsapuh, il créa l'alphabet arménien et participa aux traductions et à l'élaboration de la littérature arménienne qui s'en suivit. Il est sans doute l'auteur du livre "La Doctrine de Grégoire."

PETITE ARMENIE
L'émigration qui suivit l'occupation des Turcs Seljoukides conduisit nombre d'Arméniens à fonder ce royaume. Le siège du catholicosat se transporta à Romqala près d'Edesse. C'est alors qu'ils furent en contact continu et amical avec les croisés de la principauts d'Antioche. L'Eglise arménienne conclut même une union avec Rome, mais cette union ne survécut pas à la chûte du Royaume de Cilicie en 1375, sous les coups des sultans du Caire. Son dernier roi, Léon VI Lusignan, va mourir à Paris en 1393.

VAGHARSHAPAT
Située à environ 20km à l'ouest d'Erevan, elle aurait été fondée en 163 ap. JC par le général romain Statius Priscus. Vers la fin du IIème siècle, elle devint résidence royale et, quand le christianisme fut reconnu comme religion officielle, saint Grégoire l'Illuminateur y éleva la cathédrale d'Etchemiadzine, résidence des catholicos avant 439 et depuis 1441. En 1945, le nom d'Etchamiadzin s'est étendu à la ville de Vagarshapat.

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