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Les saints du 1er mars

SAINT AGAPIOS DE VATOPEDI (16ème s.)
Il pratiquait l’ascèse au Mont-Athos quand il fut capturé par des pirates turcs et vendu comme esclave. Il fut utilisé pour les plus durs travaux, chargé de chaînes. Quand il put revenir au monastère de Vatopedi, il ne fut pas accepté et retourna chez son maître. L’ayant converti, il le conduisit au Baptême sur la Sainte Montagne et en fit un moine éprouvé.

SAINT AMANT DE BOIXE (6ème s.)
Il naquit à Bordeaux au début du 6ème siècle. A la recherche d'une vie parfaite, il fut attiré par la réputation de saint Cybard qui vivait en Angoumois. Il s'établit au coeur de la forêt de Boixe pour y vivre en ermite. Il est fêté ce jour dans le diocèse d'Angoulême. mg

MR -SAINTE AGNES TSAO-KOUY (+ 1856)
La famille de cette jeune chinoise de la province du Kouei-tcheou était chrétienne depuis plusieurs générations. Après quelques années de vie familiale, son époux meurt et le P. Chapdelaine lui confie l'éducation catéchétique des jeunes filles récemment converties. Ce pourquoi Agnès fut bientôt arrêtée et condamnée au supplice de la cage. Elle fut fusillée le 1 mars 1856, elle avait à peine trente ans. Elle a été canonisée par le pape Jean Paul II en octobre 2000. mg.

MR - SAINT AUBIN D'ANGERS (+ 550)
ou Albin. Evêque et confesseur. Originaire de Vannes, en Bretagne, il fut d’abord abbé de Nantilly, près de Saumur. Il devint évêque d’Angers dont il est le patron céleste. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l’un des principaux promoteurs du troisième Concile d’Orléans, qui réforma l’Eglise franque avec une grande fermeté. Il sut se dresser devant l’injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux. Il sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l’époque mérovingienne, n’hésitaient pas à épouser leur soeur ou leur fille. Beaucoup d’évêques se taisaient par crainte. Il protesta et obtint gain de cause au Concile d’Orléans.

SAINT ABDALONG (8ème s.)
Il était évêque de Marseille, contemporain de Charles Martel. On affirmait que sa sainteté méritait d’être connue. Dieu sans doute la connaît mieux que nous.

SAINTE ANTONINE (7me s.)
Vierge et martyre à Nicée en Bithynie. Elle refusa d’offrir l’encens aux dieux. Elle endura les coups de verges, suspendue au chevalet. Mise à nu par ses bourreaux pour être exposée sur un gril, elle ne connut aucune aucune brûlure. Elle fut ensuite enfermée dans un vase et immergée dans un marais des environs de Nicée.

BIENHEUREUX BONAVITA (+ 1375)
Il était charron et serrurier de son état, à Lugi, près de Ravenne. Devenu tertiaire franciscain, il se voua à la prière et devint un grand contemplatif.

MR - BIENHEUREUX CHRISTOPHE DE MILAN (+ 1484)
À Taggia en Ligurie, l’an 1484, commémoraison du bienheureux Christophe de Milan, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, appliqué au culte divin et à la sainte théologie.

MR - SAINT DAVID (+ 544)
ou Dewi. De famille princière, il préféra la solitude dans l’île de Wight. Il la quitta, appelé par Dieu en Irlande, malgré les réticences d’un chef de la région. Son monastère connaissait une règle très stricte de silence et de travail, de prière et de longues veilles nocturnes, inspirée de la tradition orientale. Appelé à l’épiscopat, il resta dans son monastère plutôt que de vivre dans une maison épiscopale. Au moment de mourir, il dit à ses moines :"N’oubliez pas le peu de choses que je vous ai appris. Et surtout restez toujours gais." Shakespaere parle de lui dans "Henri V". Son culte fut approuvé en 1120. Il est le patron principal du Pays de Galles et ses reliques sont conservées dans la cathédrale de Saint David's. mg.

SAINTE DOMNINE (5ème s.)
Théodoret de Cyr parle d’elle dans sa vie des “Pères du Désert”. Elle s’était construite une petite cabane de branchages près de Cyr et, dès le lever du jour, se rendait à l’église. Elle estimait que nul autre lieu n’est plus convenable pour la prière que celui qui est consacré à Dieu pour les divines liturgies. C’est pourquoi elle mettait tous ses soins à les embellir.

SAINTE EUDOXIE (+ 114)
Il y eut sans doute, sous l’empereur Trajan, une femme d’origine samaritaine qui se convertit après une vie de débauche, une vraie call-girl comme on dirait maintenant. Elle découvrit le Christ, se repentit et mourut décapitée. De cette obscure martyre, la piété chrétienne a fait l’héroïne d’un pittoresque "roman hagiographique". D’après cette "Vie", Eudoxie était une courtisane, fastueusement riche, de la ville d’Héliopolis en Egypte. Un moine de passage lui conte, un jour, l’évangile du pauvre Lazare. Emue jusqu’aux larmes, elle se convertit, distribue ses biens aux pauvres et s’enferme dans un monastère du désert. Un de ses anciens amants, un païen venu la relancer, meurt subitement. A la prière du Christ, elle le ressuscite. Par la suite, dénoncée au gouverneur sous de fausses accusations, elle est condammnée à mort.

MR - SAINT FELIX III (+ 492)
Pape. Aïeul du pape saint Grégoire le Grand. Son pontificat fut marqué par le début du schisme qui devait séparer pendant plus de trente ans, les Eglises orientales de la communion romaine. Il dut faire face à une situation politique difficile. Il n’y a plus d’empereur en Occident au moment de son élection, les catholiques d’Afrique sont persécutés par les Vandales ariens, le patriarche de Constantinople excommunie le patriarche de Rome. Il met tous ses efforts au service de la foi orthodoxe et son diacre, Gélase, d’une grande érudition, inspire sa manière d’agir avant de devenir son successeur.

SAINT GERVIN (+ 1075)
Abbé de Saint-Riquier. Sa jeunesse avait connu quelques écarts, enflammé qu’il était par les poètes de l’antiquité. Mais il changea de lecture et se fit remarquer par l’abondance de ses connaissances, son dévouement et son humilité. En 1027, il rencontra le roi saint Etienne de Hongrie alors qu’il allait visiter les Lieux Saints avec six cents pèlerins.

SAINT HERMES (+ 290)
Martyr à Marseille selon un martyrologe gallican. Ses reliques étaient vénérées dans l’église Saint Victor.

SAINTE JANUARIA (+305)
et ses compagnons de martyrs, Paul, Héraclius et Secondille qui souffrirent et donnèrent leur vie au Christ, sous Dioclétien, à Porto Romano, non loin d’Ostie, à l’embouchure du Tibre.

MR - BIENHEUREUSE JEANNE-MARIE BONOMO (+ 1670)
Originaire d’Asiago en Vénétie dans le nord de l’Italie, elle reçut son éducation chez les clarisses de Trente. A seize ans, elle entra chez les bénédictines de Bassano en 1622. Lors de la cérémonie de sa profession religieuse, elle connut sa première extase. Tour à tour chargée de la formation des novices, puis prieure, elle fut trois fois abbesse. Quelques membres de sa propre communauté persécutèrent grandement cette mystique qu’elles ne comprenaient pas. Elle fut béatifiée en 1783.mg.

MR - SAINT LEON DE CARENTAN (+ 900)
Né à Carentan en Normandie, il serait parti, avec ses parents, sur les bords du Rhin pour rejoindre la cour du roi Louis de Germanie. Il s’en vint à Paris pour étudier dans une des écoles fondées par Charlemagne, jusqu’au jour où il fut élu archevêque de Rouen. On dit que sa passion missionnaire fut si grande qu’elle le conduisit jusqu’à Bayonne où sa prédication fut couronnée de bien de conversions, sauf pour quelques malfrats qui l’assassinèrent. Ce pourquoi, il est l’un des patrons de Bayonne. Il prêcha également en Navarre et dans les provinces espagnole et française du Pays Basque. La difficulté, c’est que ces pérégrinations de Bavière à Rouen et de Rouen à Bayonne, ne semblent pas très historiques. Il fut exclu d’ailleurs du propre du diocèse de Rouen au milieu du 19ème siècle quand on introduisit quelques études critiques sur les saints du diocèse. mg

SAINT MARTYRIUS DE ZELENETSK (+ 1603)
Natif de la région de Pskov, il y embrassa la vie monastique très jeune et chacun admirait sa piété qui lui faisait faire six cents grandes prostrations (métanies) par jour. Mais comme il aspirait à une vie solitaire, il se retira à Zelenetsk à 200kms de Saint-Petersbourg. Les disciples le rejoignirent et affluèrent si nombreux qu’il dut construire pour eux un monastère.

SAINT MONNAN (+ 874)
D’origine écossaise, il fut élevé sous la direction de saint Andrien de Saint André, évêque missionnaire dans l’île de May sur le Firth of Forth en Ecosse. Missionnaire lui-même, saint Monnan fut tué par les Danois, comme son père spirituel et bien d’autres chrétiens. Ils sont considérés comme des martyrs de la foi.

BIENHEUREUX PIERRE ROQUE (+ 1796)
Né à Vannes dans le Morbihan breton, il entra chez les Lazaristes, prêtre de la Mission de Saint Vincent de Paul. A 38 ans, il refusa de prêter le serment constitutionnel de la Révolution française. Il fut guillotiné. Il fut béatifié en 1934.


MR - SAINT RUDESINDE (+ 977)
Né dans une illustre famille de la Galice espagnole, il devint évêque de Mondonedo, à dix-huit ans. Appelé à remplacer un évêque indigne sur le siège de Compostelle, il s’opposa aux tentatives des pirates normands et des envahisseurs sarrasins. Lorsque l’ancien évêque de Compostelle revint, il se retira pour qu’il n’y ait aucun drame. Devenu moine puis abbé à l’abbaye de Celanova, il fonda plusieurs monastères qui, tous, suivirent la stricte observance de Saint Benoît. Il fut canonisé en 1195.

MR - SAINT SIVIARD (+ 687)
Confesseur. Après avoir reçu une solide éducation humaine et chrétienne, il suivit son père qui prenait l’habit monastique au monastère de Saint-Calais dans le Maine. Il en devint plus tard le cinquième abbé. On lui doit une intéressante biographie de saint Calais.

MR - SAINT SUITBERT (+ 713)
Originaire d’Ecosse, il fut disciple de saint Willibrord, qu’il accompagna dans la Frise en 690 et apporta la lumière de l’Evangile en Westphalie. Evêque régionnaire en 693, il continua de prêcher dans les provinces des bords du Rhin. Lors des invasions saxonnes dans ces régions, il se retira sur une île du Rhin, près de Düsseldorf et fonda l’abbaye bénédictine de Kaiserswerth où il mourut.


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